
Rennes - 15 octobre 2026 - Lors d’un rassemblement inédit de réseaux associatifs du secteur non lucratif des solidarités et de la santé de Bretagne, d’organisation syndicale de salariés et de réseaux régionaux, les acteurs ont appelé l’ensemble des associations des solidarités et de la santé à rendre visible ce que la société perdrait si les associations n’étaient plus en mesure d’assurer leurs missions. Concrètement, ce serait en Bretagne plus de 1400 établissements et services associatifs qui arrêteraient...
Et si nous arrêtions vraiment ? : Fragiliser le monde associatif, c’est laisser des personnes sans réponse à leurs besoins !
Rennes, le 15 octobre 2026 – Lors d’un rassemblement inédit de réseaux associatifs du secteur non lucratif des solidarités et de la santé de Bretagne, d’organisations syndicales de salariés et de réseaux régionaux, les acteurs ont appelé l’ensemble des associations des solidarités et de la santé à rendre visible ce que la société perdrait si les associations n’étaient plus en mesure d’assurer leurs missions.

Du 12 au 17 octobre 2026, partout en France, les associations, leurs réseaux, leurs salariés et leurs bénévoles montrent ce qu’ils rendent possible chaque jour, et ce que nous risquerions de perdre s’ils ne pouvaient plus assurer leurs missions. Cette initiative s’inscrit dans la mobilisation intersectorielle et unitaire lancée par l’Uniopss avec la participation active de la FAS, ouverte aux associations, fédérations, réseaux, salariés et bénévoles des secteurs sanitaire, social et médico-social. Avec « Et si nous arrêtions vraiment ? », les participants souhaitent rendre visibles les missions qu’ils assurent et les conséquences du manque de moyens pour les personnes accompagnées.
Concrètement, ce seraient en Bretagne plus de 1 400 établissements et services associatifs qui arrêteraient d'accompagner les 250 000 personnes accompagnées ou soignées chaque année en Bretagne. Ce seraient près de 70 000 salariés qui n'assureraient plus leurs missions au service des plus fragiles, avec tous les effets induits !
1 Breton sur 4 est concerné chaque année par l’action des associations de solidarités et de la santé !
Nous appelons les pouvoirs publics à donner aux associations les moyens d’agir. Les associations de santé et de solidarité ne peuvent être sommées de répondre à des besoins sociaux toujours plus importants en absorbant seules les conséquences des désengagements budgétaires successifs. D’autant que nombre d’entre elles sont maintenant menacées de disparition pure et simple.
Ne pas disparaître en silence
Depuis des années, les associations adaptent leurs organisations, puisent dans leurs réserves, réduisent certaines activités, recherchent de nouveaux financements et continuent malgré tout à répondre aux besoins de personnes en situation de handicap, en difficultés sociales et/ou de vulnérabilité, quel que soit leur âge, qui requièrent attention au quotidien. Cette résilience a créé un paradoxe : parce que les associations continuent à tenir, les conséquences du manque de moyens restent en partie invisibles.
Une mobilisation au cœur des arbitrages budgétaires
Cette mobilisation intervient également alors que les politiques de solidarité et les associations qui les font vivre font l’objet d’attaques et d’instrumentalisation, alors que ces dernières abordent de nouvelles échéances budgétaires après plusieurs années de tensions. Le secteur fait face à une augmentation des besoins et des coûts tandis que les financements publics se contractent pour de nombreuses structures. Du 12 au 17 octobre, les organisations mobilisées demanderont notamment aux pouvoirs publics et aux candidats à l’élection présidentielle des engagements permettant de garantir la continuité et la qualité des missions d’intérêt général qu’elles assurent quotidiennement auprès des personnes les plus fragiles. Elles comptent ainsi réaffirmer la place des solidarités et de l’action associative dans notre modèle de société.
Notre mobilisation repose sur une conviction commune : les solidarités constituent un investissement indispensable pour la cohésion sociale, la prévention, l’accès aux droits, la santé, l’autonomie et l’équilibre de nos territoires. Les associations et organismes non lucratifs, partenaires essentiels des pouvoirs publics, contribuent chaque jour à faire vivre une société plus inclusive et apaisée.
Et si nous arrêtions vraiment, qui prendrait le relais : https://www.change.org/p/et-si-nous-arretions-vraiment?recruiter=1250532619&recruited_by_id=8a8d99e0-8108-11ec-8004-335a5cffb35c&utm_source=share_petition&utm_campaign=share_petition&utm_term=psf_promote_or_share&utm_medium=copylink&share_id=KjVfb26jVF
En savoir plus sur la mobilisation et découvrir les acteurs qui ont rejoint le mouvement :
https://etsinousarretionsvraiment.fr/
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Communiqué de presse du 15 octobre 2026 : Et si nous arrêtions vraiment ?
Source : URIOPSS Bretagne
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