"Water is taught by thirst" — Gérard DELAHAYE (Une bouteille à la terre)

Avec son nouvel album, Gérard DELAHAYE, lance.... « Une bouteille à la terre »... Trois influences se croisent et se répondent : la chanson française, les musiques bretonnes et celtiques, mais, aussi… le rock et la pop. La guitare demeure au premier plan et des musiciens bretons de renom sont à ses côtés.

Voici le… « Nième » album de Gérard DELAHAYE !

Jaquette du CD de Gérard DELAHAYE - Un bouteille à la terre.
Jaquette du CD de Gérard DELAHAYE - Un bouteille à la terre. Jacques ROLAND

Contrairement à ce que pourrait laisser supposer cette familière connotation qui semblerait induire une certaine lassitude, une éventuelle récurrence, c’est, vraiment, tout le contraire que nous voulons exprimer, dès l’orée de cette chronique qui suit.

« Nième »… c’est en effet, ainsi, qu’en toute modestie, étonnement et générosité, le prolixe et poétique artiste breton « de toutes les couleurs », excellent « conteur musical » plus que rigoureux comptable, présente régulièrement, au cours des émissions de radio où il est l’invité, sa dernière création discographique intitulée « Une bouteille à la terre ».

Nous dirons, plutôt, avec enthousiasme, pebez plijadur !... voici le « Nième » disque de Gérard DELAHAYE !

Pour vous, fidèles visiteurs-lecteurs-auditeurs de nos pages en ligne, à qui nous avions présenté son précédent opus solo « Jardin d’Eden », comme le 10e, ( Notre chronique ), il s’agirait donc, si nos calculs sont exacts… du 11e pour adultes, puisque, n’oublions pas, sa voix chaleureuse et divinement embrumée d’Armor, s’adresse, aussi, au travers de nombreuses publications, aux enfants.

« Farine de froment, farine de blé noir » (album Hop là ! - 2008), ça vous dit ? Eh bien ce considérable tube pour jeune public, c’est de lui !

Et puis, vous qui vous maintenez au courant… E.D.F. ? ; au crédit de ce célèbre groupe de folk et de musique celtique armoricaine, formé en 1999 par trois figures de la scène bretonne : Melaine FAVENNEC (*), Patrick EWEN et… Gérard DELAHAYE, ce sont encore de nombreux disques parus sur lesquels figurait notre sympathique et espiègle « chanteur de chansons », comme il se définit avec malice, mais extrême et incontestable pertinence sur l’entête des pages de son site officiel.

Toutes ces parutions, depuis l’époque de la coopérative musicale Névénoé ! Ça nous mène, quand même, à la trentaine de 33 tours vinyles, de Compact-Discs argentés, jusqu'à ce jour, aux moins poétiques flux musicaux numériques diffusés en streaming ou téléchargement.

Mais, en tant que créateur et fidèles auditeurs, reliés, de part et d’autre par cette œuvre musicale et textuelle conséquente et inspirée, lorsque l’on aime, on ne compte pas !

Alors, délectons-nous de ce tout nouvel album « Une bouteille à la terre », et, de surcroît, au travers de sa version « physique », comme l’on est contraint de le préciser, aujourd’hui, dans ce monde souvent hyper-virtuel, c'est-à-dire, avec, en mains, une belle jaquette et un livret d’une dizaine de pages qui ne se justifie que, lorsqu’au fil de ses feuillets, il décline de substantiels textes, qu’ils soient poétiques et/ou figuratifs… et c’est, comme à chaque fois, pour Gérard, largement le cas !

Ringarde cette chaleureuse, palpable, concrète présentation ?

Certainement pas, et vous nous le confirmez, souvent, d’autant que l‘artiste qui sait s’inscrire dans les temps présents, a même fait appel à l‘I.A. pour générer les fonds végétaux qui, progressivement, lorsque l’on tourne les pages, semblent salutairement envahir la présentation reliée et glacée, comme le discours musical et textuel teinté de saine écologie qui émane de l’œuvre publiée.

Faut-il que cette [I]ntelligence [A]rtificielle, passe par la concrète créativité artistique de l‘[I]ntelligence… [A]rtisanale !

11 titres, dont 8 compositions texte et musique de l’artiste « aux 2 B », puisque breton et brétillien, plus de 36 minutes chantées, en français, bien sûr, mais aussi, en anglais et… en breton, avec des morceaux s’étendant autour des 4 minutes et de fort esthétiques « pastilles » dépassant, tout juste la minute, c’est ainsi que s’articule ce voyage musical « interstylistique », évoluant, parfois, sur les discrètes, mais présentes orbites mélodiques bretonnes, celtiques.

Le programme s’ouvre sur la pittoresque narration d’un rendez-vous amoureux de jeunesse avorté par un autre choix de cœur de la part de l’élue espérée, ceci, après s’être, dans les années 70, spécifiquement rendu de Bretagne… au Québec, lors d’une grosse tempête, par moins de 20°, lorsque un Gérard éconduit et déçu, guitare à la main, reprenait la route, en levant le pouce, lors d’une soirée glaciale.

Suit, en ces rudes circonstances thermiques, une cocasse mais, néanmoins, salvatrice rencontre avec un accueillant conducteur aisé roulant en Rolls, apparaissant à l’antipode de notre viscéral soixante- huitard qui, alors, n’ose à peine lui dévoiler ses profondes convictions anticapitalistes.

L’excellente interprétation du chanteur est, tout à fait délicieuse et traduit, à merveilles, évitant l’ingratitude et avec honnêteté, l’ambiguïté de la situation.

Sur une musique, tout à fait, teintée des mélodies liées à cette province canadienne essentiellement francophone, avec un enjôleur violon entrecoupé de vigoureux et moqueurs chœurs féminins, ce « Tabarnak de Cognac » est un véritable court-métrage aux accents très « roots ».

La Bretagne… le Québec ; la diaspora bretonne y est importante, voire majeure.

En 2025, la 55e édition du Festival Interceltique de Lorient ne mettait-elle pas à l’honneur, via le Québec, nos « Cousins d'Amérique » !

Toujours avec les paroles et musique de Gérard DELAHAYE, vous apprécierez, en piste 2, « L’accordéon, ça me donne des boutons », illustré de l’évocation brestoise des rue de Siam, de Kéréon et du pont de Recouvrance.

Le titre donné à cette pièce évoque, davantage, les boutons de la bretonne « boite du diable diatonique » ancestralement dénoncée par le clergé, qu’une hypothétique aversion pour le son de ce soufflet de forge musicale populaire qui, entre autres, anime, si souvent, la gavotte du traditionnel fest-noz.

C’est, même, tout le contraire, pour le chanteur, qui formule, au travers de ce morceau, et à son endroit, un véritable éloge !

« Bouest an dioul, c’est la boite du diable,

Que les curés ont maudit, en breton

Tous les désirs, les plaisir coupables

S’envoient en l’air dans leur jolie prison.

Tout ce qui st agréable, c’est péché, c’est cochon.

L’accordéon ça réveille Cupidon. ».

Rappelant, inévitablement, Jacques BREL et, dans sa chanson, « Vesoul », son célèbre « Chauffe Marcel ! », lancé à l’adresse de son accompagnateur Marcel AZZOLA, Gérard DELAHAYE ponctue cet air, forcément… « endiablé » par un « chauffe Yannig ! », cette fois, à destination du virtuose accordéoniste breton, Yannig NOGUET, invité sur cet enregistrement.

Gérard DELAHAYE est aussi un fin guitariste qui joue de cet instrument, depuis l’âge de 12 ans !

C’est à la guitare électrique que le chanteur introduit, alors, en piste 3, le titre éponyme, « Une bouteille à la terre », soulignant, ainsi, un chorus introductif interprété… en anglais et qui viendra ponctuer, chaque couplet :

« Yes we’re gonna dream, a new dream you and me,
And we ‘ll soon swim in a new stream you and me,
Put your hand in mine,
A new sun will shine
».
« Oui, nous allons rêver, un rêve nouveau, toi et moi,
Et bientôt nous nagerons dans un nouveau courant, toi et moi,
Mets ta main dans la mienne,
Un nouveau soleil brillera
».

La mélodie signée de Gérard est superbe et le texte du même auteur est fédérateur, à souhait.

La guitare est chaude, ronde, les programmations d’harmonica semblent nous faire transiter du « far-west armoricain » au « far west américain », les chœurs claquent autant qu’ils vocalisent merveilleusement, nous pardonnerez-vous ce néologisme, en « anglo saxonnalisant », internationalisant l’écologique message qui semble venir en complément direct du précédent « Jardin d’Eden ».

Quoi de mieux que de confier, à quasi mi-parcours du morceau, un chant d’espérance à une voix d’enfant, celle d’Emile CHIRAT :

« Viens avec moi, si tu prends ma main.

Ensemble nous construirons le chemin,

Nous nagerons dans une eau pure, demain.

Un nouveau soleil brillera,

Demain ».

Du français, de l’anglais… et du breton !

Ce n’est pas la première fois, notamment avec E.D.F., mais pour encore mieux le chanter, eh oui, Gérard s’est même inscrit à plusieurs sessions d’apprentissage de la langue.

C’est, d’ailleurs, lors d’un stage linguistique donné, à Brasparts (Finistère), sous l’égide de Skol Vreizh qu’il a lié connaissance avec un professeur bretonnant, Frank BODENES.

Celui-ci a réalisé une adaptation, en breton, de « Dirty Old Town », composition originale du chanteur engagé britannique, compositeur, éditeur, acteur, poète et écrivain dramatique James Henry MILLER, dit Erwan McCOLL.

On ne peut que s’en souvenir, popularisé par les POGUES. La version de Frank BODENES respectant, au plus près, l’orignal a séduit Gérard DELAHAYE qui a décidé de chanter, en piste 4, arrangée par ses soins, de la ballade électro-acoustique aux guitares saturées, en passant par des spires celtiques de violon et de flûtes, cette reprise sous le titre « Kaoc’h ki brest », dénomination issue d’une célèbre expression brestoise « koc’h ki gwenn ha koc’h ki du » (Crotte de chien blanc, crotte de chien noir).

Un titre précisément nommé ainsi, figure en première plage face A du premier disque vinyle 33 tours de Gilles SERVAT « La Blanche Hermine » (1971).

Gilles a, également, repris, sur son album « Sur les quais de Dublin » (1996) avec le chanteur irlandais, musicien de musique folk et membre des DUBLINERS, Ronnie DREW, une adaptation en version bilingue de ce présent « Dirty Old Town », sous l’appellation « Vieille ville de m…, certainement de « mer » ???

Je n’ai jamais bien entendu, ce « que, rigoureusement, ma mère, m'a défendu de nommer ici », comme le chantait le « Grand Georges ».

Ce n’est pas par hasard que nous avons programmé, en ouverture de cette page, un extrait de ce trop court « Water is taught by thirst » qui figure en piste 5 de l’opus « Une bouteille à la terre ».

Il s’agit là, d’une très belle composition de l’artiste breton qui transcende le premier vers d’un poème de la poétesse américaine, Emily DICKISON (1830-1886).

C’est délicieusement bluesy et convient fort bien à la proche voix de Gérard DELAHAYE, ici, distillée dans le souffle sur son intime et velouté jeu cordé et acoustique, prolongé par le sirupeux, enjôleur violon de Gabriel FAURE que vous aviez « croisé » au violon, mandole et viole d’amour, sur l’album « Deltu » de PEVARLAMM ( Notre chronique ).

« Water, is taught by thirst ;
Land, by the oceans passed ;
Transport, by throe ;
Peace, by its battles told ;
Love, by memorial mould ;
Birds, by the snow.
».
« L'eau, elle s'apprend par la soif ;
La terre, par les océans traversés ;
Le transport, par la souffrance ;
La paix, par ses batailles racontées ;

L'amour, par le souvenir des morts ;
Les oiseaux, par la neige. 
».

Gérard DELAHAYE, c’est l’histoire d’un long et riche parcours artistique, jalonné par des œuvres destinées, aussi bien, au jeune public qu’à l’auditoire adulte, avec pour point commun l’envie tenace de raconter des histoires, en faisant, alternativement, sourire, réfléchir ou émerger l’émotion, tout en portant un regard personnel, parfois mordant, sur le monde qui nous entoure.

Long parcours artistique, certes, mais, aussi long parcours conjugal d’un demi siècle avec la même complice, incitatrice et inspiratrice femme à qui, sur ce nouvel opus, le chanteur consacre, deux compositions, paroles et musiques, originales.

Au micro de Glenn JEGOU, animateur de « La table d’Arthur », diffusée sur ICI Armorique, Gérard ne confie t’il pas ? :

« […/…] Le gouvernail de la vie, c’est l’Amour, moi, j’ai eu la chance de le trouver, il y a longtemps, et de le garder […/…] je vis avec la même femme depuis plus de 50 ans, c’est mon unique et grand Amour, et je lui ai écrit plein de chansons… »

C’est ainsi que vous pourrez écouter, en piste 6, une chanson qui relate, durant leur période de rencontre, l’accident particulièrement grave qu’à subi l’amoureuse de Gérard et qui s’intitule énigmatiquement « J’aime les chasseurs ». Vous verrez, enfin écouterez, pourquoi ?

La sombre consonance rythmique et mélodique, notamment des deux premiers couplets de cette interprétation n’est, nous semble t’il, pas sans rappeler, quelque peu, la narration chantée d’un autre accident, celui de Coluche, dans « Putain de camion », hommage composé par Renaud, en 1988.

Les guitares acoustiques et électriques de Gérard soulignent avec remarquable acuité les diverses séquences de ce film dont la fin aurait pu être tragique.

Gardons la thématique de l’Amour durable, puisque suit un autre particulièrement tendre témoignage que l’artiste porte à sa femme, avec « Les années ».

Une très gracieuse et inspirée ligne guitaristique « à la Mark KNOPFLER » qui s’étire tout au long de cette très belle pièce profonde, affectueuse et poétique, avec un pictural texte chanté, porté par une indiscutable foi, font de cet instant, le chapitre le plus caressant, lumineux, intime de l’album.

C’est court, 2 minutes 34… mais intense... et, en son message intrinsèque, magnifique !

Piste 8 : Voici l’une des petites « pastilles musicales » évoquées, en début de chronique.

« Rien n’est grave, tout est peur »… ce sont, scandés sur une mélodie dansante, des mots entendus de la bouche d’un S.D.F. que Gérard, chante ici, en boucle, comme une maxime à se répéter chaque jour.

Puis, Gérard DELAHAYE reprend, sous l’appellation, « Camions 76-26 », sa composition paroles et musique qu’il avait enregistrée sur son disque « Le Grand Cerf Volant », paru en 1976, chez Névénoé.

A un mot, près, aujourd’hui, devenu péjoratif, voire insultant, le texte reste identique, mais la présente version qui échappe au côté folk de l’époque, empreinte, ici, une route franchement plus rock.

Le propos reste de pleine actualité, puisque le transport routier de marchandises par camions et poids lourds représente environ 89 % du trafic intérieur terrestre de marchandises, en France, avec tous les méfaits environnementaux que ce mode de transfert génère.

« Camions, camions, camions sur l‘autoroute.

Camions bâchés de vert, camions couverts de boue.

Camions tombeau ouvert, camions aveugles camions fous.

Trois cents chevaux sous le capot,

A fond de train, dans le matin,

Faut arriver avant le train,

Sinon tu prends ton sac demain. ».

Piste 10, un très court texte :

« Je chante

Je chante

Je chante dans le désert »

Bis repetita (9)

Mais 4 minutes 36 de musique, d’ambiance réverbérée très prospective, une litanie de chœurs, de programmations « aquatiques », un survol de tuba, la voix de Gérard entre narration, chant et incantation.

Voici un morceau très inattendu que nous avons beaucoup apprécié de par sa créativité, son originalité, son audace.

Est-ce une affirmation ? Une interrogation ? Une espérance déçue ?... En tous cas, pour nous et nombre d’entre vous, Gérard DELAHAYE est très loin de chanter dans le désert !

Après cette troublante interprétation, pour conclure cet opus, voici, sur une comptine traditionnelle d’Espagne, « El pelele està malo », la deuxième « pastille musicale » précédemment annoncée, puisque ne se déclinant que sur 1minute 23. Elle est dénommée « Fil de couleur ».

« El pelele està malo », « L’effigie est malade » est le premier vers d’une chanson traditionnelle espagnole, associée au jeu consistant à brûler une effigie, une poupée de chiffon ou de paille, lors de célébrations telles que le carnaval ou des fêtes locales.

« La poudre et la foudre

Ont cassé mon cœur

Qui pourra le recoudre

Avec des fils de couleur. ».

Avec « Une bouteille à la terre », dans un équilibre trilingue, français, anglais, breton, cocktail linguistique déjà exploré avec le Trio E.D.F., entre chanson française, musique de Bretagne et, parfois, d’ailleurs, privilégiant la qualité mélodique, Gérard DELAHAYE, nous propose, une fois nouvelle, des teintes de la comptine pour jeune public, à la narration musicale pour adultes, en passant du registre para-traditionnel, au rock, à la pop, un très large éventail de ses talents d’auteur, compositeur et guitariste, sans oublier ceux d’interprète, le tout dans une liberté artistique assumée et, souvent, atypique.

« Selon les morceaux, l’une de ces influences prend davantage de place, mais les autres restent toujours présentes. Un mélange qui peut parfois devenir particulièrement intime et donner naissance à des chansons inattendues. », commente, sur ICI BREIZH IZEL, Gérard DELAHAYE, reçu au micro de Baptiste MEBROUK.

La guitare, nous avons souvent souligné ses remarquables interventions, qu’elle soit électro-acoustiques ou électrique, demeure au cœur de ce nouveau programme.

Mais le chevronné guitariste sait, également, s'entourer de fort talentueux musiciens bretons, en plus de ceux, au cours de cette chronique, cités, comme :

  • Cédrik ALEXANDRE, à la batterie,
  • Patrick BOILEAU, au tuba,
  • Vincent BURLOT, au tuba,
  • Marie-Suzanne DE LOYE, aux viole de gambe, dessus de viole,
  • Yannick HARDOUIN, à la basse électrique,
  • Dominique MOLARD, aux percussions,
  • Jean-Luc THOMAS, aux flûtes,

sans oublier les chœurs, Maëla LE BADEZET, Jean-Jacques LE POULICHET, Fabienne OGIER-GUILLOU, Mike RANDALL, dont nous avons mentionné, au cours des titres énumérés, la pertinence et l’esthétique.

Comme vous pouvez le constater, il y a, comme l’on dit communément, des « pointures » et nombre d’entre elles étaient déjà présentes sur l’opus « Jardin d'Eden ».

« Une bouteille à la terre », vous l’avez, nous l’espérons, perçu au travers de nos humbles propos, est fort varié et riche de sa diversité, conforme à ce que précise l’artiste :

« Les chansons ne se ressemblent pas, à l’intérieur d’un même album… Je n’essaie pas de trouver un son global… chaque chanson défriche son propre chemin ».

Peut-être, Monsieur DELAHAYE, mais votre album, par la commune qualité de chacun de ses textes, la pertinence et la sincérité permanente de chaque discours, la constance du ciselé de toutes ses musiques, reste parfaitement homogène, quasi-conceptuel, sous un titre que l’on pourrait nommer « TalentS ».

A quand votre « Nième +1 » disque qui aura, à l’attention de tous nos visiteurs, toute sa place sur Culture et celtie, l’e-MAGazine ?…

Gérard SIMON

COMMANDER L'ALBUM SUR LE SITE OFFICIEL DE Gérard DELAHAYE : ICI ____________________

(*) : Nous dédions cette chronique à Mélaine FAVENNEC, à qui nous rendions hommage sur notre e-LETTRE N°266, puisque, le 13 juillet dernier, l'artiste rejoignait le Tír na nÓg…

Pour mémoire, Trio E.D.F. Patrick EWEN, Gérard DELAHAYE et Mélaine FAVENNEC : "En route pour la gloire" ( Chronique ).

Illustration sonore de la page : Gérard DELAHAYE - "Water is taught by thirst" - Extrait de 00:59.

D'autres extraits sonores sur Culture et celtie, l'e-MAGazine ( Voir site ).

Le site Internet de Gérard DELAHAYE : www.gerarddelahaye.fr

Les titres du CD "Une bouteille à la terre" :

01 -Tabarnak de cognac - 04:27.

02 - L'accordéon ça me donne des boutons - 03:34.

03 - Une bouteille à la Terre - 03:57.

04 - Kaoc'h ki Brest - 03:33.

05 - Water is taught by thirst - 02:05.

06 - J'aime les chasseurs - 04:48.

07 - Les années - 02:34.

08 - Rien n'est grave tout est peur - 01:25.

09 - Camions 76 - 26 - 04:26.

10 - Je chante dans le désert - 04:36.

11 - Fil de couleur - 01:23.

Durée totale : 36:48.

CD Gérard DELAHAYE - "Une bouteille à la terre".

Parution : Octobre 2026.

Production : Dylie Productions

Distribution : Gérard DELAHAYE

Contact Scène : Ipisiti

Référence : DY326.

© Culture et Celtie

Gérard SIMON

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