"'ba tal ar bern foenn" — Ddidier DREO (Kanaouenoù 'ba tal ar bern foenn - Chants des tas)
4ème et nouvel album solo de Didier DREO. Cinq générations unies par la musique : la vibrante saga familiale du guitariste breton.
Fidèles amis visiteurs du site Culture et celtie, l’e-MAGazine, vous avez, sans nul doute, déjà croisé, au fil de nos pages en ligne, le nom de cette aussi brillante que discrète figure de la scène armoricaine, celui d’un compositeur, chanteur et guitariste finistérien, particulièrement attaché à la langue et à la culture bretonnes.

De ce fait, pas étonnant, pour vous, de l’avoir entendu et vu, aux côtés d’une viscérale, opiniâtre et, ô combien, multi-talentueuse ambassadrice de la langue bretonne, l’excellentissime auteure-compositrice-interprète et actrice, Nolwenn KORBELL, qu’entre 2010 et 2012, il a accompagnée sur disques et sur scène, dont pour les albums « Noazh », paru en avril 2010 (Notre chronique) , « Skeud ho roudoù – l’ombre de tes traces », publié en juin 2015, (CD à retenir) , opus à partir duquel elle créera principalement son spectacle 2016, au titre éponyme, accompagnée par six excellents musiciens, dont cinq d’entre eux ont plus que participé à l’élaboration de l’ enregistrement précité ; Parmi-eux, il figure sur le deuxième cliché de notre reportage, le sus-évoqué et décrit… Didier DREO ! (Notre reportage)
Musicien professionnel depuis juin 1996, créateur, dès 1992, avec le chanteur Kristen NIKOLAS du regretté groupe KERN qui enregistrera trois CD, co-créateur, en 2000, du groupe ARSA (Didier DREAU (Guitare acoustique), Stéphane HARDY (Bombarde), Lors LANDAT (Chant, Chant Basse-Bretagne), Stéphane LE DRO (Clarinette), Marc PAULO (Piston, Flûte traversière en bois, Bombarde) qui obtiendra, en 200,1 le Trophée Dagan du meilleur groupe de musique celtique, Didier DREO a également composé, en cette même année 2000, après sa rencontre avec le poète écrivain voyageur rennais Michel DEMION, aussi sonneur de la KEVRENN BREST SANT MARK, un oratorio celtique, dénommé « TRAMAR ».
C’est en 2007, que Didier DREO enregistre son premier disque solo, d’inspiration celtique et titré « Kerdin da Zirostan » (Voir son site officiel) .
Parmi d’autres fort riches expériences artistiques, il sera, aussi, chef de chœur de MOUZIOU PLUGUEN, à Pluguffan, de la CHORALE DES ETANGS, à Rosporden et de MOUEZH BRO KONK (La voix du pays de Concarneau).
C’est en puisant son inspiration dans les récits de son enfance, bercée par les histoires narrées, dans sa famille, en breton, que Didier DREO nous propose son 4ème et nouvel opus, « Kanaouennoù ‘ba tal ar bern foenn – Chants des tas de foin ».
Produit par Kat PLUGUEN, distribué par ARFOLK, vous allez amplement apprécier un album généreux constitué de pas moins de 14 titres, dont 6 instrumentaux, tous d’un large spectre stylistique musical, un enregistrement s’étirant, pour notre plus exigeant plaisir, sur plus de 50 minutes d’une balade pastorale et enracinée.
Entouré, porté, accompagné par ses enfants, l’artiste nous livre, en alternant judicieusement, compostions instrumentales et chants originaux en breton, des musiques et des chansons composées et écrites, à partir de récits glanés dans sa famille, parents et grands-parents, ce qui sied parfaitement au guitariste qui, couramment, compose, en langue bretonne, la grande majorité de ses chansons.
Pour les non-locuteurs, nul risque d’exclusion de compréhension, puisque la quasi-totalité des textes est, au fil d’un livret d’une dizaine de pages, par ailleurs, illustré par de belles photos ou fonds de pages graphiques, traduits en Français.
Né de deux années d’un méticuleux travail préservant l’authenticité, avec des textes légués par sa famille, utilisés, mot pour mot, sans réécriture, ce nouveau projet artistique et discographique s’inscrit dans la continuité du parcours du musicien, certes, éclectique, mais ayant pour sphère commune, la Bretagne, un certain néo-celtisme et, au premier chef la transmission de la langue vernaculaire.
« Un breton qu’on entendait, qu’on comprenait sans toujours savoir le parler, mais qui nous parlait vraiment », confie-t-il, au Télégramme, en précisant qu’en mettant en musique cette langue intime, il dit avoir renoué avec l’univers dans lequel baignaient ses aïeux.
L’opus permet, ainsi, de retrouver, de la voix du grand-père aux premières notes de la petite fille, cinq générations d'une même famille.
Illustrant magnifiquement, le visuel frontal de la jaquette, le programme proposé s’ouvre sur le titre éponyme « Ba 'tal ar bern foenn – Sur le front du tas de foin ».
Didier est aux guitares classique et électrique, sa fille Maïwen, au chant.
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[……] Lors oa ‘tont deus ar foar, Leun e gof karget doull g’ar boesson. ‘Oa ket gouest diramp(añ) deus kein ar marc’h, Risset(klet) e dreid plat tapet ul lamm sec’h ‘koue’ho ! Kouezhet ba ‘tal ar bern foenn ! |
[……] Lors revenait de la foire Après avoir généreusement refait les niveaux (d’alcool) il était incapable de se (dé)califourchonnner de son cheval ses pieds plats ont glissé, il a fait une chute fracassante Est tombé sur le front du tas de foin |
Mixé à une ambiance de ruisseau courant, de chants d’oiseaux, de sons animaliers et pastoraux, de cloches… le parfum du terroir breton émane d’entrée de cette belle composition où le chant de Maïwen et de Didier fusionnent en contre-chant ou se répondent, à merveilles, sur un thème folk qui se « rockise » avec le jeu électrique du guitariste, ce qui nous semble mettre en exergue le côté intergénérationnel souhaité.
S’agissant, comme pour un recueil de photos, d’un authentique album de famille, c’est, à présent, la voix du père de l’artiste qui, brièvement, dans un rire partagé, préface, épicé d’un savoureux breton bien timbré, la deuxième piste de l’enregistrement et titrée « Per Borich ».
Cette pièce raconte l’histoire d’un spécifique et pittoresque personnage du début du XXème siècle, capable de guérir les gens et les animaux malades, de prédire le meilleur moment pour moissonner, pour ramasser le foin, un véritable devin… ou perçu comme tel ! Un sage des campagnes, médecin à ses heures, qui inspire et nourrit, ici, un véritable conte… pour une légende !
Avec un très joli motif cordé qui semble « tourner les pages » de ce récit mémoriel, voici une très souple et bluesy mélodie chantée, en douceur, sur ligne de guitare classique et folk, par Didier, qui grâce, au re-recording, double, par instants, sa voix pour un imaginaire et pictural traveling musical circulaire autour du puits où Per Borich venait, souvent, prendre de l’eau.
Nous voici au cœur de l’illustration de cette page du livret, dédiée à ce texte.
Un court sample de la voix du père ponctue furtivement le premier tiers de l’exposé, avant de s’exprimer, plus largement, en reprenant les termes du texte, lors de la conclusion du morceau qu’il marque, ultimement, de son rire.
Cette voix paternelle, vous la retrouverez, plus en longueur encore, et dans un registre narratif plus grave, au cours du morceau qui conclut le disque, intitulé « Skol ar republik – École de la République ».
Dans un format, finalement assez proche d’un actuel slam, Didier DREO a adossé l’entièreté du texte dit par son père, à sa composition musicale originale qu’il partage avec deux invités, Lukian PERON, à la mandoline et au banjo et Quentin JULIARD au tambourins.
Sur la dernière page du livret, il est précisé que : « Le texte de Lors, pris su le vif, est retranscrit, tel quel par Didier ».
Vous saisirez, d’entrée, la teneur du sujet qui semble, déjà, induite dans le titre du morceau et qui, avec injuste dictat, se précise dans la phrase qui, en quelque sorte, le chapeaute.
| Ne ‘gaozin ket brezhoneg ken ba’ c’hourt. | Je ne parlerai plus breton dans la cour. |
Bien évidemment, cela nous rappelle que pendant plus d'un siècle, la langue bretonne a été frappée d'interdiction dans les écoles. En effet, du début du 19eme siècle aux années 1950, l'école a été l'outil central de la répression du breton par l'État français, déterminé à instaurer une langue unique dans tout le pays.
Par association d’idée injuriante et abjecte, une interdiction, exprimée, comme un quasi-slogan était, parfois placardée dans les établissements scolaires sous cette forme :
« Il est interdit de cracher par terre et de parler breton ».
Scandaleux amalgame hygiénique entre une pratique, évidemment à prohiber et la pratique d’une langue régionale maternelle.
Sans compter la discrimination sociale et culturelle qu’il en résultait entre enfants des campagnes et des bourgs que l’on incitait à dénoncer.
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Met ni ouiemp ket gakkeg ‘n’omp Setu ni chomé sabatuet tout, ba ‘c’horn deus ar c’hourt. Setu ni chomé sabatuet tout, harpet tout Den ‘bet deus ar re war ‘maez ouié c’hoari galleg ‘né(zho). Setu int… c’hoarient ket tamm bet ken ‘né(zho). |
Mais nous on ne savait pas jouer en français Donc, on restait prostrés dans un coin de la cour On restait prostré, bloqué Aucun de ceux de la compagne ne savait jouer en français Donc, ils ne jouaient plus du tout |
C’est sur une rythmique assez transe, une mélodie presque méditerrannéo-orientale que l’ardent défenseur de la langue bretonne qu’est Didier DREO, nous livre avec des accents guitaristiques teintés rock, ce texte « témoignage » dont le cœur du propos sera, au fil du temps, atténué par la création, en 1977, grâce au musicien, brittophone Reun L'HOSTIS, de l’école DIWAN, dont le premier président sera le chanteur, musicien et libraire Gweltaz AR FUR, qui occupera ces fonctions, jusqu'en 1980.
A partir de ce moment, on pouvait, alors, recevoir un enseignement dans une langue minoritaire, possibilité qui s’est ouverte, par la suite, dans le cycle universitaire. Aujourd'hui, on trouve partout en Bretagne une offre de formation en langue bretonne qui comprend ce cursus d’études supérieures.
Mais, de nos jours, la sauvegarde de la langue bretonne, reste un sujet très sensible !
Toujours dans le registre familial, puisque telle est la pierre angulaire de l’édifice choisie pour la réalisation de cet opus, nous retrouvons l’autre fille de Didier, Sterenn qui, en piste 6, joue notamment du piano sur le titre éponyme que son père avait composé à sa naissance.
Un très gracieux moment où les cordes frappées se conjuguent avec fluidité et poésie aux cordes pincées.
Egalement au piano, mais en toute fin de pièce, vous retrouverez Sterenn pour un autre instrumental, dénommé « An Dorioù – Les portes » où, en plus de sa fille, Didier partage la partition avec un autre musicien invité, Vincent TISON. La guitare classique fusionne avec des sonorités plus « world contemporaines », générées par des effets sur d’autres cordes et quelques percussions issues du drum pad de Vincent.
En piste 4, le chant de Sterenn s’associe à celui de sa sœur Maïwen, d’Anaé COILLARD et de la comédienne et chanteuse des Monts d’Arée, Loeiza BEAUVIR pour une pétillante, espiègle et « swingante » composition, titrée « Goustatig », comme… lentement qui mettant en lumière toutes les recommandations parentales, reçues par l’enfant, notamment, celles où il ne faut, surtout pas, perdre son temps, propose, finalement, l’antidote d’une certaine sagesse dans la gestion du temps.
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Goustadik, sioulik, trankilik, hastit fonnus da gemer ho amzer Buan, buan, buan, buan, pas chom da c’hoari Buan, buan, buan, buan, pas chom da réviñ Tan dei’hi, krog ‘barzh, tizh dei’hi, fonnus Redek war lec’h an amzer a red Ha me lâr goustadik, sioulik, trankilik, hastit fonnus da gemer ho amzer […/…] |
Lentement, tranquillement, dépêche toi de prendre ton temps Vite, vite, vite, vite reste pas jouer Vite, vite, vite, vite reste pas rêver Mets le feu, croche dedans, en vitesse, rapidement Courir après le temps qui court Et moi, je dis, lentement, tranquillement, dépêche toi donc de prendre ton temps […/…] |
Une expression vocale collégiale entre rythme syncopé de reggae et zestes de swing « jazzy », autour de la guitare et de la voix de Didier où toutes les voix féminines s’harmonisent élégamment dans le chant et le contre-chant et qui traduit, peut-être, une autre approche existentielle générationnelle.
Comme pour boucler cette spire culturelle bretonne et linguistique de la transmission qui enlace, chez les DREAU, cinq générations, vous distinguerez parfaitement, dans la même configuration vocale que celle suscitée, toutefois, additionnée du chant de Meltan DREAU, le chant de la petite-fille Anaé, âgée seulement de 5 ans qui, dans « Mad an traoù – Bonne chance », se joint à un généreux « Yec’head mad, Yec’head mad d’an holl ». Une très jolie et tendre « pastille musicale », au cours de laquelle vous noterez le pont d’une nappe vocale, très « chorale », qui peut rappeler les fonctions de chef de chœur de Didier.
Ne souhaitant aucunement altérer votre propre plaisir de découverte, nous n’évoquerons pas, dans cette chronique, tous les morceaux qui, dans leurs registres variés, sont, tous, dignes d’intérêt. Toutefois nous ne conclurons pas notre papier numérique sans évoquer, en piste 11, « Heol teñval penn ar bed - Le soleil sombre du bout du monde », magistral instrumental qui nous a beaucoup séduits.
Sur cette pièce, pour nous, la plus « progressiste » du disque, Didier a fait appel à Vincent TISON et son drum pad.
L’étendue des jeux de guitares, classique, folk, électrique, associés à de multiples effets, paysage à merveilles, ce long… mais, pour nous, trop court exposé musical qui rejoint, par plusieurs aspects « l’univers floydien ».
Cet instrumental marque, aussi, une césure stylistique dans l’ordonnancement des titres proposés en introduisant, notamment, sur la piste suivante « Reuz zo ba roc’h an Ankoù » où la granitique langue bretonne, même lorsque le chant de Didier se fait plus doux, voire narratif, rivalise de rock avec les lignes échevelées des guitares électriques.
Ah, pardonnez-nous ! In fine, à notre « raison défendante », nous souhaitions, aussi, évoquer cet excellent morceau.
Avec « Kanaouennoù ‘ba tal ar bern foenn – Chants des tas de foin », Didier DREO nous livre, en quelque sorte, un album conceptuel, un authentique témoignage vivant de la mémoire familiale, exprimé dans la langue dont il est l'un des défenseurs les plus fervents et impliqués.
Les récits légués par ses parents et les anciens formulés dans un breton imagé, parfois intraduisible ne sont pas, ici, adaptés, mais repris, mot pour mot, sans réécritures, dans l’idée, même, de la transmission orale.
Pas étonnant, dans ce contexte, de lire, d’entrée, sur la première page interne d’une esthétique jaquette réalisée avec d’artistiques photos en noir et blanc signées de l’ami de Robert DOISNEAU et Lauréat du Prix Niépce, Pierre LE GALL (Voir site), ces phrases authentiques suivantes qui semblent servir d’avertissement :
« On peut pas traduire ça en français, tu sais bien !
Qui de ma génération n’a pas entendu ça ?
Et pour cause, on ne peut pas !
Ou alors, ça perd tout son sens !
C’est une géométrie mentale bien différente, beaucoup plus simple et instinctive ».
Pour « Kanaouennoù ‘ba tal ar bern foenn – Chants des tas de foin » », Didier DREO a effectué un travail remarquable quant à la création de mélodies qui épousent parfaitement la musicalité naturelle de la langue bretonne, ainsi que pour l’intégration brute de textes collectés qui ne sont pas, par nature, initialement, des paroles de chansons.
Musicalement, l'opus propose une grande diversité de styles entre influences blues, jazz, rock, parfois progressif, allant même jusqu’aux couleurs de flamenco, comme pour l’avant-dernier titre, « Redadeg ».
Malgré que ce disque ne soit pas directement d’inspiration celtique ou traditionnelle bretonne, néanmoins, il en porte, parfois, quelques traces, cet album reste profondément ancré dans la tradition bretonne, notamment de par ses sonorités orales narratives.
Didier nous permet d’entrer dans l’intimité de sa vie familiale, à la fois racinaire et actuelle en renouvelant, par sa propre tessiture vocale qui échappe au chant traditionnel, le plaisir d’écouter, d’une autre façon, du breton chanté.
Nous avons beaucoup aimé cet opus, sincère, authentique, généreux, indiscutablement bien enraciné dans le terroir breton d’argoat, mais, aussi, tellement contemporain, avec un fort intéressant spectre de jeux et de sons de guitareS qui, au cours d’une même pièce savent, non seulement cohabiter, mais se répondre, voire se défier.
Tout comme nous, vous apprécierez, sans nul doute, « Kanaouennoù 'ba tal ar bern foenn », de Didier DREO.
Nous vous conseillons l’achat de l’enregistrement, comme l’on dit, à l’époque du streaming, au format physique, car l’objet, présenté en tryptique, est soigné et sur les pages d’un livret joliment illustré, la traduction des textes apporte une entrée supplémentaire dans l’univers familial du guitariste finistérien bretonnant.
Le CD est disponible sur la boutique en ligne d'ARFOLK (Voir page) , ainsi que dans les réseaux de distribution habituels.
Gérard SIMON
Illustration sonore de la page : Didier DREO - "'ba tal ar bern foenn" - Extrait de 01:20.
Le site officiel de Didier DREO : (Voir site)
D'autres extraits sonorres sur culture et celtie, l'e-MAGazine (Voir site) .
Les titres du CD Kanaouenoù 'ba tal ar bern foenn - Chants des tas de foin.
01 – Ba tal ar bern fouenn - 05:14.
02 – Per borich - 04:16.
03 – War gein ar marc’h - 02:46.
04 – Goustadig - 03:53.
05 – Mad an traoù - 02:42.
06 – Sterenn 02:36.
07 – Park al lann - 03:35.
08 – Park ar vamm - 02:44.
09 – An dorioù - 03:46.
10 – La suave - 03:32.
11 – Heol tenval penn ar bed - 05:09.
12 – Reuz zo ba roc’h an Ankou - 04:41.
13 – Redadeg - 02:30.
14 – Skol ar republik - 03:15.
Dure totale : 50:39.
CD de Didier DREO "Kanaouenoù 'ba tal ar bern foenn - Chants des tas de foin".
Parution : 19 juin 2026.
Réf : AR1251.
Production : Kat PLUGUEN.
Distribution : ARFOLK (Voir site)
© Culture et CeltieCulture et Celtie
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