Breizh a-gleiz presse l’exécutif de la région Bretagne, à la veille du vote du budget, d’aller plus loin dans le soutien aux artistes s’exprimant en breton et en gallo, en évoquant l’idée de quotas dans la programmation des grands festivals. Une proposition qui relance le débat sur la conditionnalité des aides publiques et la place des langues régionales dans l’espace culturel.

À l’approche du vote du budget du Conseil régional de Bretagne, les élus du groupe autonomiste Breizh a-gleiz demandent à l’exécutif régional de nouvelles mesures en faveur des artistes qui s’expriment en gallo et en breton, allant jusqu’à évoquer l’idée de quotas dans la programmation des grands festivals.

L’objectif affiché est d’obtenir un levier public comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour les radios en France : les radios privées sont soumises à des obligations minimales de diffusion de chansons d’expression française, sous le contrôle de l’Arcom, souvent résumées par le seuil de 40 %. La question revient aussi régulièrement : pourquoi encadrer la place de la chanson francophone sur les ondes, sans fixer, dans le même mouvement, de seuil minimal pour les chansons dans les langues régionales ?

Breizh a-gleiz (groupe de 7 élus au Conseil régional) remet sur la table une question récurrente de politique culturelle : conditionner davantage les soutiens publics (subventions, partenariats, appels à projets) à des engagements mesurables en matière de diversité linguistique, ici au bénéfice des deux langues historiques de Bretagne, le breton et le gallo.

Parc contre l’approche par quotas dans l’événementiel pose d’emblée plusieurs enjeux : définition du périmètre (têtes d’affiche ou ensemble de la programmation), critères de comptabilisation (langue chantée, part du concert), et articulation avec la liberté artistique et la réalité économique des festivals, sans oublier les débats récurrents sur le périmètre culturel breton, notamment en Loire-Atlantique.

Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris. ChatGPT est capable de répondre à des questions, de tenir des conversations, de générer du code informatique, et d'écrire, traduire ou synthétiser des textes y compris des articles de presse.