Juste avant le concert du 31/01//2026 : le bassin/concert de La Piscine LAB, Brest.  photo courtoisie de EForêt.
Juste avant le concert du 31/01//2026 : le bassin/concert de La Piscine LAB, Brest. photo courtoisie de EForêt. © ABP

Lors de sa venue à Brest samedi 31 Janvier, l'artiste écossaise Brighde Chaimbeul, qui joue non pas de la cornemuse mais du smallpipes, nous a accordé une brève et passionnante entrevue. Le lieu artistique brestois La Piscine et ses bénévoles nous ont permis de rencontrer Brighde : voici la transcription écrite de cette interview recueillie sur place.

Albertine Dalloway : C'est en découvrant ta musique ici, en entendant tes balances tout à l'heure à La Piscine, que je me demandais : est-ce-que ces mélodies hypnotiques si intenses, ces mélodies qui sonnent comme des boucles, tu les samples ? C'est l'effet qui en ressort mais en fait tu joues d’un instrument, tu peux nous raconter ?

Brighde Chaimbeul : Oui, alors, je joue d’un instrument qui s’appelle un smallpipes et qui n’est pas vraiment… En fait, le son ne s’arrête pas parce que l’air y est constamment présent. L’ air traverse l’instrument.

A. D. : Et comment l’air entre-t-il dedans ? Quelle est la méthode pour en jouer ?

B. C. : J’utilise ce truc qui s’appelle "bellows" qui est en gros comme une pompe, une pompe à air. Donc je pompe tout le temps l’air dans le sac, avec ma main droite. Donc un petit peu comme un "bagpipe" dont on joue en soufflant l’air par la bouche. Au lieu de la bouche, là c’est mon coude qui "souffle" puisque celui-ci pompe l’air.

A. D. : Comment as-tu appris à jouer de cet instrument ? C’était dans ton enfance ? Quelle est l’histoire autour de ton apprentissage ?

B. C. : Oui, j’ai appris à jouer quand j’étais assez jeune, avec les musiciens de la communauté.

A. D. : De la communauté de ta ville ? Tu parles de la communauté de tes origines ?

B. C. : Oui je viens de l’île de Skye en Ecosse.

A. D. : Ici aussi on trouve des tas d’îles, c’est pareil chez toi ? La nature, la campagne agissent comme des inspirations de ton art ?

B. C. : Oui, totalement. Et j’ai des visuels ce soir qui représentent certains des paysages.

A. C. : Est-ce-que ce sont tes propres images ?

B. C. : Mon ami les a faites. Mais tout a été filmé à Skye.

D. : De quel photographe s’agit-il s’il-te-plaît ?

B. C. : Son nom est Jonny Ashworth.

A. C. : Merci pour le nom. C’est le même qui a pris ton portrait, celui de l’affiche ?

B. C. : Non, pas celui-ci. C’était une autre. Mais Jonny prend aussi des portraits.

A. D. : Je te pose la question parce que je cherchais qui créditer pour une autre photo de toi, ce très beau portrait de toi qui émerges de la mer (utilisé pour l’affiche de la soirée ndlr). Et je n’ai pas trouvé le nom du photographe !

B. C. : Oh oui, j’ai oublié son nom... Mais je t'enverrai le nom de cette femme.

A. D. : Ça marche, on verra ça plus tard. Ce n'est d’ailleurs pas la première fois que tu joues ici à Brest ?

B. C. : Non, c’est vrai. Je suis venue jouer une fois ici pour le festival No Border, mais il y a déjà cinq ans. Je ne suis pas revenue depuis.

Albertine Dalloway : Merci beaucoup, je te suis très reconnaissante de m’avoir accordé ces quelques instants pour répondre à mes questions. Également très heureuse de découvrir ta musique ce soir. Je te souhaite une excellente tournée.

Brighde Chaimbeul : Je t’en prie. Merci à toi ! À tout à l’heure.

logo Albertine Dalloway est une chroniqueuse qui rédige des articles sur la culture en général, et sur la scène musicale indépendante en particulier. Basée à Brest, elle écoute les sorties récentes et écrit ses chroniques tout autant qu\\\'elle évoque à la radio ses coups de coeur musicaux.