Claude Besson, nouveau cd : Le sens du beau
Chronique de Culture et Celtie

Publié le 22/10/16 18:52 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
Claude BESSON - "De l'autre côté" - Extrait de 00:53. CD le sens du beau - Claude BESSON

« Ami, dis-moi quand c’est beau,

Dis-moi quand c’est moche

Combien il nous en faut

D’avis de sons de cloche

Et de milliers d’échos,

Pour tenter une approche

Du sens de beau ».

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Monsieur Besson, c’est, assurément, en amis, nous l’espérons,

« peu cloches », que nous émettrons… notre son, en donnant, une fois nouvelle, écho… à votre indéniable sens du beau !

Bienvenue, sur les pages de Culture et celtie, l’e-MAGazine à votre nouvel opus qui porte pour titre d’album, celui qui, notamment, chapote le couplet sus-cité : « Le sens du beau ».

Sous la vitrine d’une classique jaquette, poétiquement enjolivée par la reproduction d’une œuvre contemporaine de l’artiste plasticienne France Bihannic : (voir le site) , toile sur laquelle, avec, semble t-il, une notation postimpressionniste, est accroché un champêtre chapeau rehaussé, à son embase, de touches colorées rappelant la palette du peintre, que nos fidèles visiteurs pourront découvrir les 10 nouvelles chansons de Claude Besson !

Vous attendent, alors, près de 50 minutes de poésie, d’acuité, d’élégantes opinions, de références culturelles, de réel humanisme, parfois, d’intime amour, avec des mots ciselés posés sur un lit mélodique de toute première facture, semblable à la Martin dont les cordes tintinnabulent sous les véloces doigts de l’artiste, de l’excellent musicien.

Auteur, compositeur, interprète, c’est, bien évidemment, le classique triptyque sémantique qui caractérise notre « bon artisan, faiseur de chansons ».

Mais sait-il qu’il est, aussi, artiste-peintre, tant, habile et perspicace « chanteur coloriste », avec sagacité, sensibilité, toujours extrême délicatesse, Claude Besson peint, dépeint, repeint le monde, la vie, l’amour et les êtres.

Même si l’on retrouve dans ce disque, bien évidemment et pour notre plus grand bonheur, le style habituel de ce disciple des grands Georges, Léo, Félix, Milig, Jacques, Jean … et d’autres « profs », affectueusement, choisis

: (voir le site) , on ne ressent nullement redondance, récurrence, mais continuité rassurante dans la perception, l’analyse et les convictions de ce remarquable auteur.

Le toujours délicat habillage musical qui étreint ou soutient le chant de la précieuse et emblématique guitare semble ouvrir, dans cet opus, de nouveaux horizons avec une présence plus affirmée.

Au travers des albums qui la nourrissent, l’oeuvre de Besson se « complémentarise », se fortifie, évolue, même si les thèmes évoqués restent similaires. Mais pour les « peintres de la vie », ce n’est qu’au travers de leurs richesses narratives que se cultivent, la différence, l’évolution, la translation, l’éclairage nouveau… sur les mêmes choses.

Ne reproche-t-on pas à Jean d’Ormesson d’écrire depuis tant d’années toujours le même livre, pendant que Claude Lelouch, autre conteur existentiel, par ses propres paroles, assume, pleinement :

« En fait je fais toujours le même film… ».

Le CD « Le sens du beau » s’ouvre avec un titre délicieusement chaloupé et teinté d’exotisme, par lequel le chanteur nous emmène, d’entrée, dans sa soif de l’autre. « De l’autre côté » nous ouvre le voyage…

« Ohé Du bateau, emmenez-moi sur toutes les mers,

Dans les pays bleus de la différence

Qu’à mon vieux dico, je rajoute ces lumières de connaissance ».

La deuxième plage de ce programme, « Les Européens malades de la peste », titre clin d’oeil à un autre très célèbre Jean, nous dévoile un Claude Besson, textuellement très ample, puisque cette séquence, tour à tour journalistique, éditorialiste, pamphlétaire, signe, ici, à notre humble connaissance, son plus long titre, devançant de quelques secondes, « Rue de l’arbre sec » de l’album « Mes bonheurs de Porcelaine » et « Le petit écolier au cartable de plomb » de l’album « Arbres », chanson avec laquelle, mélodiquement et rythmiquement parlant, ce panorama européen semble « cousiner ».

Visiblement, ce thème, ô combien d’actualité, semble animer les vivaces neurones de cet observateur qui n’hésite pas à développer son ressenti, son éclairage sur la question.

Que l’on soit, totalement, plus partiellement d’accord, pourquoi pas, opposé, à tout ou partie de cette brillante dissertation, force est de constater que l’impact artistique et culturel de Claude Besson réside dans le fait qu’il « propose sans imposer », tant tout est dit avec respectueuse conviction. Aucune trace d’un quelconque prosélytisme, mais une invitation à l’adhésion.

Rassurez-vous, ce serait faire injure à de tels écrits, nous n’allons pas opérer à une revue de détail des textes des 10 chansons de ce brillant auteur.

Toutes sont, de fait, très belles et enjôleuses.

Mais, toutefois, nous ne pouvons pas occulter le fort pictural charme, la profonde émotion, le réel émerveillement que nous avons ressentis, à l’écoute de « Vincent », peut-être, le plus beau titre de l’album.

Lorsque notre présent « peintre des mots » trempe dans les franches couleurs de ses notes et dans ses vocables les plus nuancés, le pinceau de son talent, cette conjonction artistique donne, fatalement, un chef d’œuvre, une admirable ode à l’œuvre de Vincent Van Gogh !

« Tu parles aux couleurs et les mélange avec bonheur,

Connaît leurs fréquences et leurs harmoniques par coeur.

Ta palette est une mine de musiques pour l’oeil,

Comme si tous les sens attendaient que tu les cueilles ».

Les tournesols, peints à Arles, les coquelicots en champs ou en bouquets, des marguerites, ou « celle » dans un jardin, les nombreuses missives adressées au frère Théo, jusqu’à une dramatique fin décidée par balle du peintre, tout est, ici, merveilleusement conté, dépeint, finement évoqué par l’admiratif chanteur.

« Dans les musées, les galeries, des VIP d’bistro

Expliqueraient le pourquoi de tes traits de pinceaux.

Mais pas pour quoi tes fleurs à toi, te firent tant de mal

Et pas pourquoi cet amour-là, te tua d’une balle ».

Il y a d’autres joyaux proposés dans ce nouvel écrin que nous avons un réel plaisir à vous présenter, des déclarations d’amour qui résistent au temps qui passe et qui altère, « Ton cheveu blanc », ou celles qui naissent de l’acte artistique partagé avec l’être aimé, « Le sen du beau » :

« Mais quand je sors de mon ego,

Que mon alter ego,

Ma précieuse égérie,

Met en scène ses pinceaux,

Pour accueillir la vie

Dans notre château.

Il émane de ses tableaux,

Quelque chose de si beau

Que nos deux coeurs se collent.

Et dans cet heureux complot,

Je retourne à l’école

Du sens du beau ».

En plage 7, restez attentifs à « Mon frère Yves ».

« Un hommage à mon ami Yves Morvan qui a tant donné aux « Autres », précise, Claude Besson, dans le livret qui accompagne l’album « le sens du beau ».

Ancien chef d'entreprise, puis fondateur, fin 2007, du Garage Solidaire de Carhaix, destiné aux personnes bénéficiant des minima sociaux, lieu procurant, à la fois, du travail pour des salariés en insertion et permettant aux autres de faire réparer ou louer un véhicule, au prix le plus modique possible, cet altruiste personnage qui avait le sens du partage et de la solidarité sociale, est décédé en 2014.

Ami de Glenmor, Yves Morvan aimait le chanter avec ses amis musiciens.

Dans le texte écrit par Claude, deux titres du très célèbre barde breton y sont, judicieusement et affectueusement insérés : « L’embellie » (1979), chanson, par ailleurs, reprise par Besson dans son album « Hommage à mes profs » : (voir le site) et « Cet amour-là », paru sur un 45 tours de Glenmor, en 1968.

« dans l’ennuagerie,

Tu savais inventer,

De belles « Embellies »,

Pour tes désespérés.

Tu vois, « Cet Amour-là ! »

Que tu as tant semé,

Un jour enfantera

Des arbres d’humanité.

Combien t’en as planté dans des terres chétives ?

Sans faiblir, sans faillir et sans maudire, mon frère Yves ».

Nous vous laisserons, vous qui aimez le verbe bien écrit, vous régaler avec « La réforme de l’orthographe », ou compatir au servage, jusqu’à la caricature, de, des… Madame Bécassine, notamment, lors de leur « montée » à Paris.

« Madame Bécassine,

Faites en votre deuil

Des railleries assassines

Et enfourchez votre « Cheval d’Orgueil ».

Kenavo « Prizon Paris »

Ha ma bro salud deoc’h c’hwi ».

Notez que ces deux derniers vers, chantés en breton, sont tout droit extraits d’une chanson de Claude « Kenavo prizon Paris » (en, 1980, 3e 33 tours, puis, repris en 12e plage du CD 1 du double album « Made in Kerouze » : (voir le site) .

Ce nouveau CD « Le sens du beau » est tout à fait conforme à son titre.

Nous vous engageons, sans réserve aucune, mais, au contraire, avec la plus grande des convictions, à vous le procurer, dès l’issue de votre lecture et écoute, à partir de notre site ou sur le site officiel de Claude Besson.

Vous pourrez, sans aucun doute, en chanter quelques couplets « par dessus les haies, par dessous les champs », titre qui conclut le disque.

« Le sens du beau » est un grand cru de Claude BESSON, millésime qui, nous l’espérons, vivement, Mesdames, Messieurs, les organisateurs de concerts ou directeurs de salles, verra, grâce à vos invitations, son naturel prolongement sur scène, où Claude, notamment, à l’image d’un mémorable concert donné dans le cadre des Celtomania (voir), remporte, toujours, auprès d’un public ébahi, un très franc succès. Les applaudissements très nourris, les échanges passionnés avec le public et la vente de ses disques, à l’issue du spectacle, le prouvent.

En attendant de telles rencontres avec cet artiste d’exception, écoutez, ré-écoutez ces 10 nouveaux titres, vous y trouverez, à chaque nouveau passage nombre de subtilités et d’allusions dont nous n’avons pu vous parler dans cet article.

Le livret joint qui reprend tous ces beaux textes, comblera, également, les lacunes de note modeste mais fort sincère « papier ».

« Le sens du beau »… le sens du bon… Claude Besson !

Gérard Simon

- Commandez cet album de 10 titres en Téléchargeant le Bon de Commance :

(voir le site)

- "Visitez", aussi, la discographie de Claude Besson : (voir le site)

Vers la page de Claude Besson : (voir le site)

CD "Le sens du beau"

01 - De l'autre côté ;

02 - Les Européens malades de la peste ;

03 - Vincent ;

04 - Ton cheveu blanc ;

05 - Le sens du beau ;

06 - La réforme de l'orthographe ;

07 - Mon frère Yves ;

08 - Madame Bécassine ;

09 - Mon ami n'aime plus les arbres ;

10 - Par dessus les haies, par dessous les champs.

Pour écouter 3 autres titres sur le site de Culture et celtie, le-MAGazibne : (voir le site)

BONUS Pour écouter 2 autres titres supplémentaires de l'album "Le sens du beau", rendez-vous sur la page de la discographie de Claude Besson : (voir le site)

© Culture et Celtie

Illustration sonore de la page : Claude Besson - "De l'autre côté" - Extrait de 00:53.

Le site Internet de Claude Besson : (voir le site)

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