
N’attendez pas tout des autres, même s’ils sont très qualifiés. Fixez votre apprentissage en fonction du but que vous voulez atteindre, et avancez par étapes.
Deux remarques, d’abord.
- Suite aux conseils d’un ami, j’écris des textes bilingues en commençant toujours par le breton, plus difficile, il faut l’avouer.
- Mon texte sera sensiblement le même… sans l’être vraiment. Dans un cas, il sera lu par des personnes qui ont déjà franchi la barrière du breton écrit ; dans l’autre, par des lecteurs qui ne l’ont pas encore franchie.
Une règle simple
N’attendez pas tout des autres, même s’ils sont très qualifiés. Fixez votre apprentissage en fonction du but que vous voulez atteindre, et avancez par étapes.
Quelques conseils concrets
1) Choisissez un objectif atteignable.
Il est important de garder une bonne image de soi — et de constater que l’on progresse réellement.
2) Ne restez pas seul.
On se décourage vite quand on apprend une langue. Trouvez un(e) “aidant(e)” (un proche, un ami, un membre d’un groupe) à qui vous déciderez, volontairement, de parler *uniquement* en breton.
Il existe beaucoup de personnes capables de “passer” au-dessus des fautes, mais cela suppose un engagement des deux côtés : rien de pire que de se lancer… puis de devoir faire marche arrière faute de cadre clair.
3) Mieux vaut peu mais régulièrement.
Dix minutes chaque jour valent souvent mieux qu’une longue session rare.
Une méthode qui marche bien : commencer par des chansons
Les chansons ont plusieurs avantages :
- le texte est généralement court ;
- la mélodie aide (rythme, accent, intonation, mémorisation).
Choisissez une chanson, puis listez précisément tout ce que vous ne comprenez pas. Un bon réflexe : posez-vous des questions à vous-même. Est-ce que vous trouvez la réponse ?
Avec cette liste en main, interrogez ensuite votre “coach” : vous gagnerez du temps, et la discussion sera plus efficace.
Pour mesurer vos progrès
De temps en temps, replongez-vous dans vos premiers essais. C’est souvent le meilleur moyen de constater le chemin parcouru — et de garder la motivation.
Commentaires (10)
J'essaie vainement d'apprendre cette belle langue ....mersi bras pour votre aide
Pouvez-vous nous suggérer quelques chansons en bon breton ?
Merci
Il y a les très belles chansons en breton de DENEZ dans le disque "ul liorz vurzudus" et aussi sur le disque "Mil Hent". ou bien les chansons magnifiques de Nolwenn Korbell . Il y en a tant d'autres ! J'ai commencé de cette manière en me disant que chaque jour j'apprendrai au moins un nouveau mot en breton. en fait on dépasse très vite ce but, car on commence rapidement à apprendre deux ou trois mots par jour. Au début je choisissais ces mots dans une chanson. après j'ai commence a lire. J'ai trouve les nouvelles de Goulc'han Kervella particulièrement facile à lire et très utiles pour la conversation car il emploie un vocabulaire de tous les jours dans ses nouvelles et romans.
Mais il faut aussi prendre des cours de breton. Les cours en ligne de Skol an Emsav sont très bons; chaque cours est enregistré et transcrit; on reçoit le lien de l'enregistrement le lendemain. C'est donc facile de rattraper un cours pour lequel on n'était pas disponible.
Pour ceux qui trouvent les livres de Keit Vimp Bev trop difficiles, il convient de se rabattre sur ceux d'Al Liamm, qui réussissent le pari de la simplification à outrance depuis l'avènement du "brezhoneg eeun" de Roparz Hemon. Avec un vocabulaire de 500 mots, voire de 1000 mots pour les textes les plus exigeants, on peut tout dire en breton, c'est magique. Et puis l'important c'est la musicalité de la langue bretonne, si savoureuse. Une chanson en bon breton, courte, c'est le top du top, quelle saveur ! Par contre les gwerz ont de quoi vous dégouter de l'apprentissage de la langue : trop longues, trop de mots complexes, écrites sant tenir compte du "brezhoneg eeun" de R. Hemon.
Pour les débutants je recommande vivement la revue Al Liamm. Des articles courts, sans prise de tête, rédigés en majorité par des universitaires ou profs de l'éducation nationale. Les nouvelles font rarement plus de dix pages, et sont écrites avec un vocabulaire de base authentique à souhait. En fin de numéro il y a des recommandations de livres sérieux en français. En outre, s'abonner à cette revue c'est faire partie d'un club gagnant, d'un large rassemblement consensuel serein et productif, et ce sentiment n'a pas de prix.
Un beau chant breton :
E-tal an tan (Anjela Duval) par Gwalarn.
https://www.anjela.org/oberenn/bz/e-tal-an-tan/
https://475723-gwalarn.mp3.pm/song/179485982-e-tal-an-tan/
Karantez vro (Angela Duval) par Nolwenn Le Roy puis Gwalarn :
https://www.anjela.org/oberenn/bz/karantez-vro/
www.clarinette.net/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=5541
La langue bretonne est aussi pour la poésie chantée ; vous ne regretterez pas votre investissement personnel...
A wir galon ganeoc'h.
J'ai suivi des cours de breton pendant 1 an et demi au rythme d'un cours par semaine hors vacances scolaires. J'ai retenu quelques mots ou expressions par-ci par là, c'est tout.
Depuis deux mois, j'apprends avec desketa.bzh
et c'est super, on peut écouter et réécouter autant de fois les cours, faire les exercices autant de fois et c'est graruit !
Je commence à pouvoir faire des phrases et à lire un peu.
J'avance enfin ! Dreist eo !
Mon vécu rejoint le témoignage de Michèle. J'ai moi aussi suivi des cours du soir, payants, pendant plusieurs années : aucun résultat. Même chose avec les dictionnaires papier, payants : inutilisables. Puis j'ai fait une dépression.
Un jour j'ai découvert par hasard les services gratuits proposés par l'Ofis Publik de la langue Bretonne, et j'ai enfin réussi à apprendre efficacement, sans dépenser un seul centime ! J'ai retrouvé le sourire, la joie de vivre. Burzhudus !
Comme souvent, l'image générée par IA en début d'article contient plusieurs erreurs... et me donne l'impression de vivre dans un monde artificiel.
Franchement, les livres payants de Kuzul ar brezhoneg vont finir par tuer la lecture en breton. Il suffirait de fermer le Kuzul et de transférer l'édition en langue bretonne à l'Office, et tout rentrerait dans l'ordre. Oui, mais les élus préfèrent fermer l'oeil, la survie du breton est le dernier de leurs soucis. Dirigée par l'Office, l'édition en langue bretonne serait plus forte.
Et tous ces écrivains bretonnants qui se permettent d'écrire dans leur coin sans avoir reçu préalablement l'approbation de l'OPaB, c'est consternant et inacceptable. Marre de toutes ces chapelles qui divisent !