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- Chronique -
Démystifions les patrons bretons !

"A Quimper, les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres" a dit Jean-Luc Mélenchon à propos du rassemblement des Bonnets Rouges du 2 novembre dernier. Cette réflexion est

Jean-Pierre Le Mat pour JPLM le 10/02/14 1:30

"A Quimper, les esclaves manifesteront pour les droits de leurs maîtres" a dit Jean-Luc Mélenchon à propos du rassemblement des Bonnets Rouges du 2 novembre dernier. Cette réflexion est insultante pour les salariés bretons. Ils sont considérés comme des m… par quelqu'un qui se prend pour l'Himalaya de la pensée de gauche, alors qu'il n'en est que la Butte Montmartre.

Prendre les patrons bretons pour des "maîtres" est tout aussi exagéré. C'est leur accorder un pouvoir obscur qu'ils n'ont pas. C'est vivre dans un monde complètement fantasmatique, partagé entre les bons et les méchants, la vertu et le vice. Pour les enfants accrocs de Jurassic Park, c'est le partage entre les diplodocus herbivores et les tyrannosaures sanguinaires. Pour asseoir leur autorité sur nos anciens, les vieux curés leur avaient raconté quelque chose de similaire, avec des angelots d'un côté et des diablotins de l'autre. Comment peut-on encore y croire ?

En quelques lignes, je vais faire le portrait du patronat breton. Amateurs de sensations fortes, dénonciateurs compulsifs et membres du Parti de Gauche, vous allez être déçus.

Vu des statistiques, c'est quoi un patron breton ?

Sur la Bretagne historique, on compte environ 202 000 entreprises (138 000 pour la Bretagne administrative). 94% ont moins de 10 salariés. Le tissu économique breton est constitué de petites entreprises disséminées sur tout le territoire. Le patron breton moyen, c'est un artisan qui a quelques salariés.

Depuis 2008, on fait la différence entre les micro-entreprises, qui ont moins de 10 salariés, les PME qui ont entre 11 et 250 salariés, les entreprises de taille intermédiaire (ETI) qui ont entre 251 et 5000 salariés, et les grandes entreprises, qui ont plus de 5000 salariés. On peut aussi faire la différence selon le chiffre d'affaires. Les PME ont un CA inférieur à 50 millions d'euros. Les ETI ont un CA inférieur à 1,5 milliard d'euros.

En Bretagne, les 4 catégories s'équilibrent en matière d'emploi. 21% de l'emploi salarié du secteur privé sont dans les micro-entreprises, 29% dans les PME, 24% dans les ETI, 26% dans les grandes entreprises.

Il faut remarquer que ces chiffres évoluent. En France, sur 10 ans, 300 000 emplois ont été créés dans des entreprises de moins de 20 salariés, 300 000 autres dans les entreprises entre 20 et 500 salariés. Pour les entreprises plus grandes, le bilan est nul : elles ont licencié autant qu'elles ont embauché.

Vu de la place du village, c'est quoi un patron breton ?

Plus de 9 patrons bretons sur 10 dirigent une micro-entreprise. Ils n'ont rien à voir avec les patrons du CAC40. Ils ne forment pas une caste étanche.

Ils fournissent des services aux populations locales. Ils animent le territoire. Ils participent aux mêmes associations locales que leurs salariés, font leurs courses aux mêmes magasins, envoient leurs enfants aux mêmes écoles.

L'enjeu pour les 10 années qui viennent est le maintien d'un patronat local. 50% des entreprises bretonnes vont changer de main. Quand une entreprise est rachetée par quelqu'un d'extérieur pour en faire une filiale, le scénario classique est le suivant : délocalisation des décideurs ; ensuite, délocalisation des bureaux de recherche et développement ; enfin, délocalisation des unités de production.

Tous les moyens doivent être mis en place pour maintenir les innombrables lieux de décision économique en Bretagne. La transmission aux salariés est un moyen qui assure l'ancrage territorial. Aujourd'hui, les entreprises locales se transmettent mal. Beaucoup d'entre elles mettent la clé sous la porte quand le patron s'en va.

Quand on parle de maintenir les services publics sur les territoires ruraux, il faudrait considérer que le boulanger, le chauffagiste ou le pharmacien sont des services au public, même si les patrons locaux n'ont pas un statut de fonctionnaire. Les approches corporatistes ne sont pas adaptées à l'aménagement des territoires.

Vu de l'intérieur de l'entreprise, c'est quoi un patron breton ?

C'est quelqu'un qui a investi son capital, son avenir et son identité dans son entreprise. Autrefois, on disait "son honneur" (le suicide des petits patrons est un sujet tabou).

Les 94% de patrons de micro-entreprises bretonnes travaillent avec leurs salariés sur les mêmes chantiers ou dans les mêmes bureaux. A midi, ils fréquentent les mêmes cantines ou mangent les mêmes sandwiches. Tout le monde vit ensemble du matin au soir. Tout le monde a un destin précaire, le patron comme l'ouvrier.

Dans les entreprises gérées par des gestionnaires salariés, la masse salariale fait partie des charges variables. Dans les petites entreprises gérées par des patrons propriétaires, la masse salariale fait partie des charges fixes. Quand ça va bien, le patron gagne plus que ses salariés, car il ne partage habituellement pas les bénéfices. Quand ça va mal, son revenu sert de variable d'ajustement. Les hauts et les bas font partie de la vie d'une entreprise. On ne licencie pas un membre de l'équipe que l'on a constitué, sauf en dernière extrémité. De toute façon, c'est trop compliqué et cela coûte beaucoup plus cher, financièrement, socialement, émotionnellement, que de couper sur ses revenus.

Le but est de durer. L'objectif n'est pas le résultat financier annuel, mais la viabilité de l'entreprise sur le long terme. Cette viabilité est mesurée par l'EBE (excédent brut d'exploitation). Le patron local ne regarde pas son bilan comme le gestionnaire d'une grande entreprise. Celui-ci doit satisfaire des actionnaires anonymes, prompts à abandonner l'entreprise si elle ne leur convient plus.

S'étonner que des salariés se retrouvent avec leurs patrons, en particulier pour maintenir l'emploi local, c'est ne rien connaître au monde du travail dans sa réalité quotidienne.

C'est aussi ne rien comprendre au sens de responsabilité des Bretons.

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Cet article a fait l'objet de 1730 lectures.
Vos 13 commentaires
  René Le Honzec
  le Lundi 10 février 2014 02:56
Enfin un article intelligent sur le sujet, par un auteur qui connaît sa Bretagne sur le bout de son stylo (image littéraire).
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  PIERRE CAMARET
  le Lundi 10 février 2014 09:34
Tres bon expose . Je connais mal ce milieu .Lors de mes sejours en Bretagne ( il a plus de 10 ans ) j'avais quand meme remarque le manqué d'informations interessantes mise a disposition des Industriels Bretons .Beaucoup etait egalement reticient a la notion de partenariat , JV , alliance strategique avec des partenaires EU et meme etrangers ( il semble que cela change un peu) alors que la demande etait la..
NOus sommes a la fois dans un marche ferme : L'UE , mais egalement dans un marche de globalisation et cela on n'y echappera pas , il faut s'adapter .
Les Federations Industrielles devraient etre mieux informees des situations mondiales et de leurs evolutions .
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  Ronan Badouel IB
  le Lundi 10 février 2014 10:29
Tout est dit, j'aimerais lire cet article dans la presse française en entendre sa lecture dans les radios et télévisions nationales! Quelles batailles devons-nous mener, en plus de nos revendications habituelles, contre les stéréotypes....!
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  Paul Chérel
  le Lundi 10 février 2014 10:39
D'accord avec René. Il manque toutefois à l'article, un volet, à mon avis important, celui du siège social, dès qu'une "petite" société commence à grossir ou devenir la filiale d'une "grande". Tout d'abord, l'attrait du Grand Paris où tout se concentre, mais aussi vers lequel toutes les infrastructures convergent. Or, un siège social, pompe souvent, pour frais de gestion, la presque totalité de la marge bénéficiaire créée par l'implantation locale. Autrement dit, pour qui les Bretona travaillent-ils vraiment ? Paul Chérel
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  Ar Vran
  le Lundi 10 février 2014 12:20
J'abonderai de le sens de Pierre Camaret en disant que moi-aussi j'ai souvent constaté que beaucoup de "petits" entrepreneurs bretons ne connaissaient rien sur la mondialisation et l'export. Ou pire quand ils commencent à s'y intéresser, c'est parce que généralement ils ont reçu la visite de quelqu'un venant de Paris et donc avec comme conséquence de faire appel à des cabinets d'études parisiens, de financiers parisiens,de sociétés de communication parisiennes,etc... ET comme le souligne Paul Chérel, dans ce cas leur entreprise devient progressivement absorbée par Paris.
Il manque à nos "patrons" bretons une vision indépendante de celle de la France, car trop souvent sous prétexte que cela vienne de Paris, nos "patrons" pensent que cela doit être forcément juste...
Par conséquent, l'avenir de l'entrepreneuriat breton passe par l'émancipation intellectuelle de ces patrons de Paris, qui ne voit la Bretagne que comme un cul-de-sac et donc par une meilleure pratique de la langue économique par excellence qui est l'Anglais (et donc non plus de se contenter uniquement du français qui est une langue qui est non seulement locale mais en plus ramène toujours vers Paris, ce qui ne peut que renforcer le lien de dépendance de la Bretagne à Paris)
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  Michel Thibault
  le Lundi 10 février 2014 15:51
Enfin une mise au point salutaire, pour renvoyer Mélenchon à ses fantasmes.La division ne ferait que profiter aux jacobins de droite et de gauche.
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  pascal bouvret
  le Lundi 10 février 2014 16:08
et bien non au fdg on est pas déçu car on ne cesse de dire la meme chose en long en large et en travers mais comme ça vous emm... de l'entendre, etre d'accord avec nous quelle horreur
et puis la photo pas caricaturale du tout,belle honneteté intelectuelle pour l'ensemble
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  Yann LeBleiz
  le Lundi 10 février 2014 19:03
Très bien, mais il ne faudrait pas que l'économie bretonne se limite à des PME de <10 personnes. Nous devons aussi donner la possibilité à nos PME de grandir, de pouvoir s'ouvrir sur le monde, de pouvoir exporter.
Bien sûr, certains crieront alors contre la "fortune" d'un patron d'une entreprise familiale de 200 où 400 employés. Et alors, si ce patron a de l'argent?
Sans doute que ces "peau de chagrins" préfèrent la gestion de ces mêmes entreprises par des financiers, ou des hauts-fonctionnaires de l'Etat!
N'oublions pas que la force de l'Allemagne est moins ses "champions nationaux" à la française, que ses PME et ETI familiales.
Est-il bon également de rappeler que la multitude de patrons de PME et ETI sont également une source importante de contre pouvoir à la dérive antisociale des grands groupes pilotés par les "ayants droits" du pouvoir. (rappelons-nous qui est à la tête des entreprises qui délocalisent en masse!)
M.Mélanchon est avant tout un serviteur de la République qui occupe SON créneau politique. L'important pour lui est d'éviter que le peuple dispose de trop de pouvoir vis à vis de l'état central.
Il ne défend que ses privilèges et ceux de la noblesse de l'Etat français, qui saura le récompenser pour service rendu le jour venu, si cela n'est déjà fait!
En Bretagne, à la grande différence de la France, la lutte des classes n'est pas une valeur. Les bretons préfèrent la responsabilité sociétale et la solidarité.
A la vision française du "diviser pour mieux Régner", les bretons préfèrent le "vivre ensemble".
Au peuple au service de l'Etat, nous préférons l'Etat issu du peuple et au service du peuple.
Il est clair que si la France ne comprend pas les valeurs de la Bretagne (ou les comprend que trop bien), elle a également les mêmes difficultés vis à vis des pays européens notamment les démocraties sociales du nord!
Reste à savoir, qui voudrait des valeurs de la France sans y être contraint ou obligé?
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  kris Braz
  le Lundi 10 février 2014 19:32
Et que dire des travailleurs indépendants, des artisans en EURL, des travailleurs à domicile (télétravailleurs, traducteurs par exemple, ou rédacteurs), des autoentrepreneurs, de plus en plus nombreux (en milieu rural, aux loyers plus accessibles par exemple), et des associations, culturelles et sociales, qui emploient une, deux, trois personnes, et dont on ne parle pratiquement jamais !
Toute cette masse de gens qui ne demandent qu'à vivre et qui prennent la précarité en pleine gueule sans en retirer le moindre bénéfice.
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  Yann Pennkalet
  le Lundi 10 février 2014 20:16
Photo caricaturale ? Dans ce cas elle va à merveille au personnage et à son discours.
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  Michel Prigent
  le Mardi 11 février 2014 05:21
Les propos pertinents et éclairés de Y.LeBleiz me donnent l'occasion de "recycler" un commentaire tout frais que j'ai servi en interne au vénérable club des "Ronchons" constitué de la "vieille garde" composée de C.Camaret, P.Chérel, L.P.Créton, E.Le Tollec et moi-même "le jeunot retraité" et qui confirme ce que tout breton informé d'ABP savait implicitement sur la nature de "notre" République.
Permettez-moi de vous l'infliger tel quel:
"Toujours est-il, quoi que l'on puisse penser des Bonnets Rouges, que c'est, depuis le CELIB, le seul collectif qui est capable de coaguler des individus et des intérêts qualifiés d'antagonistes par les mono causalistes habituels de la lutte des classes et de la pseudo opposition droite/gauche.
Bref, c'est un mouvement qui s'inspire des pratiques de concertation et de coopération en vigueur depuis longtemps en Allemagne et dans les pays nordiques socio-démocrates.
Et justement, à ce propos, je viens de lire dans l'Ouest-France (appelé "Ouest-Torche" en Loire-Atlantique) du samedi 8 février, un "point de vue" pour ma part très pertinent et instructif émis par l'historien Jean-Pierre Rioux sous le titre "Le petit nuage social-démocrate" (Allusion au virage pris par Hollande).
"Appliqué au Parti Socialiste, le "Hollandisme" ainsi dévoilé tient au détournement de sens, car jamais le socialisme en France n'a été social-démocrate. Jaurès avant 1914....dénonça vertement la toute-puissance de la social-démocratie allemande dans l'internationale."
Et il termine par ces mots qui sont un véritable réquisitoire contre le peu d'égard de la France pour la démocratie depuis la Révolution de 1789.
"Mais surtout la SFIO et le PS n'ont pas été sociaux-démocrates parce qu'ils participent d'une ambition française qui remonte à 1789: croire que la négociation et la réforme ne peuvent pas être conduites par la société elle-même. Et que celle-ci doit s'en remettre pour avancer malgré tout, à la médiation des partis progressistes et de l'état jacobin."
Et voilà, tout est dit, et la droite elle-même avec son bonapartisme, toute aussi jacobine raisonne de la même façon.
On comprend mieux pourquoi, "nos" élites utilisent si peu le mot "démocratie" (peut-être Giscard avec sa "Démocratie française") lui préférant le terme improbable de "valeurs de la République" servi à toutes les sauces.
On comprend mieux pourquoi Chirac s'est dérobé à un congrès réunissant à Varsovie 17 pays européens dans le but d'inscrire le terme "Démocratie" dans les textes fondateurs de l'Europe.
On comprend aussi pourquoi la France est classée dans la catégorie "démocratie imparfaite" à la 31 è place mondiale par les organismes internationaux.
Les talibans jacobins de 1793, les Montagnards que le philosophe Onfray n'aimait pas (émission de F2 le vendredi 7 février par F.Taïeb) leur préférant les révolutionnaires de 89 d'avant la Terreur, sont toujours présents de nos jours, 210 ans après !!! C'est invraisemblable !
Et toujours aussi chauvins et nationalistes si j'en juge par l'arcboutement de Vals lors d'un débat télé ce jeudi dernier sur F2 sur son opposition à une Europe Fédérale (comme Hollande qui a toujours soutenu une "Europe des Nations"...C'est quoi ? Une sorte de Feu-SDN ?), ni même une fédération, préconisant au mieux "une collaboration accrue avec les partenaires européens".
En tout état de cause, il était hors de question d'aliéner la souveraineté française.
De tels propos inconscients à l'égard de la réalité française actuelle m'ont éc½uré.
Nos dirigeants foncent dans le mur en accélérant, ils se croient encore dans une France "phare du monde", une grande puissance incontournable !
Le réveil va être dur !
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  thierry le naour
  le Vendredi 14 février 2014 22:29
oui aux petits patrons!!!!et aux ouvriers qui l accompagnent dans son aventure et en particulier a celui apres qui on rale tout le temps, le patriarche, les hommes et les femmes qui gèrent, leur équipe, ses hommes, son travail, son marché,celui qui ne dort pas toute les nuits faute de savoir si il aura du boulot pour ses salariés le lendemain ou si il pourra rembourser ces échéances de pret et je pense en particuliers a tous ces créateur d entreprise qui n ont pu aller jusqu au bout faute oxygène; je pense aussi a ces paysans pris en otage par la passion du vivant et de l élevage et subissent l agression d une réglementaire exacerber,une contrainte administratif qui démoralise les plus courageux et surtout au finale absence de récompence ,de revenu,qui a terme va mettre a genou notre terre nourricière et notre indépendance alimentaire faute de paysan...mais la encore qui va pouvoir renverser la tendance le peuple je pense !!
sur les idées?? de mélenchon ou parfois j ai pu me retrouver notamment la notion de grande finance ou le seule objectif étant le remboursement des dividendes aux actionnaire a court terme avec les concéquence qui va avec ..je dis oui
mais que penser aussi des élus locaux front de gauche et autres qui en ce moment parle d emplois comme d un beau mot a la mode car les mots les plus utiliser sont actuellement activités sportives, partage,lutte(contre qui deviner?),culture,associations,services,solidarité,argent puplic,centre de loisirs,mais c est mots n a aucun sens si on y ajoute pas de sens économique réel comme entrepreneur,artisanat,commerce,créateur,pme,argent personnelle, apprentissage,économie,risque,innovation,,,,c est mot là sont la premiere condition afin de trouver un climat social plus serein et plus partageur de richesse car sans créateur, sans entrepreneur pas d emplois posssible et encore moins pouvoir les défendre
mais il peut Etre encore temps pou les politiques, les décideurs européens d arréter de voler le fruit du travail des gens pour alimenter un puits sans fond de dépense en france et a bruxelle......
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  richard Juhel
  le Dimanche 9 mars 2014 10:01
Rien à attendre de l'esclave jacobin Mélenchon,esclave de ses maitres à penser de Parisianismes génocidaires du peuple breton, de sa langue et culture face à un mouvement qui lui échappe.
un Mélenchon qui ne voit à travers des écoles en langue Bretonne Diwan et autres que des sectes selon ces mots !
Qu'il aille donner des leçons républicaines dans son Maroc natal ! plutôt que de vouloir donner des leçons
aux Bretons, légitimes dans leur revendications face à un état français pratiquant l'annexion des territoires (1532), l'interdiction de parler Breton, ne respectant pas les traité signés (07/01/1499) ...etc
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