
samedi 19 septembre, nous serons à Nieuport pour célébrer la mémoire du quartier maître Yves Marie CARVAL tué en 1915 et enterré dans une fosse. Plus d'un siècle plus tard, des Bretons irons honorer la mémoire de l'un des leurs. La famille sera présente ainsi que les autorités locales pour une cérémonie en langue bretonne.
En l’honneur d’Yves Marie CARVAL
Je ne pense pas qu’à Koun Breizh nous ayons participé à un événement aussi émouvant et chargé de sens.
Né à Plogoff, le 15 novembre 1889, le quartier maître Yves Marie CARVAL combattit dans la célèbre brigade des fusiliers marins de l’amiral Ronarc’h qui retarda l’avancée des Allemands sur le front de l’Yser au prix de pertes effroyables.
Comme beaucoup, il est tombé au champ d’honneur le 15 janvier 1915 et ses camarades de combat l’ont enterré sous les obus, à la va-vite, dans une fosse, là même où il fut tué, à Nieuport, à quelques encablures de l’Yser. A cet endroit, il repose toujours aujourd’hui avec quelques camarades dont nous ne connaissons pas le nom.
La petite croix en bois posé par ses camarades de combat a disparu depuis bien longtemps.
Il y a de cela quelques mois, Koun Breizh a médiatisé la demande que nous faisions auprès de la mairie de Dixmude de voir remise en place la plaque en langue bretonne posée en la mémoire de nos soldats bretons à Dixmude.
Apprenant cela, la famille d’Yves Marie CARVAL nous a contactés pour nous faire savoir qu’ils recherchaient l’emplacement où il était inhumé. L’année précédente, ils avaient fait le voyage en Belgique avec la petite-fille de l’intéressé, âgée de 85 ans aujourd’hui. Ils n’avaient pas trouvé la tombe.
Koun Breizh s’est lancé dans des recherches et a pu permettre de localiser la fosse où il se trouve, par l’entremise de l’ambassade de France en Belgique et de Monsieur COSSEY qui œuvre pour le secours Français en Flandres.
Le 19 septembre 2026, à 11 H 30, nous serons à Nieuport, devant la fosse où il git, avec sa famille pour lui rendre hommage, avec une cérémonie religieuse en langue bretonne.
Plus de cent ans après, au milieu d’un champ perdu des Flandres, des Bretons honorerons la mémoire de l’un d’entre eux, tombé au champ d’honneur.
Jamais personne n’était venu se recueillir sur sa dépouille, auparavant.
Il n’est jamais trop tard pour honorer nos morts.
Yvon Ollivier
Rener Koun Breizh
06 68 56 67 69
Commentaires (3)
bravo
Quid eus ar blakenn e Diksmuide ?
N'ouzon ket paotr. Diaes eo gant ar bourgmestre.