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- Reportage photos -
Festival Mythos 2024
Festival Mythos 2024
Agnieszka Misiura pour ABP le 18/04/24 9:45

La 27e édition du Festival Mythos vient de s'achever. Elle a duré comme d’habitude dix jours et était programmée entre les 5 et 14 avril 2024. L'évènement a attiré 60 milliers de spectateurs dont presque 40 mille entrées payantes en salles. D’autre part, tous les soirs, environ 20 mille festivaliers venaient profiter du beau temps, des chaises longues et de la musique des DJ pendant « La nuit vous appartient ».

Le festival de la « bonne parole » avec ses spectacles théâtraux ou musicaux modernes, engagés, nous a fait nous émouvoir avec des textes touchants qui resteront longtemps gravés dans les mémoires.

Le troisième « art » du festival était la gastronomie avec des plats préparés par 12 chefs étoilés. Le parrain de cette année n’était autre que Romain Meder. Les Toqués de Mythos pourraient devenir l’objet de leur propre festival. Le « Cannibal Cabaret» était rempli tous les jours.

Parmi les excellentes pièces, rigoureusement sélectionnées, certaines nous ont particulièrement marqué l’esprit :

Par exemple Dispak Dispac’h de Patricia Allio . Ce titre signifie en breton « d’être ouvert » et dénonce les problèmes révoltants des migrants sans papiers. La pièce montre de beaux exemples d’humanisme et d'empathie de la part de ceux qui se sont battus en aidant des émigrants.

Avec le très attendu Black Label de David Bobée , la voix de Joey Starr nous a transportés dans un concert-récit antiraciste et transverse montrant des générations qui ont dû souffrir à cause des inégalités raciales.

On a aussi eu la chance de voir la pièce qui triomphe depuis quelques années, une pièce brésilienne sur un texte de Michel Marc Bouchard Tom à la ferme de Rodrigo Portella.

Elle a déjà été adaptée au cinéma par Xavier Dolan en 2013. L’homophobie est universelle, mais au Brésil, les meurtres commis à cause de cette homophobie battent des records. La mise en scène était fantastique. Sur le plateau presque vide, la violence, des mensonges, des secrets envahissent la scène. Les acteurs repoussent leurs limites. On évolue dans un monde enfermé, « arriéré »« la bête » porte un visage... humain.

Dans Nous ne sommes plus... de Tatiana Frolova, la troupe a quitté le pays du mensonge - la Russie. Par les fragments de leurs souvenirs, on a pu assister à un voyage nostalgique, dans un pays où... ils ne vivent plus… L’expérience très bouleversante.

Comment profiter de ses expériences douloureuses pour créer un stand-up à succès? C’est ce qu’a fait Elsa Delmas en jouant Merci pour votre compréhension.

Dans cette pièce « douce- amère», une jeune comédienne se présente à nous comme une araignée car elle a joué ce rôle au Parc Astérix, à Paris, après plusieurs années d’études.

L’universalisme de cette création est évident. Il est question de l’acceptation du travail alimentaire par une majorité de la société.

Coté musique, c’était très varié, malgré moins de « têtes d'affiche » pour dominer cette année.

Un des grands succès fut le concert- hommage à Michel Jonasz. Des fans, plutôt de « l'ancienne génération » ont profité d’un moment de retour à leur jeuneuse musicale.

Le concert des sœurs Camille et Julie Berthollet était l’événement pour tous, sans restriction d’âge. Les formidables virtuoses et fées du violon et du violoncelle ont commencé leur programme par des classiques pour arriver jusqu'à des musiques des films. Par exemple, elle ont joué « La Liste de Schindler ». Le vrai coup cœur fut leur interprétation du répertoire de Queen et surtout de la chanson « Bohemian Rhapsody. Des moments pleins de grâce.

Pour finir le festival en beauté, on a pu voir Pierre de Maere. Cette nouvelle star belge a réussi à pousser les frontières. Tous le monde en France connait sa chanson Un jour je marierai un ange . Il a présenté les chansons de son premier album Regarde moi .

Aliocha Schneider qui assurait la première partie, fut une très bonne découverte avec beaucoup de fragilité et d'élégance dans ces textes.

Le festival poursuivi son aspect écologique. Tout y était recyclé et consigné.

Une nouveauté cette année fut que les vieux badges et teeshirts était récupérés par l'école de la mode ESMOD pour en faire une collection spéciale.

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Journaliste-photographe ABP pour Rennes
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