
Koun Breizh soutient ceux de Coat-Glaz qui exigent de la commune de Locmaria Plouzané la remise en place de leur lieu-dit dans l'adressage et demande à cette commune de régulariser au plus vite cette situation. Il en va de notre patrimoine immatériel qui est aussi celui de l'humanité. Avec les lois récentes, nous avons perdu une part de...
Face à cette terrifiante machine administrative consistant à broyer notre toponymie historique en langue bretonne au profit d’appellations nouvelles, ceux de Coat-Glaz résistent et exigent de la commune de Locmaria-Plouzané la remise en place du nom de leur lieu-dit.
Koun Breizh les soutient dans cette lutte et demande instamment à la commune de Locmaria-Plouzané de mettre un terme à cette hérésie consistant à faire table rase de notre passé, de notre histoire et de notre inscription traditionnelle au sein de notre territoire breton.
Un lieu-dit est plus qu’une adresse, c’est une manière d’être au monde, parfois même un identifiant personnel au sein de nos campagnes. Notre toponymie nous relie au passé, à notre histoire et à nos anciens. Elle nous rappelle encore que nous ne sommes que de passage ici et qu’il nous revient de la laisser à ceux qui viendront après nous.
La loi 3DS dont l’application se veut générale et uniforme, n’a d’autre objet que d’homogénéiser toujours plus notre société dans l’intérêt bien compris du pouvoir politique et de la mondialisation des échanges. Cette loi n’est pas adaptée à la Bretagne et doit être écartée.
Ceux qui justifient cette réforme par l’arrivée rapide des secours sont les mêmes qui ferment les hôpitaux en Bretagne.
La Poste est à la manœuvre mais encore Megalis, au nom de l’arrivée de la fibre. Un simple coup d’œil vers les pays comparables, comme l’Irlande ou le Pays basque, dotés de lieux-dits ancestraux en langue vernaculaire témoigne de la stupidité de telles pratiques. Un point GPS suffit à localiser un foyer.
Ces dernières années, nous avons perdu un pourcentage appréciable de notre toponymie. Il faudra exiger sa remise en place intégrale.
Nous demandons à la région Bretagne de s’investir fortement dans ce dossier en répondant favorablement à notre demande d’inscription de la toponymie en langue bretonne au patrimoine immatériel de l’Unesco. Après une rencontre fin 2024 avec la région Bretagne, nous n’avons plus signe de vie.
L’Unesco saisie par nos soins avait pourtant reconnu que notre toponymie relevait du patrimoine immatériel de l’humanité. L’ouverture d’une procédure d’inscription permettrait de conscientiser encore plus les esprits sur le respect dû à notre patrimoine toponymique.
Koun Breizh https://memoire-de-bretagne.bzh/
Ti ar Vro Gwened, 3 rue de la Loi - 56000 Vannes
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Commentaires (9)
Ne laissons pas le "rouleau compresseur parisien" poursuivre ses exactions contre notre héritage culturel déjà bien entamé, soyons lucides, réagissons!
Mais tout d’abord, qu’en pense son éminence, monsieur le président du conseil constitutionnel, monsieur richard ferrand, ancien député de la Bretagne à l’Assemblée Nationale ?
Intéressant à savoir.
Ezel Skol Uhel ar Vro ha koumanantet da Istor Vreizh. Marteze e c hellan bezan ezel Koun Breizh. Me gred va zad e oa ezel dija.
Perig Keraod.
Gant plijadur
Puisque nous sommes en démocratie il serait intéressant de savoir quelles sont les personnes qui ont exprimé ce souhait aux élus. Puisque, on est d’accord, en démocratie un élu n’a pas un blanc seing.
Ar maer hag e c'huzul-ker a zo e karg respediñ anvioù-lec'h e-barzh o parrouz.
Ar ze a zo ar re gentañ da damall.
Ces système pernicieux des fausses raisons continue à effacer petit à petit la mémoire bretonne. On supprime, on donne de vagues explications ( en insistant sur la « modernité « des décisions) et on sait que les protestations diminueront puis se tairont. L’exemple du remembrement agricole est un bien mauvais souvenir, une défaite majeure : il a permis l’effacement de milliers de micro-toponymes bretons (lieux-dits, champs, chemins, bois, ruines…). En supprimant le bocage (haies, talus) et en modifiant le cadastre, de nombreux noms liés au paysage et à la langue bretonne ont disparu et avec eux les liens des hommes avec leurs lieux de vie, leurs souvenirs, leur histoire. Cet arrachement a eu lieu à tous le niveaux : topographie, histoire, noms… Soutenons Korn breizh et les gens de Coat-Glaz qui exigent leur droit de la commune de Locmaria Plouzane. Chaque combat perdu est une défaite irréparable, la poursuite de l’érosion qui ronge la véritable culture bretonne pour ne tolérer que les manifestations folkloriques et touristiques, dans le mépris des décisions internationales d’ailleurs.
Cette épuration ethnique là (tilde, immersion, toponymie, ...) doit beaucoup à un ancien ministre de l'Education nationale et à une ancienne sénatrice puis ministre déléguée à l'intérieur devenue membre du CC.
Désolant !
A
Daoust hag en ez eo bet savet roll ar c'humunioù hag o deus asantet da freuzan glad hon anvioù lec'h?
N'ouzon ket ma vije moaien da c'houlenn digant ofis ar brezhoneg da zastum an holl anvioù kozh araok ma vefent diskaret evit gellout lakaat anezho endro an abretan ar gwellan.
Ha kaset eo bet d'an holl vaered ur lizher titourin evit kizidikaat anezho war an dra-man?
N'on ket ur maout war an tech fall bet kemeret n'eus ket pell zo evit chench an anvioù lec'h e parrezioù zo. Evidon-me, kelaouin an holl dud e-karg a zo ar bazenn gentan evit boulc'han an dorzh.
A galon.
Quel désastre.
Nous n’avons plus qu’a constater que la culture bretonne est pratiquement morte(dans langue peut on encore parler de culture), que le peuple breton est également mort ( il n’existe plus de conscience bretonne). Un escargot contre un rouleau compresseur.