
L'UNPO, Organisation des Peuples et Nations non représentés, relate la Fête des Libertés Bretonnes dans un communiqué du 26 mai 2026, sur son site internet. Voici le lien de l'article et ci-dessous une traduction en français.
L'UNPO, Organisation des Peuples et Nations non représentés, relate la Fête des Libertés Bretonnes dans un communiqué du 26 mai 2026, sur son site internet. Voici le lien de l'article et ci-dessous une traduction en français.
Le lien de l'article: https://unpo.org/minority-group-delegations-unite-at-first-breton-freedom-festival-in-a-show-of-solidarity-among-frances-unrepresented-peoples/
L'article en français :
Des délégations de groupes minoritaires s'unissent au premier Festival de la Liberté breton en signe de solidarité avec les peuples sous-représentés de France.
Les 16 et 17 mai 2026, la première Fête des Libertés Bretonnes s'est tenue à Saint-Aubin-du-Cormier, en Bretagne.
Ce festival intervient à un moment crucial pour l'identité bretonne. Le breton, langue celtique, est parlé dans le nord-ouest de la France depuis plus de 1 500 ans, mais il est aujourd'hui confronté à une menace existentielle. Le nombre de locuteurs diminue fortement et les efforts de plaidoyer ont été systématiquement bloqués par l'État français, au motif que la reconnaissance du statut de langue minoritaire mettrait en péril l'indivisibilité de la République. La France demeure l'un des rares pays européens à ne pas avoir ratifié la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires ; un refus qui prive le breton, au même titre que le basque, le corse, le catalan, l'occitan et les langues autochtones des territoires d'outre-mer français, des protections dont bénéficient des communautés comparables sur le continent.
C'est dans ce contexte que des délégations du Pays basque et de Catalogne ont rejoint les militants bretons à Saint-Aubin-du-Cormier. L’Union pour la Libération de la Guadeloupe et la délégation corse Nazione ont également envoyé des contributions écrites au festival. Deux thèmes ont structuré les débats : le logement et la langue. Ce sont deux domaines où les communautés minoritaires en France sont confrontées à des désavantages structurels et où le lien entre survie culturelle et autonomie politique est le plus vivement ressenti. Entre les conférences et les festivités, les participants ont partagé leurs expériences, recensé les obstacles communs et commencé à réfléchir à la manière dont une approche coordonnée pourrait donner plus de poids à leurs communautés dans les négociations avec les États qui les gouvernent. La combinaison de débats formels, d’échanges culturels et de musique proposée par le festival a illustré que la préservation de la culture n’est pas seulement un projet politique, mais aussi une réalité vécue, qui se nourrit de la pratique, de la célébration et de la transmission intergénérationnelle autant que du plaidoyer.
Pour l’UNPO, la portée de ce rassemblement dépasse largement le cadre des participants directs. Ce qui s’est passé en Bretagne a démontré l’une des convictions fondamentales de l’UNPO : les peuples non représentés confrontés à l’effacement culturel ont à la fois le droit et les moyens de construire les réseaux de solidarité que les institutions formelles leur refusent souvent.
Les organisateurs du festival remercient chaleureusement tous les participants. La Fête des Libertés Bretonnes est prévue comme un événement annuel, la deuxième édition étant prévue pour 2027.
UNPO
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Rappel de KAD:
Notre Parlement a été réveillé pendant six ans... pour se rendormir pendant 226 ans ?
https://abp.bzh/notre-parlement-a-ete-reveille-pendant-six-ans-pour-se-rendor-75396
Le site de KAD :
https://www.parlementdebretagne.org/
Commentaires (49)
Je ne suis pas sûr que la ratification de la la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires par la France serait une bonne chose pour le breton.
Une telle ratification suppose que les États identifient généralement les zones où ces langues sont traditionnellement utilisées.
Si tel est le cas, il apparaîtra de manière évidente que le breton n’est pas la langue régionale historique de toute la Bretagne, ni administrative, ni, encore moins, de la dite Bretagne historique.
Concernant les "libertés bretonnes", il s'agit, avant tout comme le suggérait Yvon OLLIVIER dans une précédente chronique, des privilèges provinciaux dont bénéficiait le Bretagne, province d'Etats.
On a le droit de demander le maintien de ces privilèges, ce qui revient à renier les valeurs de la révolution française en terme d'égalité.
Pourquoi pas, mais il faut assumer.
A propos de nos langues: Le Breton est parlé en Bretagne armoricaine au moins depuis l'arrivée des Bretons de l'île de Bretagne... Cet exode a commencé à la fin de l'empire romain, (même avant sur un plan militaire), un bon millénaire avant l'annexion de la Bretagne par la France... et la deuxième langue de Bretagne, le Gallo, provient également du Gallo-romain, mélange des langues celtique et romaine... également un millénaire avant l'annexion de la Bretagne par la France... C'est la troisième République de Jules Ferry qui a imposé le monolinguisme français obligatoire et exclusif, à tous les enfants de Bretagne et d'ailleurs... et sonné le glas de nos langues historiques, qui aujourd'hui pour ne pas disparaître, ont besoin de reconnaissances fortes, et de moyens pédagogiques conséquents, pour inverser la tendance.
Le français, langue royale, devient une langue juridique et administrative avec l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539. Sept ans aprés l'Edit d'Union de François 1er, qui annexe illégalement la Bretagne, tout en lui concédant une partie de ses droits inaliénables.. Ces droits seront sans cesse bafoués, jusqu'à être appelés des priviléges sous la Révolution, pour mieux les faire disparaître, tout comme le Parlement Autonome de Bretagne...
Donc réclamer nos Droits et nos Langues, ce n'est que Justice...
Quant à nier les valeurs de la Révolution française, en terme d'égalité, si cette "égalité" a procédé à des massacres de civils en Vendée et Sud Bretagne, à l'utilisation de nos hommes en chair à canon, à une colonisation générale et à un ethnocide et linguicide, est-ce une "égalité" vers le progrés et les valeurs morales et humaines? ou juste un des dogmes fondateurs d'une république centraliste égo-centrée, qui nie jusqu'à notre existence même dans son application du Droit ?
Commencer par se laver le cerveau de toutes les programations mentales et propagandes biséculaires de la république française, sans tomber dans une quelconque nostalgie d'ancien régime, est le premier pas vers nos "Libertés Bretonnes"! Le deuxième pas est l'Union... Le troisième pas, la Construction. Faire ces trois pas ou bien disparaitre...
Un mot en trop dans mon commentaire précédent:
"et la deuxième langue de Bretagne, le Gallo, provient "également" du Gallo-romain, mélange des langues celtique et romaine... " Non, pas également! Le Breton étant une langue juste celtique... ou trés peu romanisée... Quelques mots sans doute... mais nous ne parlons pas de "Britto-romain" comme de "Gallo-romain". Sans doute un linguiste spécialisé nous en dira plus?
Demat, le vieux et le moyen-breton possédaient 600 mots d'origine latine, mots empruntés sur Ynys Prydain, l'Île-de-Bretagne, à l'époque du brittonique indivis (cf. Kenneth H. Jackson). Par la suite le breton a largement emprunté au roman puis au français. Mais, le plus important est le maintien de la syntaxe celtique ; c'est là une "façon d'entrevoir l'univers". Le lexique peut être facilement revu, c'est plus difficile pour la syntaxe (cf. Le sur-emploi de " me a zo "" ; "" te a lavar "" etc. copiés sur le français ''je suis'', 'tu dis' etc.). Du point de vue de cette syntaxe celtique, le breton est remarquable chez les native-speakers (qui auront tous disparu avant 2030) (cf. Jean-Yves Urien). En ce qui concerne le gallo. Il ne s'agit pas de "gallo-romain" ou de 'britto-roman" (terme inventé par Raude). Le gallo est une forme occidentale de la langue d'oïl, il est classé parmi les dialectes romans de l'Ouest. Il n'est pas mélangé de celtique, même si certains termes ont été empruntés au breton et prédemment au gaulois (cf. "bronner"" = 'donner le sein"" (aux animaux), terme connu aussi dans le dialecte mayennais). Dialecte d'oïl, le gallo peut devenir langue par réussite politique. Sa connaissance est à diffuser en haute Bretagne, il caractérise notre pays (mais il ne couvre pas toute la haute Bretagne). Actuellement, les graphies utilisées sont très mauvaises, (ex : pourquoi "qe' et non 'que" ? ; s'éloigner du 'français classique' (école), par réaction, n'est pas toujours le bon choix.). Il faut des romanistes sérieux pour établir un gallo "moyen" ou "unifié". J'en reviens au breton. Le grand problème est celui de la syntaxe celtique à conserver absolument. Ex : comment dire : " le chat a bu le lait "" ??? ... Réponse d'un paysan breton : "aet eo al laezh gant ar c'hazh". Ce n'est pas ce à quoi vous aviez pensé... Ou bien : ti kozh zo ma zad : "voici la vieille maison de mon père"". Formulation tout à fait correcte. C'est sur ce point qu'il faut insister. Le gallois connaît aussi (un peu) ce problème avec les jeunes. Le lexique se retrouve, plus dur pour la syntaxe. Beaucoup de livres d'apprentissage du breton sont à revoir car écrits par des néo bretonnants, eux mêmes enseignés par d'autres néo bretonnants. Ce n'est pas la faute des militants bretons, il y avait urgence à sauver la langue. Roparz Hemon avait misé d'abord sur le lexique, puis 30 ans plus tard, il disait qu'en fait c'était la syntaxe qui était le point majeur. Il nous manque une Académie de la langue bretonne, comme il existe une Académie pour la langue basque. Gwenn ar bed ganeoc'h. YG
Il ne faut par parler du présent avec des valeurs du passé.
Ces 3 demandes suivantes, ne sont pas des privilèges de classes mais des revendications populaires, constantes et récurrentes. La valeur de la République devrait être : La démocratie et non l'effacement de ses peuples.
* Les droits légitimes de la Bretagne actuellement revendiqués sont :
- La Bretagne réunifiée : La France s'est arrogée le privilège de découper la Bretagne et de nous imposer une région, mal découpée, non validée par le peuple. Nous demandons à la France le regroupement des 5 départements bretons dans la même région administrative ce qui correspond à la Bretagne historique.
- Laisser les 2 langues de Bretagne : Brezhoneg et Gallo être enseignées à tous et parlées dans l'espace publique avec des moyens correspondants aux nombres d'habitants de la région. ( 6 millions)
- dans un 2ème temps, retrouver une autonomie locale confisquée par le centralisme de la République Française.
retour des pouvoirs locaux, du parlement de Bretagne et des États de Bretagne (revue version républicaine et avec conditions actuelles).
Les langues structurent les esprits. Freud dit que la langue maternelle est une peau, la peau de l'esprit : on y revient toujours. Elle évolue avec l'esprit. L'esprit c'est le coeur qui souffre comme un damné quand on lui arrache sa peau, un écorché vif. ça ne se soigne pas. au mieux ça devient un délire de persécution contré par un déni, une maladie alcoolique, ou une colère permanente invalidante. Une langue ne meurt pas, elle évolue au fil des besoins et des temps. La vie c'est le mouvement, la vibration des molécules qui font les tissus des êtres et des choses d'une manière époustouflante et naturelle. Nous n'arrêtons jamais de penser les choses de la vie. Religions et philosophies comprises. Notre ennemi est universel : C'est l'esprit de domination qui nous pourrit la vie. Si nous voulons faire triompher la vie, il faut reconnaître ses ennemis pour éviter de leur lécher les pieds. En Bretagne nous nous disputons entre nous comme si chacun était l'ennemi de l'autre. Qui se frotte les mains pendant ce temps -là? Et la fraternité alors? Bref nous n'avons pas fini de souffrir. Et nous continuerons aussi longtemps que nous ignorerons par quels chemins l'esprit de domination avance ses attaques. Oser aller dénicher la cause des causes de nos malheurs ...
@ dominique david .
Je vous réponds : pour l'état français , il n'y a aucune zone à identifier car à ses yeux nous n'existons spas en tant que peuple breton et notre langue nationale non plus : le breton .
Nous sommes tout de mm en 2026 .
La Bretagne c'est à dire le duché qui n'est pas un démembrement de la France qu'il a annexée en 1532 précédée par une invasion en 1487 et 1488 en violation de traités garantissant l'intégrité de son voisin breton .
Quant au respect des engagements pris par le traité du Plessis Macé , toutes les conventions ont été piétinées par l'ancien régime .
Pour ce qui est de la révolution française si le mot égal avait un sens , les langues du pays auraient du l'être au regard de la citoyenneté en acceptant le fait des différences et originalités culturelles à commencer par les langues ce qui possible ailleurs comme en Suisse , au Royaume Uni .
Certes régime qui sont divers mais plus démocratiques et tolérants au point de vu des minorités linguistiques et/ou nationales .
La Suisse n'est pas dans l'UE et pourtant elle le fait ainsi que nos ami(e)s britanniques .
En France on confond trop souvent démocratie et république .
JJ Rousseau , Voltaire vécurent en confédération helvétique face à l'oppression politique pendant des années sous l'ancien régime absolu . Au début le Révolution fabriqua la Terreur politique , la peur , les massacres , la guerre civile .... Mme Olympe de Gouge perdit la vie pour ses écrits et son engagement politique . La fraternité , l'égalité , la liberté là dedans ?
La Révolution a créé des dogmes et mis en sujétion bien des gens : égalité culturelle , droits des femmes , droits des natifs des peuples d'outre mer , droits religieux , ces libertés ont été bafouées par celle-ci . Combien d'exactions a-t-il fallu pour obtenir la domination de tous ces peuples maltraités encore ?
La France se fait une haute idée de ces principes qu'elle veut encore étendre au monde entier le fait-elle ?
La Bretagne est demeurée une colonie culturelle. Je le regrette .
La France est diverse et le sera de plus en plus , l'arabe est la deuxième langue du pays par exemple , c'est une réalité et le nombre de locuteurs croient .
St Exupéry l'avait compris : " ce qui fait notre richesse ce nos différences " disait -il !
Il reste du chemin à faire dans bien de domaines à faire pour approcher la liberté sans violence et sans haine . Nelson Mandela l'a compris quant il a pris le pouvoir en RSA la suite est moins reluisante car le pouvoir corrompt , Cincinatti le savait à Rome . Quel bonhomme ! çà nous laisse espérer !
AFB-EKB a-du penn-da-benn gt.Kreizh Breizh.Ar goarnamant gall necheul ket al lezennoù etrevroadel o sell deus ar minolerezhioù. [Emglev San Francisco, Karta Europeel ar Yezhoù bihan.].
Forzh penaos Bro C'hall a -vreman man war an diskar ha tu-pe-du ar BVretoned arrufont da gaout ur seurt menrenerezh.Dalc'homp penn ha fizians.
Joa deoc'h oll
La République s'accommode fort bien des rois "qui ont fait la France". Comme quoi l'Ancien Régime ne serait pas un bloc à rejeter tout entièrement, tout comme la Révolution n'est pas un bloc à tout garder. Droit d'inventaire. La Réunification de la Bretagne ne signifie pas le retour à l'Ancien Régime, même si cette revendication s'appuie sur des limites à peu près inchangées depuis les Vikings. Limites qui n'ont jamais correspondu à l'usage de la langue bretonne. L'Etat breton était une sorte de Belgique, ce n'était pas un Etat-nation fantasmé, du genre : un peuple, une langue, un chef. Cet ancien Etat justifie une demande d'autonomie différenciée, avec l'espoir de sauver la langue bretonne par exemple.
Vous avez bien résumé le pr'oblème.
"Limites qui n'ont jamais correspondu à l'usage de la langue bretonne"
On est bien d'accord.
L'un des problèmes, c'est que le nationalisme breton revendique "un drapeau, une langue"...
Le drapeau 'gwenn-ha-du" est de création récente. Il n'existait ni à l'époque des ducs, ni à celle de la province de Bretagne dans le royaume de France post 1532.
Durant la période bretonne de Nantes, le drapeau des ducs de Bretagne était le drapeau "Hermines plain"
La langue bretonne unifiée est également de création récente, dans des circonstances qui ne seront pas développées ici.
Cette langue n'était pas pratiquée dans les limites territoriales mentionnées précédemment.
Dans le pays nantais, hors pratique résiduelle dans la presqu'île guérandaise, la pratique du breton n'existait qu'à partir du 19 ème siècle, via les migrations de travailleurs pour les chantiers navals et les industries de la basse-Loire.
Les travailleurs bretons cotoyaient d'autres travailleurs migrants, venus du Portugal, de Pologne, entr'autres.
A noter que dans une commune comme Couêron, les mariages entre polonais et bretonnes (voire vice-versa) étaient courants.
"Cet ancien Etat justifie une demande d'autonomie différenciée"
Cet Etat, qui a existé de 851 à 1532, n'était pas indépendant au sens ou on l'entend aujourd'hui.
A cet époque, existait le système féodal suzerain / vassal.
Les rois/ducs de Bretagne ont toujours été des vassaux.
Dans certaines périodes, ils ont su, habilement, jouer de la rivalité France - Angleterre (Plantagenêts, Monfort) pour jouir d'une certaine autonomie, proche de l'indépendance.
Tout cela c'est terminé avec François II, dernier duc régnant de Bretagne.
Comme ses prédécesseurs Monfort, il a refusé l'hommage lige au roi de France.
Il a fait partie de la ligue du bien public avec Charles le Téméraire visant à éliminer Louis XI.
Une fois la guerre de 100 ans terminée, Louis XI s'est occupé de ses principaux adversaires, en premier le duc de Bourgogne Charles Le Téméraire puis François II, défait par le fils de Louis XI, Charles VIII (et la fille de Louis XI Anne de Beaujeu)
Suite à la défaite de François II à Saint Aubin du Cormier et au traité du Verger, des contraintes matrimoniales ont fait perdre la main des successions aux ducs de Bretagne.
Résultat : traité d'alliance en 1532. Le duché de Bretagne intègre le domaine du royaume de France.
L'idépendance de la Bretagne à l'époque du duché était donc toute relative et ne saurait justifier une demande d'autonomie différenciée, à ce titre.
Ne parlons pas de la période "Province de Bretagne" dans la monarchie française absolue et de droit divin.
Il y aurait des langues? qui auraient le droit d'être hégémoniques et d'autres qui n'auraient le droit que de reculer, jusqu'à être noyées dans l'océan, c'est çà votre conception de l'égalité ????
"Les rois/ducs de Bretagne ont toujours été des vassaux."
Euh non.. Pas nos rois qui ont mis de véritables raclées militaires continuelles aux Francs... Agrandissant de façon considérable leur royaume, de victoire en victoire... Seul l'invasion des vikings, aprés le meurtre de Salaün, y a un mit un terme... Parmi nos ducs, certains devant leur place au roi de France ou d'Angleterre, ont été inféodés, il est vrai. Mais beaucoup d'autres ont été totalement indépendants, malgré une légère apparence formelle d'hommage, jouissant de tous les pouvoirs régaliens... Armée, Droit et Justice, Monnaie, Politiques intérieures et extérieures, etc.. sans rendre de comptes particuliers au roi de France ou d'Angleterre... Le Duc était roi dans son duché, avec cependant les prémisses d'un parlement Breton, en sorte de Principauté parlementaire... Face à une monarchie française plus monobloc et absolue, sans pouvoir parlementaire indépendant... avec bien sûr des différences ou nuances selon les rois... L'annexion de 1532 nous fera passer d'indépendance à autonomie.. La Révolution française, d'autonomie à soumission... Soumission et impuissance toujours actuelles...
Le premier « roi de Bretagne », Nominoë, avait été nommé « missus impertatoris (représentant de l’empereur) » par Louis 1er le Pieux, fils de Charlemagne, pour la Bretagne originelle, n’intégrant pas les marches de Bretagne (pays nantais, rennais, de Retz), zones de défense carolingiennes.
A la mort de Louis 1er le Pieux en 840, Nominoë s’oppose à Charles le Chauve, fils de Louis 1er le Pieux ayant hérité de la Francie occidentale.
Il s’y oppose militairement avec succès à la bataille de Ballon (845).
Puis défait militairement Charles le Chauve à la bataille de Jengland, suivie du traité d’Angers qui annexe les marches de Bretagne au royaume de Bretagne.
Erispoë reconnait Charles le chauve comme suzerain.
Donc effectivement, à cette époque, les rois bretons mettent « des raclées militaires » au roi de France.
Et donc, si j’ai bien compris votre propos, ça, c’était bien.
Et quand, plus de 6 siècles plus tard, Charles VIII / Anne de Beaujeu mettent une raclée militaire à François II à Saint-Aubin du Cormier, suivi du traité du Verger verrouillant la succession des ducs de Bretagne sur le plan matrimonial et permettant l’union de 1532, ça, c’était mal.
Les règles de l’époque n’étaient pas exactement celles d’aujourd’hui.
Pratiquement tous les pays européens d’aujourd’hui se sont construits, à différentes époques, selon ce processus.
Les niveaux d’autonomie accordés aux territoires annexés/agglomérés varient d’un pays européen à l’autre.
Et là, il peut y avoir débat.
"Erispoë reconnait Charles le chauve comme suzerain." Et bien non, au contraire! Aprés la victoire de Erispoë à Jengland (851) sur Charles le Chauve, il obtient de ce dernier la reconnaissance du titre royal. Etre roi de Bretagne reconnu par le Roi de Francie, ce n'est pas un signe de vassalité mais d'égalité de statut et de fonction, sur deux territoires voisins, mais indépendants de fait!
"Donc effectivement, à cette époque, les rois bretons mettent « des raclées militaires » au roi de France.
Et donc, si j’ai bien compris votre propos, ça, c’était bien." ??? Ais-je dit que c'était bien ou mal? C'est juste factuel... Historique! Le Breton peut en sourire, c'est autorisé, le jaco le nier et s'en exaspérer... C'est autoriser aussi, mais cela se remarque... )))
"Et quand, plus de 6 siècles plus tard, Charles VIII / Anne de Beaujeu mettent une raclée militaire à François II à Saint-Aubin du Cormier, suivi du traité du Verger verrouillant la succession des ducs de Bretagne sur le plan matrimonial et permettant l’union de 1532, ça, c’était mal."
Oui, tout à fait: guerre d'invasion illégale et illégitime, aux conséquences actuelles toujours présentes: La Bretagne divisée en deux parties administratives ( 44 et les 4 autres départements), en coupe réglée coloniale en tous domaines, sans autonomie ni parlement, sous un joug ethnocidaire dévastateur... Oui, bien sûr que c'est mal! Au niveau du Droit international en tout cas, sans aborder notre moindre subjectivité moralisante... Accepter cela, c'est accepter toutes les annexions de force dans le monde.. Passée et à venir...
A l’époque carolingienne, la notion de vassalité telle qu’on l’entendait dans le système féodal à partir des Xème-XIème siècle n’existait pas.
Existaient, en revanche des pratiques de :
• reconnaissance de l’autorité du roi sous les mérovingiens
• reconnaissance de suzeraineté avec paiement de tribut (Pépin d’Héristal)
Les relations entre Erispoë et Charles le chauve obéissaient aux règles du commendatio carolingien, avec engagement de fidélité.
Ces règles ont été prolongées sous Salomon.
Votre dichotomie « gentils régionalistes » vs « méchants jacobins » est caricaturale.
Je pense que votre analyse est biaisée par l’idée que, dès l’origine, la Bretagne du duché constituait un ensemble homogène qui, en 1532, a été annexé par le royaume de France.
Evidemment, il n’en est rien.
Je suis nantais.
Mon pays nantais a été successivement (sans remonter à la Préhistoire) :
• tribu gauloise des Namnètes
• territoire gallo-romain après Alésia
• territoire conquis par les francs à l’époque mérovingienne
• partie de la province carolingienne des marches de Bretagne, zone de défense contre les attaques bretonnes
• annexé par les bretons en 851
• occupé par les vikings pendant presque 100 ans
• réintégré dans le royaume de France en 1532.
• Puis la République française en 1789.
Pour reprendre vos propos, mon pays nantais a été annexé de force en 851.
Et votre pays breton, annexé de force en 1488 / 1532.
Et comme vous le dites, c’est factuel.
Cher(e) Dominique David (Homme ou femme? ), votre insistance à débattre m'honore et m'amuse.. Allons-y! ))
"Votre dichotomie « gentils régionalistes » vs « méchants jacobins » est caricaturale." !?
"gentils régionalistes": C'est vrai qu'ils sont gentils et un peu mous du genou...
"« méchants jacobins » ": c'est un pléonasme... Le jacobin n'a ni foi ni loi autre que sa république une et indivisible qui ne supporte aucune contradiction... Toutes les avancées notables de cette république vers ce qu'elle est aujourd'hui, se sont faites de façons non démocratiques, par le mensonge et la manipulation, la force et la contrainte, contre l'avis du "Peuple de France" et surtout contre celui des peuples des cultures minoritaires originelles de l'hexagone... C'est pour cela que les jacobins ne parlent que de république, jamais de démocratie...)))
Donc caricaturale? Non même pas... Une sinistre réalité. Une pyramide de corruptions et de prébendes, qui ne tient que par la propagande et la manipulation de tous, via les médias aux ordres.
Visiblement vous tenez à ce système jacobin.. Vous en croquez?
Se définir comme d'abord Nantais veut tout dire... Vous cautionnez donc la partition de la Loire Atlantique (Loire Inférieure) par décret de Pétain de 1941 avec l'accord des Nazis? Comme tous les jacobins actuels, qui ont gardé précieusement cette partition de la collaboration dans la construction régionale administrative française... On peut donc dire avec un peu d'ironie, que tous les jacobins d'aujourd'hui sont des "fils de Pétain"...))
Savez vous que votre grand maître Robespierre voulait éradiquer toute la population de l'Ouest non francophone? Il a été arrêté par la lame de la guillotine, fort heureusement... mais il a été imité ensuite par beaucoup de dictateurs sanguinaires dans le monde, malheureusement...
Personellement, contairement à vous, je suis Breton selon cette formule: Je suis un être humain, de nationalité bretonne, administrativement français par la force des choses (pour l'instant du moins), européen convaincu, mais pour une Europe solidaire des Peuples, et non des banquiers et élites corrompus, reconnaissant toutes les cultures et nations du monde, si elles reconnaissent en retour ma culture et ma nation bretonnes.
Vous avez choisi le mauvais camp: votre France jacobine surendettée depuis Pompidou aux ordres de Rothschild (comme tous les Présidents à suivre), est en train de s'étioler lentement et surement sous nos yeux... Cela est factuel aussi! Ce sera bientôt un lointain mauvais souvenir.. Les Bretons eux seront toujours là... comme depuis mille cinq cent ans.
En fin, les limites territoriales historiques de la Bretagne ont la plus grande longévité connue, hors les îles bien sûr: De Nominoë à nos jours, plus de 11 siécles: 1181 annés exactement depuis la victoire de Ballon à nos jours de 2026, sans compter bien sûr votre partition de collabos. Allez chercher mieux ou autant pour un autre pays dans le monde (hors îles). Même le territoire hexagonal de votre France jacobine centraliste n'est fixé que depuis le traité de Paris avec l’Italie (1947), dernière révision globale de sa frontière... Vos certitudes sont un véritable gruyère que j'adore manger... Continuez à argumenter je vous prie, notre débat est instructif pour la jeunesse, majoritairement désinformée par votre éducation nationale et vos médias subventionnés par nos impôts! ))
A suivre, avec plaisir! ))
L'union dont vous parlez n'existe pas.
Il s'agit d'un édit royal faisant suite à une annexion militaire.
Dominique,
si j'ai bien suivi votre argumentaire, il est normal et légitime de considérer l'ancien français qui descend de la langue romane comme langue nationale sur des territoires où il n'était pas pratiqué sachant que son aire de diffusion se limitait au 11ème et 12ème siècles à la cour de paris et à la région d'Orléans? En revanche il ne serait pas recevable de considérer le Breton comme langue nationale parce que certains territoires de l'Est de la Bretagne ne l'utilisait pas au moment de son extension maximale?
Est ce la une position historique ou plutôt votre vision politique de la supériorité flamboyante du Français par rapport aux langues des autres peuples périphériques au domaine royal? Vous parlez du Gallo comme une langue de Bretagne alors qu'il est un dialecte de la langue d'Oil dont aucun linguiste de renom ne sait où il commence tant sa proximité avec le mainiot, l'angevin... en fait un dialecte indifférencié dans l'Ouest. Votre érudition historique est remarquable mais manque parfois de neutralité.
A galon
Merci de nous donner la définition d'une langue et la définition d'un dialecte.
pour rappel, être breton et être brittophone sont 2 choses différentes. Le plurilinguisme existe dans différents pays comme la Bretagne mais aussi la Suisse et la Belgique parmi d'autres cher Mr David.
Le monolinguisme en revanche est une donnée idéologique, culturelle et politique française. Certains responsables se targuent de ne parler qu'une langue et le moins que l'on puisse dire c'est que l'on ne produit pas que des génies de cette manière...
Ainsi le pays de Nantes est indéniablement Breton mais son espace culturel n'est que partiellement brittophone.
Il n'y a pas de débat sur ce sujet y compris avec les jacobins a priori donc fait un effort car votre cheminement est pour le moins poussif...
Le nationalisme breton s'inspire du concept de l'Etat-nation inventé par la France, ce qui est paradoxal.
Démontrer que l'Etat breton n'aurait pas été totalement indépendant infirmerait une demande d'indépendance, mais pas une demande d'autonomie différenciée.
1532 : seulement un édit, pas un traité.
@ Dominique David .
La Bretagne royale , puis ducale n'est pas un démembrement du royaume de France donc un état , la Bourgogne un état royal ( dépendant de la st Empire Germanique ) puis ducale et l'était et donc fief 1477, vassale de la France , la Franche Comté bourguignone territoire annexée en 1678 par Loeiz Pevarzeg Luis XIV .
Faut-il rappeler encore une fois que la Francie devenue France est un démembrement de l'Empire de Charlemagne d'Occident , égal à celui de la Franconie et celui de la Lotharingie traité de Verdun en 843 car le successeur de celui -ci Louis le pieux ne pu maintenir l'unité .
La France et ensuite une suite de formations dues à la politique agressive et aux guerres multiples successives ...., le domaine royal en 1198 couvre l'île de France , l'Orléanais et une partie du Berry .
sous Philippe Auguste Roi de France . La France se réduit à l'est à La Saône et au Rhône . De la Normandie à l'Aquitaine ce sont les Plantagenêts qui les détiennent ...
La Bretagne ne menace aucunement l'unité de la France du fait de la pratique de la langue bretonne au passé comme au présent , le français a été imposé sur 3 , 056 000 habtants en 1911 :1, 550 00 parlent le breton , une politique systématique d'éradication , d'humiliation , d'arrachement a été pratiqué par l'état envers les populations de cette langue ....
Taine Hyppolite ,philosophe , homme du 19ème a écrit 2 pages fulgurantes sur les Jacobins , le comité de Salut Public et ses membres dont l'aristocrate Maximilien de Robespierre .
" Ce sont nos Jacobins , ils naissent dans la décomposition sociale ainsi que les champignons dans le terreau qui les fermente " ." Son principe au Jacobin est un axiome de géométrie politique qui porte en soi sa propre preuve , car comme les axiomes de la géométrie ordinaire , il est formé à quelques idées simples , et son évidence s'impose d'un coup à tout esprit qui pense ensemble les deux termes dont il est l'assemblage , l'homme ne général , les droits de l'homme , le contrat social , la liberté , l'égalité , la raison , la nature , le peuple , les tyrans , voilà les notions élémentaires précise sou non , elles remplissent le cerveau du nouveau sectaire , souvent ne sont que des mots grandioses et vagues , mais il n'importe ! " .
" Des hommes réels nul soucis , il ne les voit pas , il n'a pas besoin de les voir , les yeux clos , il impose son moule à la manière de l'homme qu'il pétrit , jamais il ne pense à se figurer d'avance cette matière multiple , ondoyante te complexe , des paysans , des artisans , des bourgeois , des curés , des nobles , dans leur garni , bureau , dans leur presbytère , dans leur hôtel , avec leurs croyances invétérées , leurs inclinaisons persistantes , leurs volontés effectives ".
"Rien de tout cela ne peut se loger dans on esprit , les avenues bouchées par le principe abstrait qui s'y étale et prend pour lui seul toute la place . "
"Si , par le canal des oreilles ou des yeux l'expérience présente y enfonce de force quelque vérité importune , elle ne peut subsister ; toute criante et sanglante qu'elle soit , soit il l'expulse ; au besoin il la tord et l'étrangle , à titre de calomniatrice parce qu'elle dément un principe et vrai en soi " .
"Tout son vocabulaire consiste en une centaine de mots , et toutes les idées s'y ramènent à une seule , celle de l'homme en soi , des unités humaines , toutes pareilles , égales , indépendantes , et qui pour la première fois contracte ensemble , voilà sa conception de la société" .
"Il n'y en a pas de plus écoutée , puisque , pour la former , il a fallu réduire l'homme à un minimum , jamais cerveaux politiques ne sont desséchés à ce degré de parti-pris " .
" Mais il s'agit de prendre d'assaut le pouvoir ou d'exercer arbitrairement la dictature .. , le Jacobin sait tout du gouvernement légitime et quelles ont les bonnes lois , pour bâtir comme pour détruire , son procédé rectiligne est le plus prompt et énergique . Car , il faut de longues réflexions pour savoir ce qui convient aux 26 millions de Français vivants , et il faut qu'un coup oeil pour savoir ce qu veulent les hommes abstraits de la théorie " .
" En effet , la théorie les a taillée tous sur le même patron et n'a laissé en eux qu'une volonté élémentaire , par définition l'automate philosophique veut la Liberté , l'égalité , la souveraineté , le maintien des Droits de l'Homme , l'observation du contrat social ."
"Cela suffit . : désormais on connait la volonté du peuple et on la connaît d'avance , par suite on peut agir sans consulter les citoyens , on n'est pas tenu d'attendre leur vote " .
" Leur ratification est certaine , si par hasard elle manquait , ce serait de leur part ignorance , mépris ou malice et alors leur réponse mériterait d'être considérée comme nulle , par précaution et pour leur &éviter la mauvaise , on fera bien de leur dicter la bonne " .
" C'est pourquoi loin de se considérer comme un usurpateur ou un tyran , il s'envisagera comme in libérateur , comme le mandataire naturel du véritable peuple , comme l'exécuteur de la volonté générale , il marchera avec sécurité dans le cortège que lui fait ce peuple imaginaire , de smillions de volontés métaphysiques qu'il a fabriquées à l'image de la sienne le soutiendront dans leur assentiment unanime , et il projettera dans le dehors , comme un choeur d'acclamations triomphales l'écho intérieur de sa propre voix " !
Taine " Des origines de la France comtemporaines : la Révolution " .
Je ne sais plus qui a dit:
"Une langue, c'est un pâtois avec une armée.."
Il en va de même pour toute chose: géo-politique, culture, économie, religion...
L'humain vit toujours dans la loi du plus fort (et du plus corrompu), jamais du plus vertueux...
D'où le chaos permanent et destructeur, toujours actuel...
Il est indéniable que les rois capétiens (941-1850), n’ont eu de cesse de vouloir agrandir le domaine royal.
A la fin pitoyable de la dynastie carolingienne, les féodalités locales (duchés, comtés…) avaient repris le dessus par rapport au royaume des francs qui se résumait aux territoires que vous citez.
Sauf que, peu d’années plus tard (1204), le roi des francs, Philippe Auguste reprend la Normandie aux anglo-Plantagenets.
Dès lors, il passe de roi des francs (avec le domaine royal que vous avez décrit) à roi de France, avec un domaine royal significativement agrandi.
A partir de là, le duché de Bretagne se soumet, selon les règles féodales, au royaume de France, jusqu’à la guerre de succession, proxy local de la guerre de 100 ans avec les Monfort soutenus par les Anglais et les Blois / Penthièvre soutenus par le roi de France.
Le roi de France chasse les Anglais et gagne la guerre de 100 ans.
Il défait les uns après les autres, les alliés (Bourgogne, Bretagne) des Anglais et s’approche, avec quelques différences notables, du territoire de la Francie occidentale carolingienne.
Effectivement, la Bretagne ne menace aucunement l'unité de la France du fait de la pratique de la langue bretonne au passé comme au présent, tant qu’elle se cantonne au domaine culturel.
Là ou ça se complique, c’est quand on veut faire croire que la langue bretonne est la langue régionale de la Bretagne historique, faisant l’impasse sur le gallo.
Et qu’au nom d’une unité historique et culturelle fantasmée, on veut imposer une unification administrative de territoires qui, depuis longtemps, ont tracé des routes différentes mais également collaboratives et complémentaires.
En 1532, la Bretagne est annexée mais pas démembrée : Nantes et Rennes restent bretons.
En 1789, la Bretagne n'existe plus sur le papier : aucune différence entre la Loire-Atlantique et le Finistère.
En 1919, première régionalisation basée sur des regroupements de CCI
En 1938, modification de ces regroupements, nommés alors Bretagne et PDL en contradiction avec la géographie
Anne, sans doute une erreur sur votre date de 1938.. 1958?
Voici ce que je trouve de mon côté:
L'histoire de la région « Pays de la Loire » débute avec le décret du 30 juin 1955, qui prévoit l'établissement de programmes d'action régionale dont l'objectif est de « promouvoir l'expansion économique et sociale ». L'arrêté ministériel du 28 novembre 1956, publié au Journal officiel du 6 décembre 1956, en précise le cadre.
Avant 1956 l'histoire est celle des différents territoires historiques qui la compose:
le Maine-et-Loire qui s'étend sur l'ancienne province d'Anjou,
la Mayenne et la Sarthe sur l'ancien comté du Maine,
la Vendée qui se situe dans l'ancien Poitou,
et enfin, la Loire-Atlantique qui se trouvait partie intégrante du duché de Bretagne.
Je confirme la date du 28 septembre 1938. Consultable sur legifrance.
Wow spontus eo! Trugarez vras deoc'h Anne!
Plus on creuse sur les jacos, plus le fond descend...)))
Finalement ils n'ont même plus "l'excuse" de Pétain et des Nazis...))
Effectivement:
Création de la région économique Pays-de-la-Loire par décret ministériel du 28 septembre 1938, relatif à l’organisation des régions économiques.
C’est la première fois que le terme « Pays-de-la loire » apparait dans le discours politique officiel. Ses limites sont les mêmes que la région actuelle.
Les régions économiques prévues par l’article 18 de la loi du 9 avril 1898 modifiée portent désormais la dénomination de « Chambres régionales de commerce et d’industrie ». Cette appellation se substitue de plein droit à celle de « Région économique » et de « Comité régional » dans tous les textes en vigueur relatifs aux chambres de commerce et d’industrie.
Le 28 septembre 1938 le gouvernement français est:
Le troisième gouvernement d'Édouard Daladier du 10 avril 1938 au 11 mai 1939, succédant au deuxième cabinet du socialiste Léon Blum. Voulant renouer avec la rigueur budgétaire, les radicaux se rallient à la droite, mettant fin de fait au Front populaire...
En 1938, Daladier signe des décrets pas très sympathiques, notamment un décret considérant comme des étrangers les Français naturalisés depuis moins de dix ans. Une période préfasciste en fait, et c'est à ce moment-là qu'on nous sort la B4 et les PDL.
Je préfère le terme montagnard plutôt que jacobin, il exprime la rivalité par rapport à girondin qui contrairement aux idées reçues étaient membres des jacobins et non fédéralistes, au mieux ils étaient favorable à la décentralisation au niveau départemental. Leurs descendant politiques s'apparenteraient à la droite française actuelle. Ces girondins ont la plus grande part de responsabilité dans le déclenchement des conflits contre les autres pays européens, ils avaient voté la mort du roi. Mon commentaire ne représente pas un point de vue mais un rappel historique.
En fait les références aux jacobins ou girondins français peuvent effectivement se perdrent dans les méandres complexes et parfois paradoxaux des réalités historiques...
Un terme simple à comprendre par tous, sans porter le flanc à une critique d'historien est: Suprématistes français! (et bien sûr: centralistes français! ).
Par expérience, je sais qu'ils n'aiment pas, donc cela touche la vérité...))
Et oui, pour les purs jacobins, le terme jacobin est un compliment... )))
Les girondins eux ont été guillotinés...
Suprématistes, c'est une vérité qu'ils n'assument pas... Contraire à leurs valeurs affichées, mais raccord à 100 % avec leurs actions mortifères et affairistes depuis 237 ans... ))
A propos d'actions mortifères et affairistes des suprématistes français: Un agent de renseignement français nous avait infiltrés en l'an 2000, dans notre combat contre le site d'enfouissement d'ordures ménagères sur la partie nord-nord-est du champ de bataille de Saint-Aubin du Cormier...
Un ami militant breton m'avait dit: "quand tu repéres ta taupe, tu la gardes au chaud et tu la travailles gentiment... Sinon il t'enverront une autre encore plus vicieuse..."
Moi la mienne je l'ai travaillée gentiment avec une bonne bouteille de whisky à deux dans une véranda... Lui relaché, moi avec le feu rouge dans le bulbe rachidien...))
A la moitié de la bouteille, dans notre discussion il m'a lâché: "Jean Loup, en France on n'a pas besoin de la Mafia, on a l'Etat !"
J'ai pas réagis, et on a discuté de choses et d'autres...
A la fin de la bouteille je lui envoie: "Au fait, à propos de l'Etat français mafieux, on a toujours les négatifs des trois départs de feux intérieurs de l'incendie du Parlement de Bretagne... "
Sa réaction naturelle immédiate, gros volume sonore et bras écartés:
"Et quoi! On n'a pas fait le ménage!?"
Banco! )))
Enormément de choses à dire sur cet incendie d'Etat...
C'est pas le moment et le lieu ici.. Mais bon, c'est dit!
Les girondins guillotinés oui pas tous, la preuve ce sont eux qui prennent le pouvoir sur la période du directoire après la terreur, et ce jusqu'au coup d'état de Bonaparte.
La vérité révélée!
Comme c’est touchant.
Je ne suis donc plus un « fils de Pétain »?
Haha ben non! Juste un cousin...)))
Vous êtes mon adversaire idéologique, mais vous arrivez à me faire sourire...
Preuve qu'il n'y a pas de haine entre nous... Le débat reste possible, mais bien sûr chacun sur ses positions irréductibles : vous ne serez jamais breton, ni moi suprématiste français..
Il faut de tout pour faire un monde, mais les vôtres tiennent le manche et sont à la manoeuvre de l'intolérance politique... Les miens rêvent d'un monde pluriel, pacifique et propre... juste meilleur...
Les vôtres freinnent des quatres fers, car bien nourris à la gamelle de leurs bons maitres du "Nouvel Ordre Mondial"...
L'avenir sera peut-être trés difficile pour tous... Pour les vôtres comme pour les miens...
Pour les miens, car nous sommes considérés comme bétail négligeable...
Pour les vôtres, car vous êtes considérés comme larbins corvéables à merci... Remplaçables à volonté, quelque soit votre loyauté pitoyable au système...)) Pas de chance non plus...
Finalement, nous aurions peut-être les mêmes intérêts? haha Incroyable...
Vous ne le reconnaitrez jamais ou trés difficilement..
Nous, nous avons la conscience claire et propre!
Le plus magique des luxes, l'indispensable et le plus beau à emporter dans l'aprés mort...
Pouvoir et argent ne suivant pas les âmes nues.. ))
La première mention du terme Pays-de-la-Loire legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000006071345/1938-09-29
L'édit d'Union de 1532 fut appliqué dans un premier temps par la monarchie française , puis attaqué , détricoté concernant les droits et privilèges des "libertés de Bretagne" malgré les protestations bretonnes qui remontaient aux rois , ceux-ci étant préjudiciables au duché de Bretagne devenu province de Bretagne .
Ces violations des traités se font en nommant des administrateurs Français aux postes clef par l'édit de 1579 sous François 1er en nommant les évêques locaux . Claude Dodieu de Velly (1541 à 1551 ) occupant cette charge ouvrit le bal. Des 20 évêques du XVI , XVII et XVIII èmes 5 furent Bretons ...
Henri IV décida d'une levée de fouage qui rencontra une opposition farouche , le blâme fut général celui des Etats qui réitéra ses plaintes au roi , le prince de Codé intervînt : " l'intention du roi n'avait jamais été de porter atteinte aux privilèges de la province , mais tout simplement d'éviter un retard de paiement préjudiciable au service de sa Majesté " ....
Il s'engagea à ne pas publier dédit sans en informer la province .
Louis XIV ( = Loeiz Pevarzeg ) avec l'arrivée de Colbert en 1661au pouvoir aggrava les choses , le 17 septembre 1672 il interdit au Parlement de communiquer aux Etats ( de Bretagne) des actes royaux soumis à son enregistrement , le 24 février 1673 il ajouta une interdiction de recevoir aucune opposition des Etats de Bretagne à l'exécution des lois et à leur enregistrement .
En France à cette époque les contribuables sont épuisés , il fallait trouver d'autres ressources financières ...Des atteintes brutales vont voir jour , avec les édits sur le tabac , le papier timbré la vaisselle d'étain exécutoires le 04 août 1673 , , le 10 octobre et le 14 novembre 1674 respectivement .
En tout il y en aura 20 édits en 3 ans frappant la Bretagne ...
Un crise majeure éclate en Bretagne le jeudi de la semaine de Pâques , le 18 avril 1675 toute la Bretagne s'enflamme " Bonnets rouges" et" Révoltes du papier timbré" , des émeutes à Rennes puis 1/3 de la ville est dévastée par les régiments royaux à laquelle la pouvoir monarchique appliquera une répression féroce . Le Duc de Chaulnes gouverneur agissant au nom du Roi Soleil , pendaisons , exécutions au hasard , galères , d'autres roués de coups Madame de Sévignée " On a pris , 60 bourgeois .... " traités dans de conditions similaires .
A Nantes le malheureux Goulc'han Salaün sonna le tocsin pour prévenir les habitants de l'arrivée des troupes royales , les pendaisons faisaient plier le branches des arbres sous le poids des corps de Nantes à Montaigu .
Tout çà pour servir le prestige , les guerres , la caste , les ambitions ....
Montesquiou déclare " Il faut faire oublier aux esprits de cette province qu'ils ont indépendants " .
La Révolution française a détrôné le pouvoir monarchique absolutiste , mais a commencé dans la Terreur , la guerre civile , les conquêtes de 1789 à 1795 , d'un tyran à un autre de Robespierre à Bonaparte 1815 marquant la fin de l'Empire . Le Jacobinisme sévit depuis .
Suivrons -nous les destins de nos frères Gallois , Irlandais et Ecossais qui veulent s'émanciper ?
Vous dites La Révolution française a détrôné le pouvoir monarchique absolutiste , mais a commencé dans la Terreur
Non la terreur c'est en 1793, de 1789 à septembre 1792, c'était le régime de la monarchie constitutionnelle, cependant c'est bien au début de la révolution qu'ont été abolis les états de Bretagne, donc une certaine autonomie. Avant de devenir jacobin, ce club s'appelait le club breton, ce n'est pas pour rien. Le refus de la noblesse bretonne et du haut clergé de démocratiser les états de Bretagne en 1788 est pour partie à l'origine de la perte de l'autonomie, et de fait une opportunité pour le pouvoir central de museler l'avenir de la Bretagne. La république, puis la période bonapartiste que l'on oublie souvent, ne sont que la continuité de la volonté hégémonique de la monarchie française depuis sa naissance. Justement la révolte des bonnets rouges aurait dû servir d'avertissement pour l'aristocratie bretonne et le haut clergé qui ont été plus ou moins complices dans la répression de cette révolte.
Le Clissonnais, ce n'est pas le pays bigouden, mais le Coglais (au nord-est de Rennes) pas davantage. Pourtant, personne ne prétend que le Coglais ne serait pas en Bretagne. La Bretagne n'a pas d'unité culturelle (à part les hermines ou le culte de Sainte-Anne et de Saint-Yves) mais elle a une unité géographique et historique.
Je ne comprends pas pourquoi le mouvement breton avance des arguments culturels, sous prétexte qu'il y a des bagadoù en Loire-Atlantique. D'autant que les bagadoù, ce qui les intéresse, ce sont les subventions de Grosvalet.
Je n’ai pas bien compris votre argumentaire.
Concernant la Loire-Atlantique, sur le plan historique, elle a une part bretonne, c’est indéniable, mais une part seulement et sur le plan géographique, ce qui la rattache à la Bretagne ce sont le massif armoricain et les côtes de l’Atlantique.
En dehors de cela, et pour rester sur le plan géographique, la Loire-Atlantique est très liée à la Loire et à l’Atlantique, comme son nom (depuis 1957) l’indique.
La statue de la place royale à Nantes, hommage à ce qui a fait la fortune de la ville et inaugurée en 1865 (environ), en est le symbole.
Les géographes qui ont construit les régions économiques Clémentel en 1919, aboutissant au décret de 1938, ont fait la même analyse.
Je n’ai pas à vous convaincre, sinon du bienfondé mais des évènements, vous en faites régulièrement état sur ABP dont dans le fil des réponses au présent article.
Précision : celui qui distribue les subventions du département n’est plus aujourd’hui Grosvalet, devenu sénateur, mais Ménard.
Bizarrement vous avez fait un petit oubli!!! Dans les régions économiques de 1919 le Morbihan était associé à la Loire Atlantique, je suppose que ce dernier département ne doit pas être breton non plus ????
La conception des régions économiques, sous la IIIème République a été confiée à des géographes, Paul Vidal de la Blache puis Henri Hauser.
Dans le livre de ce dernier, « Les Régions Economiques » paru en 1918 et préfacé par le ministre du commerce Clémentel, tout le processus de réflexion sur la conception de ces régions est détaillé.
Pour les zones qui nous concerne, le livre indique deux points qui posent question :
• Le souhait de la Chambre de commerce de Lorient d’être intégré à la région de Nantes compte-tenu des relations entre Lorient et Saint-Nazaire dans le domaine maritime et naval.
• La possibilité de rattacher la Chambre de commerce de Laval à la région de Rennes compte-tenu des souhaits de développement de la CC de Laval vers le nord.
Dans la carte des régions, dites Clémentel, de 1919, qui n’a jamais été mise en œuvre, les CCI de Lorient et de Laval sont rattachées à la région de Nantes.
Le décret de 1938, abondamment mentionné dans les réponses au présent article ABP, a tranché de la manière suivante :
• Chambre de commerce de Lorient rattaché à Rennes
• Chambre de commerce de Laval rattachée à Nantes
Le découpage régional qui en a résulté perdure aujourd’hui.
Je parlais d'une géographie historique, pas d'une géographie physique. Quant à Grosvalet, il me semble qu'il s'occupe des pompiers, qu'il avait invité le bagad de Saint-Nazaire à se produire pour la Sainte-Barbe.
@ dominique david .Affirmer que le petit Roi de Bourges ait chassé les anglais de France est comique , ces capitaines de guerre Français , Armagnacs , Bretons ont fait le boulot ... lui restait auprès en son château de Chinon . Quant à Jeanne d' Arc , elle qui n'a jamais été bergère , bien entendu , , mais était une fille de sang royal , probablement la fille de Charles VI et de sa maîtresse Mme Odette de Champdiviers selon la demi soeur de Charles VII , l'entrevue de Chinon , qui a été décisive à cet égard , où Jeanne révèle une tare physique au roi propre au Valois , qui démontre ainsi sa légitimité aristocratique .
Jeanne a été valeureuse aux combats , pleine de foi dans sa patrie entourée de courageux soldats à ses côtés et pas des moindres .
Quant à langue française , elle s 'est construite peu à peu grâce a des actes : édits de Villers- Cotterêts en 1539 . La révolution imposa le peuple unique au lieu des peuples de France de l'Ancien Régime , l'école fera le reste sous Jules Ferry au détriment des autres langues de France sous la 3ème République . Ce sont les faits et rien d'autre ....
Quant au pays Nantais baptisé Loire inférieure jusqu'au milieu 20 ème siècle devenu Loire Atlantique , si çà tenait qu'à la géographie , point d'histoire , pas de populations qui y vivent et qui demandent un changement de région qu'elles n'ont pas choisies , les sondages l'attestent favorables à la réunification de la Bretagne .
Personne pour descendre dans les rues pour "les pays de la Loire " imposés , c'est tout .
A croire que le duché , la province de Bretagne n'incluaient pas le pays nantais à vous lire , oui la révolution a créée les départements "sous la houlette démocratique des préfets et sous préfets comme chacun le sait " , le peuple a-t-il été consulté à cette époque , que non ! Ni hier , ni jourd'hui !
Il y a eu 2 moutures pour les nouvelles limites départementales qui ont divisées la Bretagne en 1790 .
Dans les faits la Bretagne n'existe plus en 2026 si l'on se réfère à l'existence de l'état breton pendant au moins 10 siècles jusqu'en 1789 .
Mais on pourrait dire la mm chose pour la France si on vous suit , où sont passés les130 départements français de 1815: ex Bouches du Rhin , le Mont Tonnerre disparus en dépit de l'indivisibilité du territoire , des départements algériens ect ...
En 1815 , le prince Metternich - Winneburg fut magnanime envers la France sur ses frontières et ses conquêtes au congrès de Vienne en 1814 / 1815 et la frontière du Rhin ....
La Bretagne tient son nom de la langue bretonne , du breton . C'est une évidence totale .
Ce n'est pas le roman qui lui donne son nom .
La France tient son nom des Francs . Nul ne va le nier !
L'éducation nationale a imposé la langue unique le français , c'est un acte politique indéniable de l'état jacobin en France car la France est une construction politique centripète , c'est ainsi .
Ailleurs c'est différent Suisse 4 langues officielles , Canada: 2 , Afrique du sud : 7 . RFA : 2 , France 1 . Aucun problème pour eux , chez nous il n'y que des problèmes .
Les Breton(ne)s veulent la diversité et la reconnaissent comme telle .
La britophobie est une maladie déjà ancienne . En Loire Atlantique , elle est manifeste mais pas que
là hélas . Mr Ménard est un mayennais poursuit la politique de ses prédécesseurs tout comme le PDL .
Pour finir ce débat for intéressant , prenons la Vendée qui tire son nom d'une rivière 70 kms assez modeste à l'extrême sud du département actuel dont beaucoup de Français ignore même l'existence et sans doute des Vendéens , si la géographie prime , il aurait du se nommer Le Lay Atlantique ou Deux Lay Atlantique mais il y avait les Deux Sèvres dans le département voisin .
Mais il faillit se nommer Vengé en raison des colonne infernales qui la traversèrent en 1793 .
Nantes Naoned avait à la mm époque son tortionnaire le célèbre Carrier le proconsul (aux pouvoirs limités à L'Ille et Vilaine et la Loire Inférieure ) , dans sa baignoire nationale la première nuit commença le 16 au 17 novembre 1793 où l'on noyait des innocents : la Loire . Il a fallu attendre la mort de Maximilien de Robespierre le : 27 juillet 1794 pour que soit proposée un loi amnistie en France mais pour la Bretagne ce sera en décembre 1794 pour finir les exactions .
A quand une statue pour rappeler ces 20 évènements " noyades collectives" à Nantes / Naoned et surtout ces 4 800 victimes ? Des exécutions massives ne sont pas à oublier par celui qui se faisait nommé par ses collègues " le divin marquis " en catimini .
Références : Histoire de la Bretagne , Jean Markale tome 4 . Edité en 10/ 2004 . 1532 édité en 10/ 2004 " le Grand Traité franco - breton" , Michel de Mauny ; édité en 1971 . Jean Pierre Le mat ; "Histoire de la Bretagne "Edition : Yoran Embanner . " Le Grand bêtisier de l'histoire de France " Edition Larousse 2012 Alain Dag 'Naud , ancien collaborateur du Canard Enchaîné , excellent ouvrage .
Mais les Vendéens sont une partie des bas poitevins . La région Poitou Charentes a disparu en 2014 la Vendée est toujours en PDL . La Loire Atlantique aussi hélas !
@ penn kaled . La prise la Bastille le 14 juillet 1789 se solde par le massacre de 300 gardes suisses , quelques dizaines chez les révolutionnaires .
Puis "la Grande Peur " les atrocités se déchaînent têtes portées en pique à Paris , coeurs arrachés ....le 0 4 août les privilèges sont abolis pour calmer le peuple . Nos députés Bretons ont bernés à la vue des Cahiers de Doléances dont ils étaient porteurs . Ils étaient comme ailleurs délégués mais non élus personnels masculins exclusifs .
La Déclaration des droits de l'homme est adoptée le 26 août 1789 .
9 décembre 1789 création des départements .
Le Roi est ramené avec sa famille ramenés à Paris , ils ont prisonniers des Parisiens aux Tuileries .
Le Roi fuit 20 juin 1791 et est repris à Varennes . Marat échauffe les esprits , une constitution est votée le 14 septembre 1791 , le Roi a un droit de véto , la création d'une république est demandée et la déchéance du Roi .
L'Assemblée législative est créée remplaçant la Constituante .
Le Roi (mr Véto) est déchu le 11 juillet 1791, aux frontières la guerre avec l'Autriche la Prusse .
Prise des Tuilerie le 10 août 1792 la monarchie est morte .
Le 21 septembre 1792 la République est proclamée , la Convention réunit les pouvoirs exécutifs et législatifs .
Victoires de Valmy et Jemmapes .
Du 02 au 06 septembre massacre des prisons ' Massacres de septembre " .
17 janvier 1793 condamnation du Roi , exécution le 21 Janvier 1793 .
Le 10 mars 1793 création du Tribunal Révolutionnaire , instrument de la Terreur . 05 septembre 1793 officialisation de la Terreur .
A partir du 03 mars 1793 guerre de Vendée , 200 000 morts commises par les Colonnes infernales , en réponse au soulèvement locaux ... Tureau , Marceau , Kléber se montrent zélés , Carrier à Nantes " déportation verticale" 230 jours x141 personnes .
Le 06 avril 1793 c'est le Comité de salut public que conduit Maximilien de Robespierre qui voit jour .
31 octobre 1793 exécution des Girondins . Exécutions des Feuillants favorables à la monarchie parlementaire que vous évoquez en novembre 1793 . Fin du débat à ce sujet .
24 mars 1794 exécutions des Hébertistes ( Hébert jugea Robespierre trop modéré ) , 05 avril 1793 celle de Danton et tous ses amis .
08 juin 1794 Fête de l'Etre Suprême .
10 juin 1794 , " La Grande Terreur , les garanties de la défense sont supprimées " . Faut-il rappeler que Maximilien de Robespierre était avocat .
28 juillet 1794 exécution de Maximilien de Robespierre et ses amis . Fin de la dictature de Robespierre .
Quant à aux langues de France , le problème qui nous occupe depuis lors en Bretagne .
Voici une déclaration tranchante de Bertrand Barès député de la Convention concernant les langues des peuple de France " Le fédéralisme et la superstition parlent bas breton , l'émigration et la haine de la République parlent allemand , la contre révolution l'italien , et le fanatisme parle basque , brisons ces instruments d'erreur " .
"Le français étant la seule langue de la liberté " selon l'abbé Grégoire , en outre " Il voulait obliger les futurs époux , obligation de prouver qu'ils savent lire , écrire et parler la langue nationale " .
Combien analphabètes en France en 1795 ? Ce taux devait voisiner 90°/° voir plus ....
L'école viendra au 19ème ....effacer tous les particularisme locaux .
Ombres et Lumières politiques ont parsemé les 237 ans passés , aveuglement culturel et intolérance extrême .
Je mettrai au crédit l'abolition de l'esclavage le 04 février 1794 une décision politique importante , un acte courageux le 04 Février 1794 , l'abolition des droits féodaux .
La B4 et les PDL datent de 1938, mais ce n'étaient que des groupements de CCI. C'est à partir de la régionalisation de 1972 que la B4 et les PDL ont commencé à avoir de la visibilité. Toute une propagande ligérienne se met en place. Il me semble par exemple que Morvan Lebesque ne parle pas des PDL dans son livre "Comment peut-on être Breton ?", écrit avant 1972. Il fustige l'ouest plutôt.
Subjectivité et rappel historique sont très différents.
Certes les montagnards sont des jacobins mais bien des jacobins n'étaient pas des montagnards.
Ce fait implique que l'on ne peut pas remplacer ces 2 termes comme s'il s'agissait de synonymes.
Il est effectivement préférable de dresser un parallèle avec les gauches et les droites actuelles "au conditionnel" puisque les partis politiques n'existaient pas...
Concernant les girondins qui sont aussi des jacobins (tout comme les montagnards donc), ils avaient parmi leurs objectifs la volonté d'équilibrer les pouvoirs (et l'information) en fonction de la modernité de cette époque:
Le Cheval/Le département représentant alors un périmètre idéal. Cela confère de facto au Girondin un regard plus modéré et moderne quant à son rapport théorique au pouvoir.
Pour les plus extrémistes (montagnards car situés en haut de l"hémicycle) soutenus par les sans-culottes, l'objectif principal était celui que nous subissons encore aujourd’hui à savoir la conservation de tous les pouvoirs centralisés sur Paris. Ce qui n'a rien de révolutionnaire puisque la monarchie française utilisait ce type d'organisation depuis ce bon roi Dagobert...
Le directoire, Barras est à la tête de cet organe exécutif. ce n'est pas un Girondin mais un montagnard. Cet homme à joué un rôle important lors de la terreur et a voté POUR la mort du Roi.
Dans sa volonté de mettre fin à la terreur réside tout autant le désir de prendre le pouvoir en éliminant son rival jacobin nommé Robespierre. Apporter aussi une stabilité pour ce régime en réduisant les vives tensions entre les différentes composantes du jacobinisme issues de sociétés révolutionnaires situés dans une mosaïque de peuples qui avaient en commun des revendications humaines et sociales : La France et donc les Français et ses nations étrangères (les Bretons par exemple).
Parmi ces sociétés révolutionnaires, celles qui l'ont emporté sont les "socialismes vainqueurs de la révolution française" càd les "courants" politiques issus de la révolution( et non le socialisme français qui s'organisera concrètement vers les années 1825). Le Girondin n'en fait pas parti puisque son idéologie ne parviendra jamais à s'imposer.
En ce jour 08/06/2026, les partis nationaux qui ne sont pas issues d'une idéologie étrangère (type communisme et variantes) sont LEURS héritiers. Il n'existe donc pas de parti girondin en France et encore moins de force politique fédéraliste évidemment au niveau national puisque le centralisme d'état français n'est rien d'autre qu'un anti-fédéralisme primaire à l'instar de toutes les dictatures. Je ne compte pas le Luxembourg et bien d'autres pays dans le monde qui sont centralisés en raison de leurs petites tailles...Ce qui n'est pas le cas de la France géographique actuelle (+ outre-mer) au sein du continent européen.
Le jacobinisme fut une réponse extrémiste d'ordre politique et social à la monarchie absolue de droit divin.
Le centralisme d'état en France demeure un fer de lance pour la récolte de l’impôt et l'entretien d'une grande armée couteuse qui rassemble différentes nations autour d'une idée: " l'idée de nation" protégée elle même par une construction politique. C'était une grande force unitaire pour relier les hommes et les nations composantes de l'état France voici 240 ans. C'est en revanche aujourd'hui probablement son principal talon d’Achille qui laisse en prime un gout d'inachevé dans la révolution française. Une faiblesse démocratique in fine.
Cette belle idée n'a rien d'éternelle car elle ne peut durer que dans un cadre d'économie sereine à fort pouvoir d'achat ou par de l'expansionnisme militaire ce qui est clairement exclu pour la France actuelle dans la mondialisation.
L'Histoire révèle aussi qu'une nation est bien plus qu'une idée ou un état.
Et résiste bien mieux à l'érosion du temps.
Il existe des personnalités politiques qui sont de nature fédéraliste en France, très rares et donc précieuses mais leurs discours demeurent malgré tout passéiste et simplement Girondin justement...
Je prend pour exemple ce bon monsieur Borloo qui peut être de droite ou de gauche c'est son problème : le fait est que pour ma part je n'ai pas besoin d'un fédéralisme alambiqué en vif en mode province ancien régime.
Pour rappel, avec ou sans la France, la Bretagne reste composée de pays.
Le terme province en revanche est une caricature dénigrante, maladroite et anachronique qui témoigne à mes yeux d'un manque de rigueur. De plus il s'agit d'un terme erroné concernant à minima la Bretagne dans la républik fr.
Paris c'est la France. Paris ne fait pas de fédéralisme car cela signifie de facto une perte de pouvoir et ils ont raison puisque c'est effectivement le cas. Un fédéralisme est engagé par Paris seulement quand cela s'impose aux jacos: la décolonisation est un parfait exemple sur ce point. Vivement la prochaine!
Cordialement.
Les girondins ont t-ils proposé de rétablir l'autonomie de la Bretagne ? Non mais effectivement pour prétexte à leur éliminations ils ont été accusés de fédéralisme. Cependant en dehors des girondins il y a eu des mouvements durant la révolution apparentés au fédéralisme, en particulier l'association bretonne, cependant elle a eu le tort de rester trop aristocratique.
J'ai tenté de mettre le lien de cairn infos, mais il ne passe pas le titre de l'article : Les girondins ont t-ils proposer de rétablir l'autonomie de la Bretagne ? Non mais effectivement pour prétexte à leur éliminations ils ont été accusés de fédéralisme. Cependant en dehors des girondins il y a eu des mouvements durant la révolution apparentés au fédéralisme, en particulier l'association bretonne, cependant elle a eu le tort de rester trop aristocratique.
J'ai tenté de mettre un lien à ce sujet du site cairn mais il y aun blocage sur les liens titre: Le fédéralisme Girondin. Histoire d’un mythe national