La démolition de l'ancien Casier Judiciaire de Nantes bien avancée
Reportage de Louis-Benoît Greffe

Publié le 10/10/11 14:44 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le chantier sur le site du Tisserand Breton est bien engagé et l'ancien Casier presque entièrement démoli.

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Le désamiantage des bâtiments s'est achevé et deux grignoteuses se sont vaillamment attaquées à l'ancien Casier Judiciaire, construit en bordure du cours des Cinquante Otages après la guerre. Le vétuste immeuble du Tisserand Breton, qui date de la fin du XIXe, sera démoli juste après pour permettre le début des fouilles archéologiques, prévues pour les deux derniers mois de l'année 2011.

Un panneau qui retrace l'historique du site a été mis en place sur la palissade du chantier côté tram. En effet, à l'ouest de la parcelle l'on trouve l'ancienne tour du Haut Pas dont les vestiges seront préservés et offerts à nouveau au regard des Nantais comme le prévoit le projet : ( voir l'article ) Le panneau donne le plan de la porte Sauvetout, verrou défensif au nord-ouest de la capitale bretonne constitué de quatre tours dont seule reste l'embase de la tour Haut-le-Pied, restaurée et longée par le tram, qui passe à peine à 1 m d'elle et longe une autre tour, moderne celle-là, et qui clame haut et fort l'appartenance de Nantes à la Bretagne. Comme quoi la construction d'un tram n'est pas nécessairement le prétexte à l'arasement de tout un quartier comme cela se fait en France, contre toute raison, notamment à Orléans (voir le site)

En face de la tour Sauvetout, le mur médiéval a été conservé lors de la construction de l'ilot Boucherie 1 et s'inscrit dans une encoche de l'immeuble, solution audacieuse qui permet à l'immeuble d'afficher des lignes résolument contemporaines tout en étant l'écrin d'un patrimoine pluriséculaire. Les fondations de la tour d'Erdre sont matérialisées par une bande de fer sur la voie du tram et sont visibles par tous les Nantais. Dans un quartier où se côtoient monuments emblématiques de Nantes tels que la tour de Bretagne et église Saint-Nicolas, où voisinent des siècles d'histoire préservés des bombes et des pelleteuses, entre la partie sauvegardée de la rue Boucherie, les immeubles XIXe sur le cours, ceux de la Reconstruction et du début du XXIe, la sauvegarde des vestiges de la porte Sauvetout et leur insertion dans la vie quotidienne de la Métropole apparaît comme une opération réussie pour faire revivre le patrimoine sans figer la capitale bretonne, aujourd'hui en pleine croissance.


Louis Bouveron

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Délégué départemental de la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France), association d'utilité publique qui a pour but de défendre, depuis sa création en 1901, le patrimoine historique, architectural et naturel français.
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