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- Communiqué de presse -
La préfecture mal à l’aise face aux dénonciateurs de pollution
En témoigne le nombre de policiers présents le samedi 14 février suite à l’appel à rassemblement (devant la préfecture centrale de Loire-Atlantique) lancé par le comité emgann de Nantes. En plus de la dizaine de militants d’Emgann présents deux membres de Bretagne vivante s’étaient joint à ce rassemblement,
Yannig Laporte pour Emgann-MGI le 16/01/06 18:13

En témoigne le nombre de policiers présents le samedi 14 février suite à l’appel à rassemblement (devant la préfecture centrale de Loire-Atlantique) lancé par le comité emgann de Nantes. En plus de la dizaine de militants d’Emgann présents deux membres de Bretagne vivante s’étaient joint à ce rassemblement, ainsi que les journalistes de presse, radio et Télévision. Celui-ci visait à dénoncer la pollution de l’estuaire de la Loire par le groupe Total, ainsi que le manque d’information et la minimisation de la catastrophe par la préfecture (voir (voir le site) Deux jours après la collision de deux butaniers survenu le 04/01 au large de Donges lla préfecture assurait que cet « incident n’avait pas entrainée de pollution », et qu’il avait été maitrisée à temps par celle-ci. Cependant c’est moins de la moitié des 30 à 50 tonnes de fioul lourd échappés du Happy Bride qui furent retenus par le barrage flottant et le navire anti-pollution de la Marine national. Devant les constatations des ornithologues de Bretagne-Vivante et de la LPO 44, ainsi que de celles des pêcheurs professionnels qui ont vu leur matériel souillée, le préfet se résoudra à reconnaître que « quelques taches d’hydrocarbure furent observées » et que la pollution était minime. « Seulement » la moitié des 32 000 oiseaux nichant dans cette parties de l’estuaire ont été mazoutés. Suite à l’appel a rassemblement d’Emgann, et à la pression médiatique des associations comme la LPO et Robin des Bois, la préfecture mis à mal se résous donc à montrer à la presse les « cueilleurs » de mazout, embauchés pour nettoyer les vasières et les plages. Les déclarations minimise là encore les faits « c’est sur les photos on a l’impression que le mazout recouvre tout, mais c’est beaucoup moins grave que pour l’Amoco Cadiz » ! La préfecture se révèle donc incompétente pour gérer cette catastrophe et se compromet de plus avec le groupe total en minimisant et cachant les faits. Aujourd’hui encore aucune information n’est disponible sur le site Internet de la préfecture. Qu’en est-il de la commission d’enquête sur la collision ? Quelles sont les responsabilités ? Est-ce que ce sera encore aux contribuables bretons de payer les frais d’interventions ? Pourquoi ce sont des précaires et pas les patrons de la raffinerie qui nettoie leur mazout ? Les pêcheurs vont-ils être indemnisés ? Enfin pourquoi France 3 Pays de la Loire ( (voir le site) se réjouit de voir encore une fois les bretons aller nettoyer leurs côtes pendant leur week-end alors que préfet et patrons sont tranquilles chez eux ?

Sans une vraie prise de pouvoir populaire des bretons, la république française sera toujours garante des droits des groupes financiers à polluer la Bretagne.

Pour Emgann Naoned/Nàntt/Nantes

Jonathan GUILLAUME emgann-naoned [at] no-log.org

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