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Lettre ouverte d'un chef d'entreprise, Jean-Marie Ravier, à un autre, Louis Le Duff, sur Notre-Dame des Landes
L'Acipa transmet, à la demande de son auteur, cette lettre ouverte de Jean-Marie Ravier à Louis Le Duff suite à l'article paru dans Ouest France du 3 avril 2014
Communiqué de presse de ACIPA

Publié le 8/04/14 0:19 -- mis à jour le 00/00/00 00:00
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L'Acipa (1) transmet, à la demande de son auteur, cette lettre ouverte de Jean-Marie Ravier (2) à Louis Le Duff (3) suite à l'article paru dans Ouest France du 3 avril 2014. Vendredi 4 avril 2014

Monsieur Le Duff,

Je me permets de réagir à l'article paru dans Ouest France d'hier [du 3 avril] intitulé " Le groupe Le Duff va-t-il quitter Rennes ? " (4) et de vous poser quelques petites questions :

Vous nous dites que le personnel et les visiteurs de votre nouveau siège ont besoin de Notre-Dame des Landes pour leurs déplacements.

Avez-vous remarqué que votre nouveau siège est à 10 minutes de la gare TGV de Rennes, qui est réliée plusieurs fois par jour à Charles de Gaulle (CDG) ? Beaucoup plus simple d'aller n'importe où sur la planète à partir de CDG que de Notre-Dame des Landes… et beaucoup plus pratique pour vos visiteurs qui auront le choix entre plusieurs fréquences par jour, sur chaque destination… Là, il y a beaucoup de temps à gagner !

Vous nous laissez entendre que vous pourriez renoncer à votre siège rennais et à ses 300 emplois.

Est-ce bien sérieux ? Où iriez-vous ? La région parisienne sans doute…

Avez-vous questionné vos 300 collaborateurs ? Sont-ils enthousiastes ? Et leurs conjoints ? Leurs enfants ? Ont-ils envie de vendre leur résidence rennaise pour acheter en région parisienne, surface divisée par deux, à iso budget, temps de trajets multipliés par deux. Il va falloir augmenter leurs salaires M. Le Duff, sinon, ils ne vous suivront pas…

Comme moi, vous êtes un chef d'entreprise M. Le Duff. Supposez qu'une de vos filiales de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 15 millions d'euros de profits vous propose d'investir 1 milliard 300 millions d'euros, pour moderniser son outil de production. La première question que vous allez lui poser, c'est la croissance qu'on peut en attendre.

Réponse : en moyenne 3 % par an, en étant optimiste.

Allez-vous investir dans ce projet ? Rien que les frais financiers sur l'endettement au meilleur taux possible (OAT 50 ans) couvrent la quasi-totalité du CA, ils font plus que doubler les coûts et conduisent à des pertes abyssales… sans même évoquer le remboursement du capital.

La seule manière de s'en sortir, c'est de faire payer le contribuable, d'une manière ou d'une autre…

Mais ne pensez-vous pas que le contribuable de 2014 préfère se régaler avec vos succulentes viennoiseries plutôt que de payer des géants du BTP pour couler du béton dans un millier d'hectares de bocage miraculeusement conservés depuis 1970 ?

Très respectueusement

Jean-Marie Ravier, ingénieur, chef d'entreprise

Contact : 06 86 48 38 34

Notes complémentaires de l'ABP

(1) L'Acipa : Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes: (voir le site) de l'Acipa.

(2) Jean-Marie Ravier est président-directeur général de l'entreprise Mecan'outil, basée à Ancenis. Jean-Marie Ravier se bat contre le projet d'aéroport de Notre-Dame des Landes. En témoigne cet article de Nicolas Le Port du 17 février 2013 paru dans L'Écho d'Ancenis et du vignoble (voir le site) titré Notre-Dame des Landes : un patron ancenien écrit à François Hollande.

Et (voir le site) de Média-web pour le texte de sa longue lettre ouverte à François Hollande du 2 février 2013 dans laquelle il précise " Ce courrier a pour but de vous apporter un éclairage différent, sur le problème largement traité de “l'Ayrauport”. L'éclairage d'un chef d'entreprise de la région nantaise.

Différent parce que la plupart de mes confrères sont encore unis derrière l'étendard de la Chambre de Commerce, pilier historique du projet NDDL ".

Et où l'on remarque aussi l'ironique " En tout cas, les taxis nantais se réjouissent de NDDL ! À juste titre : ils pourront renouveler leurs grosses Audi et Mercedes plus fréquemment… ".

(3) Louis Le Dufff crée l'enseigne Brioche dorée en 1976. Il est président-directeur général du groupe Le Duff qui s'étend en France et à l'étranger.

(4) (voir le site) de Ouest France titré Le groupe Le Duff va-t-il quitter Rennes ?

Et (voir le site) de Ouest France titré Louis Le Duff réclame Notre-Dame-des-Landes.

Et (voir le site) de Ouest France titré NDDL. Louis Le Duff s'interroge sur son siège social à Rennes.

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Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre Dame des Landes Association luttant contre la création d'un autre aéroport à Nantes (Loire Atlantique) Sur les communes de Notre Dame des Landes, Grandchamp des Fontaines, Vigneux de Bretagne et Treillières
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