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- Point de vue -
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Commerces jugés « non essentiels », les librairies ont été contraintes de fermer leurs portes à la suite à l’annonce du re confinement. Inquiets pour leur survie, leurs responsables sont alors montés au créneau en fin de semaine dernière pour dénoncer la concurrence des grandes enseignes et de leurs rayons, initialement autorisé…

Maëlig Tredan pour ABP le 2/11/20 21:41
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Visuel réalisé dans le cadre de l'opération "sikourit ar sevenadur"

Commerces jugés « non essentiels », les librairies ont été contraintes de fermer leurs portes à la suite de l’annonce du reconfinement. Inquiets pour leur survie, leurs responsables sont alors montés au créneau en fin de semaine dernière pour dénoncer la concurrence des grandes enseignes et de leurs rayons, initialement autorisé…

L’on aurait pu espérer que le gouvernement harmoniserait vers le haut et, à l’instar de la Belgique, déciderait de maintenir les librairies ouvertes.

Mais que nenni. En bon faiseur de la politique du pire, le gouvernement central a alors décrété que tous les rayons librairie des grandes surfaces devraient fermer. C’est donc entourés de rubalises que les rayonnages de livres apparaissaient ce samedi. Rubalises qui dès mardi condamneront les autres rayons jugés « non essentiels » de ces mêmes enseignes.

Les plateformes de ventes en ligne (dont les noms ne seront pas cités ici, étant déjà suffisamment connues…) ont donc deux belles semaines (minimum) devant elle.

Sollicité dans le cadre de la rédaction de cet article, Yoran Delacour (Yoran Embanner ), fait part de son inquiétude : Pour les éditeurs, cette année 2020 est décidément une catastrophe. Comment organiser les sorties des nouveautés, et donc pondérer les risques pris, sachant que les salons, festivals, librairies, n’ont pas lieu pour les uns, ou se retrouvent fermés pour les autres ?

Bien sûr, les grandes plateformes en ligne constituent un débouché pour le marché du livre. Mais ce sont là encore les grandes maisons d’édition qui peuvent tirer leur épingle du jeu, et a fortiori les best-sellers qu’elles publient, bien mis en avant sur les pages internet.

« Un livre dont on ne parle pas est un livre mort-né »

Pour Yoran Delacour, et tous les autres, ce coup est d’autant plus dur que, comme chacun le sait, les fêtes de Noël approchent…

Alors pour contrecarrer un tant soit peu cette énième décision centralisée, qui ne donne aucune marge de manœuvre aux territoires pour mettre en place des stratégies différenciées, achetons local, et ce à tous les niveaux... Y compris en littérature !

Qu’il s’agisse de romans, de BD, de poésie ou même de théâtre, on trouve de tout en Bretagne. Quoi de mieux en cette difficile période que de découvrir cette diversité, offerte par les nombreuses maisons d’édition sur les cinq départements ? En commandant directement sur les sites des éditeurs quand cela est possible, ou en « click and collect » auprès des librairies proposant ce service (pour voir la carte des librairies concernées, cliquez ici )

Alors que l’initiative « Soutenez la culture / Sikourit ar sevenadur », lancée à l’occasion du salon du livre de Carhaix 2020, voit le jour, il serait souhaitable que tous les acteurs du territoire se serrent les coudes. A commencer par la presse, rappelle l’éditeur : « depuis une dizaine d’années, on ne se sent plus soutenus dans les colonnes des journaux régionaux. Les chroniqueurs font la part belle aux best-sellers des grandes maison d’édition, alors que nous on se bat pour faire parler de nos bouquins. Un livre dont on ne parle pas est un livre mort-né ».

Ci-après un lien vers la liste des maisons d’édition bretonnes (les liens vers les sites internet fournis dans ce document sont actifs). Si certaines maisons d'édition manquent à l'appel, n'hésitez pas à les ajouter en commentaire de cet article (j'ajoute ci-après Le Temps Editeur )

Alors pour soutenir la culture sur notre territoire... Lisons local!

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Vos 3 commentaires
  Rafig
  le Mardi 3 novembre 2020 13:25
La Belgique laisse les librairies ouvertes pour "maintenir la santé mentale des gens".
Très juste en ces temps de folie meurtrière perpétrée par des fous qui n'ont pas lu LE Livre.
La lecture est le passe-temps de beaucoup de gens surtout en confinement chez eux. ça détend et instruit en même temps.
En ce qui concerne la Bretagne : Tous les bretons qui se sont engagés dans les causes légitimes comme la Réunification, la sauvegarde des langues et autres combats démocratiques pour nos droits et libertés, ont découverts ces injustices et notre histoire (cachée) dans des livres. Soit livres d'histoire, soit des essais politiques et philosophiques décrivants la pensé bretonne et structurant les actions des militants.
Sans le livre pas de Bretagne.
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  Fañch ar Vilin
  le Jeudi 5 novembre 2020 19:04
@ Rafig
Très bonne remarque. Et l’occasion est trop belle pour l’état français que l’on comprend qu’il ne va pas s’en priver.
(0) 
  Marie Anne Page
  le Lundi 16 novembre 2020 18:15
Très beau témoignage et bel article. Merci Maëlig!
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