
En Bretagne, Noël n’est pas une simple date sur le calendrier. C’est une mémoire, une atmosphère, un héritage vivant. Et pourtant, la fête de Noël est aujourd’hui remise en cause à Nantes, notre capitale historique
Koun Breizh lance une pétition pour la reconnaissance de Noël au patrimoine culturel immatériel de la Bretagne . Merci de signer ici
Pourquoi ? En Bretagne, Noël n’est pas une simple date sur le calendrier. C’est une mémoire, une atmosphère, un héritage vivant.
Et pourtant, la fête de Noël est aujourd’hui remise en cause à Nantes, notre capitale historique, au profit d’une vague « fête de l’hiver ». Plus largement, en de nombreux endroits, notre héritage culturel et religieux est contesté, parfois de manière furtive, parfois de façon frontale. Les crèches et les sapins sont questionnés. Certaines écoles refusent de prononcer le mot Noël devant les enfants !
Pourquoi vouloir écarter une fête aussi profondément inscrite dans nos vies et dans notre mémoire collective ? Noël est un moment de joie, de partage et de lien. Nous nous souvenons tous avec émotion des Noëls passés en famille, au pied du sapin. Cet héritage nous a construits.
Noël, ce sont des souvenirs partagés : les familles réunies, les lumières dans la nuit, les chants, les sapins, les traditions locales, la langue bretonne, les cantiques dans nos églises, les gestes simples qui font le lien entre les générations.
Certains imaginent que l’on pourrait effacer Noël de l’espace public pour soi-disant mieux accueillir ceux qui viennent d’ailleurs. C’est une erreur : comment partager si nous ne savons plus qui nous sommes ? D’autres défendent une vision excessivement rigide de la laïcité, qui conduirait à gommer toutes les traditions sous prétexte qu’elles ont une origine religieuse.
Nous considérons que les convictions religieuses relèvent de l’intime. La loi de 1905 sur la laïcité est une bonne loi. Pour autant, il nous reste une mémoire collective, des traditions qui font lien entre nous et nous n’acceptons pas de les voir remises en cause sur notre vielle terre de Bretagne.
Noël appartient à tous ceux qui le célèbrent, croyants ou non. Au-delà de sa dimension spirituelle, cette fête et l’ensemble de ses symboles, font partie de notre culture commune.
Cette manière de remettre en cause notre héritage culturel se retrouve encore à l’égard de notre toponymie bretonne qui ne cesse de disparaître. Certaines municipalités considèrent que, parce que ceux qui viennent d’ailleurs ne comprennent pas le breton, notre toponymie en langue bretonne peut disparaitre. Nous en sommes-là, aujourd’hui !
Pour toutes ces raisons, l’association patrimoniale bretonne Koun Breizh vous demande de dire symboliquement que la fête de Noël relève du patrimoine culturel immatériel de la Bretagne.
Nedeleg laouen d’an holl !
Bonn Nouë !
Pour Koun Breizh,
Yvon Ollivier
Commentaires (20)
C'est une fêtre païenne dont les abrahamiques ont essayé en vain de s'emparer.
Je me méfie de ce concept de "traditions". D'ailleurs qu'existait-il à l'époque de Noel dans nos villages en 1725 ou 1925 ? Hormis des messes qui avaient lieu également à longueur d'années, rien de spécial en fait et surement pas des sortes de santons provençaux à la mode bigoudène.
A Nantes, sur ce que j'ai vu on est dans des illuminations types pays nordiques, Laponie, Allemagne, moins religieux et plus festif version cocooning.
Pas forcément plus traditionnel que les santons par chez nous, mais c'est plutôt réussi et à titre perso je préfère le côté festif hivernal des pays nordiques.
Au final les religions de l'Ancien Testament viennent toutes du même secteur, c'est à dire très loin de la Bretagne et de l'Europe du Nord-Ouest. Elles ont été plus ou moins adaptées par chez nous sur le temps long, mais cela montre que le concept de "tradition" est fragile et pas forcément si évident...l'héritage druidique est devenu quasi imperceptible (le culte des saints-évangélisateurs paroissiaux avec une transmission pour ainsi dire orale, non reconnue par Rome, est en continuité avec la tradition druidique) , mais c'est bien la seule véritable tradition "celtique".
Dire que c'est non reconnu par Rome est un peu hâtif si l'on se penche sur la question, tant au niveau des saints (qui sont quasiment tous reconnus contrairement à ce qu'une légende raconte) qu'au niveau liturgie. Par ailleurs, l'apport de l'Eglise celtique notamment d'Irlande à l'Eglise catholique romaine est non négligeable également sur plusieurs points.
@ KLT. Si c'est pour faire avancer le schmilblick relativisant la tradition de Noël peut être trop chrétienne à vos yeux, méfiez vous de toute tradition incluant aussi nos traditions bretonnes. On arrête tout ? Ou selon vos préférences pour le "côté festif hivernal des pays nordiques" arrêtons les primes de Noël à ceux qui rejettent cette tradition et appelons les vacances scolaires de la période, "vacances hivernales".
Ceux qui viennent d'ailleurs ne sont pas les seuls à ne pas comprendre le breton. Le problème, c'est plutôt son ignorance par les gens du coin. Or, pour aimer, il faut connaître.
Ce n'est pas parce qu'on parle breton qu'on peut interpréter tous les toponymes bretons : ça ne s'improvise pas, d'autant qu'ils ne sont pas toujours bien écrits. Il faut consulter diverses archives pour retrouver l'histoire du nom. Mêmes les panneaux bilingues ne sont pas forcément d'un grand secours. Par exemple, à Plestin : le Grand Rocher / ar Roc'h Hallaz. Allez reconnaître Hir-glas...
La devise de l'île d'Arz était bâtie sur un jeu de mot en vannetais : arzao hag arzam (war-zav hag harzomp). Elle aurait été remplacée par sa traduction en français : debout et tenons. Mais justement, ils n'ont pas tenu !
Vous pouvez donner des exemples ?
Et si cela est vrai, Cela se voit bien...
Pour les exemples ou autres études , je vous engage à prendre attache à Skol Vreizh-Ar Falz , les meilleurs spécialistes vous répondront .
J'étais un peu surbookée par le festival WISE (Welsh Irish Scottish English), de l'université de Nantes (département d'anglais) :
https://britannique.univercine-nantes.org/
Aujourd'hui un super film d'un Gallois sur l'enfance etc ... de Richard Burton , la vie des mineurs au Pays de Galles , la langue galloise et l'anglais-gallois du Pays de Galles .Film très diffusé en GB , en Australie , en Nouvelle Zélande et dont on espère une diffusion plus large que seulement Dinard et Nantes en France .
Et un film fiction en gaélique irlandais sous titré . En présence du Préfet de région et de son épouse !
Et pour ces deux films , en présence des réalisateurs .
Pour ce qui est de Noël dans la laïcité ? En maternelle publique , les décos (dégueulasses sans aucun intérêt pédagogique , commence peu après la rentrée de la Toussaint . Le scénario grandiose de l'entrée du Père Noël , n'était pas sans effrayer les plus petits . J'en ai vu se précipiter sur mes genoux et ... cerise sur le gâteau : un pipi sur les genoux ! Ensuite déballage des cadeaux et les voilà qui jouaient surtout avec les emballages en carton !
Et aussi , certains parents dont un pote , qui nous disaient :"Moi je ne veux pas qu'on mettent des conneries dans la tête de mon gamin ! "
On ne sens pas du tout à Noël avec cette humidité douceâtre et combien de Français , Bretons ou non qui vivent an-dessous du seuil de pauvreté ? Un geste à Noël , ce serait plutôt que bâfrer comme des Romains boulimiques , quelques heures pour Médecins du monde ou autres organismes humanitaires... Sûrs que nous sommes que cette date n'est pas celle de la naissance du p'tit Jésus !
Pour certains , Noël , c'est garde à l'hôpital un Noël sur deux ...
Je ne pense pas qu'il y ait la-dedans quelle que rigidité laïque que ce soit !
Joyeuses fêtes à tous , Noël ou non .
Bien des calvaires sont mal orientés : soit qu'on les a déplacés pour agrandir le carrefour, soit que la croix a été remontée à l'envers. La nativité doit être face au soleil levant et la crucifixion face au soleil couchant.
Belle initiative.
Noël et par extension la Religion Chrétienne voir le Druidisme.
Noël est un fête chrétienne . La crèche est la manifestation la plus claire de cette Foi à ce moment de l'année : la Nativité de Jésus .
Pourquoi vouloir s'expliquer et se justifier en tant que croyant ?
Des déracinements nous en avons notre lot avec ce monde fait de consommateurs et de modes mercantiles sans relief voir nihiliste parfois .
Ce monde de consommateurs désabusés et désenchantés rend-il les humains plus heureux ? C'est la question !
Pas besoin de se justifier pour vivre ses fois. Tout le problème est cette incommensurable volonté de l'imposer à ceux qui n'ont pas les mêmes. Aucune croyance ou rite n'est éternel
Si l'on se réfère au sens étymologique du mot Noël (Natalis dies), il reflète la naissance, ou la renaissance de la lumière. Comprenez que les jours rallongent, ou encore : la lumière revit. C'est la définition même du solstice d'hiver. Ce moment crucial de la vie paysanne ayant ensuite été repris par la religion pour désigner la naissance d'une autre Lumière, spirituelle et philosophique, la naissance du Sauveur qui répandrait, en principe, Paix et bonheur sur Terre. C'est donc au départ une fête dite païenne, récupérée par les élites pour l'adapter aux nouvelles normes ecclésiastiques. La première mention d'une dite crèche de Noël se situe en Duché de Bretagne au début du 13è siècle, et en breton, mar plij ! Les différentes Nativité, visibles de nos jours dans les vitraux des églises, sont un héritage de cette première vénération. Quant au Père Noël, il a aussi existé bien avant sa récupération par la chaine américaine qui en fit une fête populaire. Et cela depuis des temps immémoriaux. Il s'agissait d'un homme, ou d'une femme, qui apportait des cadeaux aux enfants nécessiteux en cette période hivernale. En résumé, cette fête pluricentenaire (pratiquement 800 années en Bretagne) mérite toute notre attention ainsi que la sauvegarde du nom, qui n'a rien de religieux à la base. Oublierais-t-on que nous devons, (nous et nos ancêtres), nos premiers congés grâce à ces fêtes religieuses ? Sans elles, nous serions condamnés à travailler le dimanche et les jours de grandes cérémonies. Concernant les Contre, rien d'ailleurs ne vous empêche de travailler durant ces jours chômés. Soyez honnêtes jusqu'au bout, et refusez même la prime de Noël allouée aux familles , non croyantes, il va de soi. Tant il est vrai que l'occultation de ce nom rend l'appât de cette prime plus laïcisée. Joyeux Noël à tous, bien que Paix et Justice soient denrées rares.
C'est chaque année la même chose : les quelques catholiques enragent de voir cette fête payenne perdurer hors de leur emprise. Mais les traditions ont la vie dure, les gens continuent d'offrir des cadeaux, sans la moindre pensée pour le messie du désert et ses histoires de dromadaires.
Concernant les messages ci-dessus, j'ai l'impression qu'il y a un mélange entre deux articles, celui sur Noël et un autre à propos de la toponymie bretonne. Problèmes techniques sous-jacents?
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A part cà, Noël est un événement HISTORIQUE, localisé GEOGRAPHIQUEMENT (Betlehem). Un événement humble - une simple naissance – mais aussi un événement important puisqu'il sert de marqueur (avec une approximation de quelques années) au calendrier le plus répandu sur la planète. Il suffit de se renseigner avant de raconter n'importe quoi.
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War e seblant ez eus bet un tamm meskaj etre daou bennad, da geñver ar c'hemmenadennoù...
C'est bien évidemment et avant tout un événement pour les croyants d'une Religion. Le calendrier julien qui a servi de base normée et codifiée au calendrier (avant tout solaire) actuel n'est en rien chrétien.
Merci également de ne pas ramener chaque norme, convention partagée de façon laique comme l'est un calendrier, a son héritage initial ou supposé comme tel, sinon nous pourrions être tenté de procéder un peu de la même manière que les dignitaire ecclésiastiques en particulier au Moyen-Age : s'approprier une fête, tradition, date, lieu, effacer toute trace voyante et identifiante de la croyance ancienne par le changement de nom, des codes, rites, et décorum à la marge sur les sites et lieux concernés pré-existants.
Les "débaptiser" en quelque sorte pour faire croire qu'ils sont nés avec la nouvelle hiérarchie.
Ce que critiquent les croyants catholiques dans certaines manifestations récentes, décorations urbaines de fin d'année, c'est précisément ce qu'a fait le christianisme de manière systémique dans nos contrées...
Un peu comme ces noms que l'on qualifie d'historiquement latins sous prétexte qu'un nom celte ou pré-existant s'est vu rajouté un -um ou quelques caractères latins.
Les traditions qui avaient lieu à la fin décembre célébraient le retour de la lumière,la bûche dans le foyer, le sapin couvert de pommes....et comme toutes les traditions dites païennes, le christianisme a longtemps oeuvré pour les récupérer, rarement en les attaquant frontalement mais en les transformant, en les modifiant...partout et assez efficacement ( voir le culte des sources)..La société de consommation a ajouté ce qu'il fallait pour passer a autre chose.
Reste pour moi le retour de la lumière et un bon moment de partage autour d'un repas et de beaux échanges, rien d'obligatoire, on le fête quand chacun est disponible, mardi 23 cette année..peu importe. Il y aura de la lumière dans le poêle et dans les cœurs, voilà ce qui compte.
Noël est une fête chrétienne et le reste il suffit de voir la participation aux messes et évènements organisés par les paroisses le jour de Noël , repas pour les personnes isolées ou qui n'ont pas de moyens .
@Kreizteiz Breizh C'est clair, c'est pour ça qu'il n'y a pas un chat chez Jouéclub en Décembre... tout le monde est à la messe. Merci pour ce discours de vérité, c'est comme ça que Jésus entre dans les coeurs.