
Face à l’échec du centralisme, le choix du fédéralisme
L’Alliance Fédéraliste Bretonne - Emglev Kevredel Breizh réunie à Saint Turio (Sant Turiaw), Morbihan, le 29 août 2026, fait le constat que le système politique actuel ne répond plus aux défis de notre époque.
Cette constatation est aussi celle de la Tribune de Genève.
Dans un éditorial, on peut lire que 71 % des Français sont favorables à un État fédéral comme la Suisse. Ils rejettent unanimement un État obèse « déconnecté des réalités locales ».
Cette critique du jacobinisme obsolète est faite autant par les urbains que les ruraux, les jeunes ou les seniors. Ils rejettent aussi une couverture médiatique trop parisienne.
Le découpage territorial opéré par Hollande, sans aucune consultation des locaux concernés, cristallise les mécontentements parce qu'il ignore des spécificités historiques et culturelles. De même, l’enseignement joue un rôle central dans cette dynamique.
La demande d’enseignement des langues et de l’histoire régionale est particulièrement forte en Alsace, en Bretagne, en Corse et au Pays basque où elle atteint dans ces territoires de 80 à 90 %. La Savoie et la moitié sud de l’hexagone ne sont pas en reste.
L’AFB-EKB partage entièrement ce constat et demandera aux candidats à la Présidentielle de se positionner sur ce sujet.
Cette réforme devra être à caractère général pour l’ensemble de la France et nous demandons que la Bretagne soit choisie comme territoire d’expérimentation et d’application pour cette nouvelle gouvernance.
Commentaires (4)
Encore faudrait-il que la Bretagne soit réunifiée ! Non au fédéralisme basé sur la B4 et les PDL.
C'est très bien l'adaptation des discours politiques des Français à l'interprétation fédérale. En avant !
Je suis surpris de voir des sondages si favorables. Autour de moi, je ne sens pas de telles dispositions. Formatés par l'école et les médias, peu de gens ont conscience de l'absurdité des départements, de l'absence de véritables budgets pour les régions, de la concentration des sièges d'entreprises et des médias à Paris. Au point que même les partis de gauche, censés remettre en question le fonctionnement de la société, adhèrent aussi au centralisme. Continuons la lutte, même si les avancées politiques sont absentes. Après tout, la Bretagne reste vivante par sa culture et les langues survivent, difficilement, mais elles ne sont pas mortes.
N'oublions pas que des transformations majeures vont avoir lieu dans les prochaines années. Les villes vont entrer en déclin, car propulsées par notre système basé sur la consommation délocalisée, système possible grâce aux énergies fossiles qui commencent à faire défaut.
Je suis actuellement au Pays basque et je confirme que les gens parlent leur langue dans la vie de tous les jours. Les enfants, dès la maternelle, sont amenés dans les filières de langue basque et ont des professeurs qualifiés. À la maison, ils parlent avec leurs parents et grands-parents basques. Venez entendre leur joie. Donc, en Bretagne, ce sont les professeurs qui manquent pour ce résultat. Alors, que fait la région ?