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- Communiqué de presse -
Sarkozy et la réunification de la Bretagne « Prenez votre destin en main »… 44=Breizh réagit
Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. La réunification ne dépend pas de nous, mais de la bonne volonté des Pays de la Loire à organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région.
Jonathan Guillaume pour 44=Breizh le 9/03/11 22:50

En déplacement dans le Morbihan le 8 mars, Nicolas Sarkozy s'est exprimé sur la réunification de la Bretagne.

“Dans la loi du 16 décembre 2010 sur la réforme territoriale, il y a un article qui permet à un département et deux régions contiguës de délibérer sur cette question. Ensuite, si les collectivités le souhaitent, une consultation populaire peut être organisée. Le projet peut donc être approuvé en référendum. Il y a une règle : qu'elle s'applique. Prenez donc votre destin en main. Vous avez les outils juridiques pour cela.”


Malheureusement le problème est bien plus compliqué que le président de la République semble vouloir le faire croire. L'article L4122-1-1 de cette loi précise en effet que le référendum qui détermine le regroupement d'un département et d'une région n'est valable que s'il obtient un vote majoritaire sur les deux régions et le département concernés.


La réunification ne dépend donc pas de nous, mais de la volonté des Pays de la Loire de bien vouloir organiser un référendum qui risquerait de leur faire perdre la Loire Atlantique, moteur économique de la région. Or, même si les Pays de la Loire lançaient cette consultation, les habitants du Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe et de la Vendée seraient amenés à se prononcer sur la réunification de la Bretagne qui n'est ni une de leur préoccupation ni dans leur intérêt, étant donné que les Pays de la Loire sans la Loire-Atlantique ne pourraient être viables. De plus, comme le précise la loi, la réunification ne pourrait avoir lieu que si l'abstention ne dépasse pas 75 % des électeurs inscrits. Cette clause est très étonnante dans le sens où en France, d'un point de vue légal, l'abstention n'a pas de reconnaissance sur le résultat d'un scrutin public…


Cette loi présentée par Nicolas Sarkozy comme étant la solution à la partition de la Bretagne ne nous convient pas.

Donner la possibilité aux autres départements des Pays de la Loire de décider si oui ou non nous pouvons nous réunifier conduit inexorablement à une impasse. La consultation dans les départements hors de la Bretagne dite « historique » doit se faire sur une réorganisation des régions qui les concernent véritablement par la création de deux nouvelles régions Val de Loire et Vendée-Poitou-Charente.


Alors que Jean Yves le Drian, président de la Région Bretagne et Patrick Mareschal président du conseil général de Loire-Atlantique ont affirmé qu'ils ne pouvaient lancer le processus de réunification, Nicolas Sarkozy nous dit aujourd'hui que ce sont les collectivités territoriales qui doivent s'y atteler.


Chacun se renvoie la balle et cela nous montre bien que seule une mobilisation massive des habitants de Bretagne nous permettra de prendre notre destin institutionnel en main et d'obtenir notre unité territoriale !


Alors rendez-vous à toutes et tous le 18 juin 2011 à Nantes pour faire entendre notre voix !


Le collectif 44=BREIZH

(voir le site)

Voir aussi :
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44=Breizh est un collectif de jeunes militants pour la Réunification de la Bretagne et contre la propagande assimilatrice de la Région Pays de la Loire.
44=Breizh, c’est parce que la propagande « Pays de la Loire » qui inonde notre vie quotidienne, nos lycées, nos lieux de formation, mérite une réponse.
44=Breizh, c’est parce la politique d’acculturation « ligérienne » est inadmissible.
44=Breizh, c’est parce que depuis trop longtemps le peuple breton réclame son unité territoriale, avec beaucoup de promesses et d’espoirs, mais jamais d’actes.
Constitué depuis début 2008, le collectif 44=Breizh vise à regrouper la jeunesse bretonne qui dit non à la partition et à la région « PdL ». Malgré 37 ans de « PdL » et de séparation, nous, jeunes de 15 à 30 ans, réclamons fortement
Voir tous les articles de 44=Breizh
Vos 4 commentaires
Xavier Guézou Le Jeudi 10 mars 2011 19:22
D'accord pour dire que rien est fait pour faciliter la tâche, cependant la région PdL pourrait bien nous surprendre par son vote : les sarthois et en particulier les manceaux ne verraient pas d'un mauvais oeil le redécoupage de la région, ils n'ont jamais apprécié le fait d'avoir Nantes pour capitale régionale.
Le blocage vient bien plus du président de la région des PdL qui bien sur s'accroche a son trône au mépris de ses électeurs.
Faut dire aussi que les nantais et les gens du 44 ne s'intéressent que très mollement a ces questions...
Au final en l'état, ça arrange (presque) tout le monde : c'est un cailloux dans le soulier de la république, Nantes a sa région, Rennes aussi et les bretons trouvent un bon prétexte a nourrir leur grief contre un état français qui se méfie encore probablement d'une B5.
Conlis et Pétain main dans la main ...
Xavier G.
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P. Argouarch Le Samedi 12 mars 2011 02:25
En 1898, il y a 120 ans, les citoyens de l'état américain du South Dakota, passaient par référendum, un système d'initiatives et de réferendums au niveau des collectivités et de l'état. Ce fut le premier, d'autres états suivirent en particulier la Californie dont les citoyens sont à l'initiative d'une douzaine de référendums tous les ans ou presque.
Pourquoi des referendums d'initiatives populaires quand on a des élus ? tout simplement parce que le parlementarisme et les élus défendent aussi leurs interêts particuliers et parfois ceux de certains lobbies. Dans certains cas, ils doivent être court-circuités pour le bon fonctionnement de la démocratie. Si le citoyen français était doté de ce droit, il y a longtemps que la réunification de la Bretagne serait faite.
Un bon exemple est le cumul des mandats. Pourquoi un parlementaire voterait-il une loi pour interdire le cumul des mandats ? et ainsi limiter le nombre de ses fiches de paies et la taille de son porte feuille ?. Cela n'arrivera jamais en France sans un référendum et surtout sans le droit des citoyens d'en prendre l'initiative.
Sarkozy, en bon Ponce Pilate, se lave les mains du problème de la réunification tout en sachant très bien que les élus normands des deux conseil régionaux normands ou les élus des pays de la Loire, refuseront toujours de couper les pieds de leur confortable fauteuil.
Tout d'abord ni le conseil régional des Pays de la Loire et pas même celui de la Bretagne administrative doivent être consultés. Quand on a demandé aux Sarrois en 1956 s'ils voulaient faire partie de la République Française ou de l'Allemagne Fédérale, on a demandé l'avis ni des Français, ni des Allemands, mais juste des Sarrois, les gens concernés. D'autant plus que les régions telles qu'elles existent ne résultent pas de consultations populaires mais de l'arrêté ministériel du 28 novembre 1956.
Si nos parlementaires veulent servir à quelque chose, qu'ils proposent un amendement à l'article L4122-1-1 de la loi sur les collectivités territoriales.
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Paul Chérel Le Samedi 12 mars 2011 11:53
réaction aux commentaires plutôt qu'aux maléfices de Nicolas Sarkozy et des dirigeants français en général . L'exemple de la Sarre est très bon, on pourrait aussi invoquer les rattachements-annexions de la Savoie et de Nice. Des référendums, s'apparentant d'ailleurs plutôt à des plebiscites, de surcroît frauduleux, organisés par la France ne concernaient que les SEULS habitants de Savoie et du Comté de Nice respectivement. Quant à Monsieur Xavier G. ??? dont la photo est sous-marine, je pense qu'il ignore quelque peu les réelles motivations des uns et des autres en PdL . Auxiette ne rêve que d'une région qui engloberait plutôt la région Centre, sans évidemment céder quoi que ce soit de la Loire-Atlantique. Jean-Yves Le Drian, comme toujours, est à côté de la plaque et aux ordres de la rue de Solferino. Les Sarthois n'ont qu'une hâte, c'est de faire partie du Grand Paris. Le Mans est déjà la cité-dortoir de la capitale. La Mayenne et l'Indre et Loire sont presque plus bretonnes de cœur que nombre élus d'Ille et Vilaine, quant à la Vendée, elle serait évidemment opposée au rattachement breton car elle considère que Nantes est sa vraie capitale beaucoup plus que Poitiers, capitale de son ancienne province, etc. De là à dire qu'un référendum serait utile au rattachement ??? Quand on voit comment la France organise ce qu'elle appelle des consultations populaires, on peut raisonnablement se poser la question de son succès, même auprès des seuls habitants de la L.A. . La vraie solution serait de pratiquer le rattachement sans même l'accord de la France dans toutes les activités économiques, sociales et culturelles à tous les niveaux des fédérations corporatistes, des banques, des entreprises, des associations, etc. ( la politique sera obligée de suivre ) Et évidemment en Bretagne administrative, élire de vrais Bretons et non des faire-valoir. Paul Chérel
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Pierre Camaret Le Samedi 12 mars 2011 23:25
Tout cela est de tres bon sens . Mais le bon sens n 'existe pas en France.
Seules les Valeurs de la Republiques ont droit de cite. Cela arrange tous ces Messieurs.
Il y a trop dans cet hexagone , d'interets particuliers , de lobby , de corporatismes pour que le bon sens prevaille.
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