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Bezhin Glas
Bezhin Glas
- Chronique -
Toutes les langues ont été standardisées, y compris le breton
Depuis quelques mois, il existe une controverse au sujet de la traduction bretonne Bezhiñ Glas publiée par Le Temps Éditeur et l'auteure, Inès Léraud, de la BD originale en français Les algues vertes, une histoire interdite. Mme Léraud, l'association Splann ! et le premier traducteur Tugdual Carluer ont mis en demeure l'éditeur pour avoir modifié la traduction proposée sans en avertir le traducteur.
Philippe Argouarch pour ABP le 31/10/23 20:07
Thierry Jamet et Hélène Dupuis répondent aux accusations d'Inés Léraud : Interview réalisée à Carhaix au Festival du livre en Bretagne
Réalisation : ABP
(608 vues)

La seule chose que l'on devrait retenir du marxisme, c'est le matérialisme historique. Marx et Engels considéraient que le développement historique des sociétés humaines est principalement influencé par les forces économiques et matérielles et donc par les inventions. Contrairement à ce que les gens pensent, la standardisation des langues n'est pas un phénomène purement politique, il est le résultat direct de la découverte de l'imprimerie en 1450 par Johannes Gutenberg. L'édit de François Ier de 1534, faisant du français la langue officielle du royaume, n'est qu'une conséquence de l'invention de Gutenberg.

C'est cette invention qui va modifier les rapports sociaux et finalement la langue parlée par beaucoup. Les éditeurs se sont empressés de standardiser la langue écrite pour tirer le plus d'ouvrages possible en évitant de multiples publications, laborieuses et coûteuses, dans les différents dialectes du pays. Quand Martin Luther publie sa Bible en allemand en 1534, il choisit minutieusement ses mots pour qu'ils soient compris des 13 dialectes du haut allemand et des trois du bas-allemand.

Depuis quelques mois, il existe une controverse au sujet de la traduction bretonne Bezhin glas, an istor difennet publiée par Le Temps Éditeur et l'auteure, Inès Léraud, de la BD originale en français Les algues vertes, une histoire interdite. Mme Léraud, l'association Splann ! et le premier traducteur, Tugdual Carluer, ont mis en demeure l'éditeur pour avoir modifié la traduction proposée sans en avertir le traducteur.

En fait, derrière cette querelle entre le breton de nos grands parents et celui de nos petits enfants, ce sont deux conceptions et deux combats pour la Bretagne qui se disputent. Le respect du passé versus le respect de l'avenir. Jean-Pierre Le Mat (historien et auteur)

L'éditeur Thierry Jamet a fait la même chose que Martin Luther. Il a donné la priorité à l'écrit pour que le breton du texte soit compris par le plus de Brittophones possible, même si des mots, il faut l'admettre, sont du breton moderne qui n'est pas compris par tous. La contradiction se trouve donc là : il faut standardiser le breton mais en même temps, si on veut être compris par tous, il faudrait éviter des traductions systématiques. Éviter de chercher un mot breton coûte que coûte ? Le breton a été standardisé, toutes les langues européennes ont été standardisées, mais en même temps le breton doit accepter d'emprunter des mots au français et surtout à l'anglais qui est devenu la langue scientifique internationale.

On peut être d'accord avec Tugdual Carluer, l'auteur de la première traduction, quand il dit que les langues doivent emprunter et que l'anglais scientifique serait bien pauvre sans l'apport du français ( voir l'article ). Les académiciens français ont inventé "courrier électronique" alors que tout le monde utilise email ou mail, et que, pire, le mot anglais mail vient du français "malle", la malle que l'on montait sur les carrosses et les diligences du far-west. Le breton propose skinwel pour télévision alors que l'anglais et le français et de nombreuses langues du monde utilisent "télévision". Et que dire des mots gallos qui sont les mêmes que les mots français mais dont l'orthographe a été systématiquement changée ! Tugdual Carluer avait en partie raison d'utiliser des formes orales du breton car la BD, par définition, n'est pas du texte pur, c'est un médium entre le livre et le cinéma sauf qu'il n'a pas respecté le texte d'origine en français. Il semble qu'il aurait fallu définir dès le départ si on voulait faire du Tintin et Milou ou un reportage avec images dessinées et de l'info genre AFP purement informationnelle et ceci dans l'édition en français et non pas dans la traduction. Ce qu'on peut dire, c'est que la version française n'est pas du Tintin et Milou.

Pour Thierry Jamet l'éditeur du Temps, ils ont simplement traduit le texte français en breton et donc corrigé la première traduction de Tugdual Carluer quand elle s'éloignait trop du texte original. Comme le rappelle Thierry Jamet dans le communiqué du Temps ci-dessous, le Temps a signé un contrat avec l'éditeur de la version française Les éditions Delcourt, et non pas avec l'auteur de la BD, Mme Inès Léraud. Le contrat signifie clairement : "L'éditeur s'engage à faire une traduction fidèle, sans coupures, ni modifications, ni adjonctions". Tout est dit. Le contrat spécifie aussi que le traducteur sera Tugdual Carluer, le traducteur choisi par Inès Léraud, donc l'éditeur était obligé d'inscrire son nom sur la couverture alors que le texte avait été modifié. L'éditeur comme Inès Léraud ont donné leur accord pour imprimer ce texte, le fameux BAT ou "bon à tirer'.

La mise en demeure de Splann ! et d’Inès Léraud, comme nous leur avons signifié, par lettre recommandée avec accusé de réception, est sans fondement, puisque nous avons tenu tous nos engagements contractuels. Pour cette raison, les exemplaires continueront à être commercialisés et nous ne rééditerons pas la version souhaitée par Inès Léraud et Splann, qui, faut-il le rappeler, entre autres problèmes, mais non le moindre, est non conforme au contrat signé. Pour pouvoir publier cette version, il nous faudrait demander et signer un autre contrat de cession de droits qui serait non pas une traduction de Algues vertes, l’histoire interdite en breton mais une adaptation de ce même ouvrage en 'un breton accessible au plus grand nombre ancré dans le Trégor et le Centre Bretagne'. Et bien entendu, nous n’avons aucune intention d’en faire la demande et nous n’en avons (heureusement !) pas l’obligation - Thierry Jamet

La maison d'édition Le Temps s'en est tenue au contrat avec l'éditeur. Elle a donc eu raison de choisir un breton écrit plutôt qu'un breton oral empruntant des expressions locales du Trégor ou d'ailleurs. Elle n'avait pas le choix de faire autrement selon le contrat. Le Temps a trop bretonnisé la langue ? Là c'est la tendance des linguistes du breton, et non pas la faute de la maison d'édition Le Temps, de tout vouloir traduire. Certes en France on dit OTAN et pas NATO et le breton peut à la rigueur inventer un acronyme pour NATO, mais le breton s'enrichirait d'emprunter plus. Pourquoi ne pas emprunter les mots du numérique et de l'informatique américaine comme web, mail, corpus, script, post, troller, convolution, hash, patch, tags, data, etc . Les mots français de la gastronomie, d'ailleurs largement adoptés par les Américains, comme casserole, soufflé, velouté, bisque, bouquet garni, consommé, farce, pourraient aussi être adoptés par la langue bretonne. Sans même parler des termes militaires français adoptés par toute l'Europe, du caporal au maréchal en passant par l'aide de camp ou la baïonnette ou même le coup d'État...

Pour en revenir au matérialisme historique, le futur nous réserve des surprises car la révolution internet et celle de l'intelligence artificielle auront des conséquences sur l'usage des langues que nous ne percevons pas encore. L'écrit va probablement à nouveau se diversifier en quittant en partie le support papier. Les langues minoritaires et les dialectes, une fois numérisés avec un corpus suffisant pour être traduits en temps réel, ont sans doute un futur inespéré avec l'apparition de traducteurs ultra-performants basés sur les réseaux de neurones de l'intelligence artificielle. ( voir l'article )

Document PDF 58725-lesalguesvertesinesleraudcommu.pdf La réponse du temps éditeur à la mise en demeure de Splann et d’Inès Léraud. Source : Le Temps
Document PDF 58725-memoaffairebezhinglas.pdf Le mémo de la chronologie des évènements. Source : Editions Le Temps
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Philippe Argouarch est un reporter multi-média ABP pour la Cornouaille. Il a lancé ABP en octobre 2003. Auparavant, il a été le webmaster de l'International Herald Tribune à Paris et avant ça, un des trois webmasters de la Wells Fargo Bank à San Francisco. Il a aussi travaillé dans des start-up et dans un laboratoire de recherche de l'université de Stanford.
Voir tous les articles de de Philippe Argouarch
Vos 14 commentaires :
Fabien Le Mardi 31 octobre 2023 22:10
Il y a des torts de tous les côtés - éditeur, traducteur, auteure - dans la manière dont la traduction a été menée. Mais celle qui a mis de l’huile sur le feu, avec un post ambigu pour ne pas dire complotiste sur les réseaux sociaux, c’est Inès Léraud, pourtant la seule à ne pas parler breton (!!!), semblant vouloir utiliser son différent avec l’éditeur pour y mêler et accuser d’autres acteurs du monde du breton, pourtant étrangers à cette traduction. Sans ça et le zèle de quelques obligés gravitant autour d’elle, tous évoluant dans la même petite communauté en Kreiz Breizh, tout ça serait resté à sa place : une histoire privée dans le monde de l’édition.
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Aenor Le Mercredi 1 novembre 2023 19:39
Thierry Jamet n'a jamais expliqué pourquoi Tugdual Carluer n'a pas été informé de l'importante refonte de son texte. Je pense que ça permet de mieux comprendre sa défense en mode "je suis persécuté".
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De P. Argouarch à AenorLe Mercredi 1 novembre 2023 20:44
si il a été informé selon le mémo du Temps : "Ainsi, les fichiers ont bien été envoyés pour validation avant impression à Inès Léraud, aux deux traducteurs, et aux éditions Delcourt, et validés. Certes, nous avons appris plus tard et trop tard (l’ouvrage étant sous presse) que Tugdual Carluer à qui les épreuves avaient été envoyées et qui était dans le fil de discussion n’avait pas pu relire les épreuves, car il était (comme à son habitude, il faut bien le noter) en déplacement sans accès internet. A aucun moment, Inès Léraud, en validant les épreuves ne nous a signalé que Tugdual Carluer ne lui avait remis aucune correction et qu’il était dans l’incapacité de les relire. A aucun moment, Tugdual Carluer ne s’est manifesté, au moins par téléphone (si vraiment il était sans connexion internet) pour demander ne serait-ce qu’un délai supplémentaire. Ainsi, Tugdual Carluer n’a respecté aucun de ses engagements. A contrario, nous avons respecté les nôtres. Nous sommes même allés au-delà puisque Tugdual Carluer a perçu l’intégralité des droits prévus au contrat, et ce alors même que le travail pour lequel il a été payé était non conforme et inabouti.
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David Derrien Le Mercredi 1 novembre 2023 20:29
D'après ce qu'ont expliqué les auteurs sur les réseaux sociaux, la version finale ne leur a été envoyée (et sur leur demande insistante) que quelques heures avant envoi à l'imprimeur... Je ne sais pas si on peut appeler ça un BAT mais visiblement c'est à nuancer fortement... Et le traducteur, semble-t-il, aurait rendu les trois quarts du texte 2 mois à l'avance, le retard ne porterait que sur les annexes... Ce serait bien de pousser un peu plus l'enquête au lieu de reprendre tels quels les arguments du Temps, qui sont en plus très contestables du point de vue du droit d'auteur, pour ce que j'en connais. En tous cas merci à Inès Léraud et à Splann de mettre ces questions sur le tapis et de susciter ces débats, il y a grand besoin !! Malheureusement ce genre de censure est trop courant, il est temps de lever le tabou...
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P. Argouarch Le Mercredi 1 novembre 2023 21:29
On a donné la parole à tous puisque le version de Tugdual Carluer est aussi sur ABP et même en lien dans l'article
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Aenor Le Jeudi 2 novembre 2023 00:15
Ce n'est pas une questions de paroles, c'est une question de faits. Thierry Jamet peut-il prouver que la traduction imprimée a été validée par Tugdual Carluer, dont le nom apparaît sur la couverture ?
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Robin Guillou Le Jeudi 2 novembre 2023 17:50
Si ABP voulait donner les éléments permettant d'y voir clair, il faudrait qu'il cite l'article de Splann ! qui a multiplié les interviews, mis des liens vers les communiqués de la maison d'édition et de sa directrice de collection, et réalisé une chronologie précise de l'affaire :
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De Herve G. à Robin GuillouLe Dimanche 5 novembre 2023 12:06
Splann a surtout perdu pas mal de crédibilité dans cette affaire. Entre articles et communiqués, journalistes et plaignants, on a assisté à un drôle de mélange des genres pour un média qui se présente comme "indépendant". Sans parler d'une mauvaise maîtrise de leur part des subtilités entre langue, dialecte, standard, niveau de langue, au contraire du traducteur.
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Rafig 44 e Breizh Le Vendredi 3 novembre 2023 13:11
Arrêtez !
ça me fait pitié pour ces polémiqueurs au sujet d'un nouvel ouvrage breton dans des langues bretonnes vouées à la disparition par un état uniformateur.
Réjouissons-nous de pourvoir encore lire du brezhoneg ou du Gallo en 2023 !
Mais le pire, c'est que personne ne remarque le SCANDALE de ces algues "gwer" (vert pas naturel) et de la responsabilité de acteurs agro-économiques et politique en Bretagne.
Cette polémique pue "l'anti-Bretagne".
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Al Coin Le Dimanche 5 novembre 2023 08:40
Tous ces débats privilégiés et périphériques tant qu’en tous les domaines politiques essentiels d’autonomie /indépendance démontrent parfaitement et totalement l’assimilation de la plupart des « Bretons » qui en réalité n’en sont plus vraiment! Indigènes au nombre de plus en plus réduit, plus ou moins du terroir et plus plus ou compétents mais autoritaires en la matière pour en décider seuls, qui reproduisent les chamailleries byzantines et parisiennes (pléonasme) en sachant parfaitement ou alors stupidement qu’elles resteront stériles au mieux, sinon destructrices et semeuses de divisions toujours un peu plus !!! Pour ne pas faire ce que l’on fait si bien depuis des siècles ! Heureusement que le peuple simple avait lui, relativement gardé farouchement l’essentiel de sa Langue !
La Culture qui vaille pour moi, est celle qui est née du travail, de la vie, de la survie, des peines, des petits bonheurs et du plaisir de ces peuples simples de la manifester dans ses chants ses danses, ses poésies dans les siècles des siècles… et non dans celles superficielles des oisifs désœuvrés et dominants cruels, faux artistes et pauvres créateurs nombrilistes sans plus racines ou alors les utilisant à leurs profits, ou afin de pervertir et asservir ces Peuples !
Si la standardisation paraît incontournable, à accepter, elle devrait se faire non sans recherche de possibilités d’intégration dans la « langue standard» qui d’ailleurs ne devrait être réfléchie, discutée et acceptée que dans la liberté de le faire politiquement ; et de la faire accepter par les Bretons qui peuvent encore, éventuellement en juger et apporter l’accord démocratique nécessaire !
Ce qui à vue (de nez) ne devrait plus représenter un « peuple » bien dense encore au fait de l’enjeu breton et s’y intéressant, ni d’ailleurs habité profondément de la notion d’une nation spécifique, car l'œuvre néfaste française étant en mesure d'atteindre enfin, ses noirs objectifs ! Et tous vous n’y êtes pas pour rien ! Depuis si longtemps!
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Al Coin Le Dimanche 5 novembre 2023 08:43
Tous ces débats privilégiés et périphériques tant qu’en tous les domaines politiques essentiels d’autonomie /indépendance démontrent parfaitement et totalement l’assimilation de la plupart des « Bretons » qui en réalité n’en sont plus vraiment! Indigènes au nombre de plus en plus réduit, plus ou moins du terroir et plus plus ou compétents mais autoritaires en la matière pour en décider seuls, qui reproduisent les chamailleries byzantines et parisiennes (pléonasme) en sachant parfaitement ou alors stupidement qu’elles resteront stériles au mieux, sinon destructrices et semeuses de divisions toujours un peu plus !!! Pour ne pas faire ce que l’on fait si bien depuis des siècles ! Heureusement que le peuple simple avait lui, relativement gardé farouchement l’essentiel de sa Langue !
La Culture qui vaille pour moi, est celle qui est née du travail, de la vie, de la survie, des peines, des petits bonheurs et du plaisir de ces peuples simples de la manifester dans ses chants ses danses, ses poésies dans les siècles des siècles… et non dans celles superficielles des oisifs désœuvrés et dominants cruels, faux artistes et pauvres créateurs nombrilistes sans plus racines ou alors les utilisant à leurs profits, ou afin de pervertir et asservir ces Peuples !
Si la standardisation paraît incontournable, à accepter, elle devrait se faire non sans recherche de possibilités d’intégration dans la « langue standard» qui d’ailleurs ne devrait être réfléchie, discutée et acceptée que dans la liberté de le faire politiquement ; et de la faire accepter par les Bretons qui peuvent encore, éventuellement en juger et apporter l’accord démocratique nécessaire !
Ce qui à vue (de nez) ne devrait plus représenter un « peuple » bien dense encore au fait de l’enjeu breton et s’y intéressant, ni d’ailleurs habité profondément de la notion d’une nation spécifique, car l'œuvre néfaste française étant en mesure d'atteindre enfin, ses noirs objectifs ! Et tous vous n’y êtes pas pour rien ! Depuis si longtemps!
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tony kerjean Le Dimanche 5 novembre 2023 09:35
@Robin Guillou: faudrait pouvoir lire l'article qui, comme tous ceux du site de Splann!, est bloqué par un pop-up réclamant du soutien financier...
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Jean BOIDRON Le Mardi 7 novembre 2023 10:41
"2 bretons une union, 3 bretons une scission !"
Atavisme, quand tu nous tiens...
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Jean-Louis Pressensé Le Mardi 7 novembre 2023 16:23
Un traducteur fâché que ses petits changements (vers l'oralité trégorroise) ne soient pas validés par l'éditeur, une auteur(e) non bretonnante (et non gallésante)... à leur place je serais plutôt content qu'un éditeur ait accepté de publier le livre, lui seul prenant le risque financier que l'ouvrage ne soit pas subventionné par la Région - puisque les complotistes voient derrière la Région le poids de la Fnsea...
Au fait, à combien d'ex. est tirée la version gallote ?
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