Une journée historique vendéenne à la Chapelle Basse-Mer en Bretagne
Point de vue de Louis-Benoît Greffe

Publié le 21/09/11 13:12 -- mis à jour le 00/00/00 00:00

Le 1er et le 2 octobre aura lieu à l'initiative de l'historien Reynald Sécher, une journée vendéenne à la Chapelle Basse-Mer. Mais la Chapelle Basse-Mer est en Bretagne…

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Initiative qui ne manque pas de surprendre au premier abord donc, d'autant plus qu'à la différence des communes alentours, en butte à une débretonnisation conséquente, la Chapelle Basse-Mer conserve un patrimoine qui ne peut en aucun cas être en Vendée, tant il ressemble à ce que le XVIe siècle a légué à la Basse-Bretagne, j'ai nommé la Chapelle Saint-Pierre ès Liens, fondée au XIIe, reconstruite au XVIe, chapelle que Reynald Sécher et ses amis restaurent avec efficacité depuis une vingtaine d'années, malgré les rebuffades récentes de la municipalité (voir le site)

Au milieu d'une terre martyre : la Vendée

En fait, la Chapelle Basse-Mer se trouve au beau milieu de la terre insurgée de 1793 à 1796, connue sous le nom de Vendée militaire, et qui couvrait un espace qui s'étendait grosso modo du sud de Nantes au sud de la Vendée, débordant sur les Deux-Sèvres et les Mauges. La guerre de Vendée se déclencha dans les Mauges, à Cholet et Saint-Florent, contre la levée en masse ordonnée par les révolutionnaires. Le mouvement, alimenté par le clivage profond entre urbains et ruraux et par les persécutions antireligieuses qui suscitent la révolte des ruraux, prend de l'ampleur. La Vendée militaire se dessine en mars 1793, c'est un peuple entier qui se lève contre la terreur de la Révolution. L'assaut sur Nantes échoue de peu, mais le sud de la Loire-Atlantique, de l'Anjou et tout le bas-Poitou échappent définitivement au pouvoir révolutionnaire, qui ne tient que certaines petites villes. Fin octobre, les Vendéens, commandés par le généralissime La Rochejaquelein, traversent la Loire pour aller ranimer la révolte en Bretagne et Normandie. C'est la virée de Galerne, où les Vendéens remportent une victoire retentissante, à Entrammes, mais qui se solde par un échec sur la Manche où aucun bateau anglais ne vint soutenir, comme il était promis, le siège de Granville. Les Vendéens refluent, épuisés, et sont finalement massacrés à Savenay le 23 décembre 1793.

Le rapport de Westermann est resté célèbre, suite à cette bataille : « Citoyens républicains, il n'y a plus de Vendée ! Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l'enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m'avez donnés, j'ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n'enfanteront plus de brigands. Je n'ai pas un prisonnier à me reprocher.»

Mais la Vendée est loin d'être anéantie. Elle peuple les prisons de Nantes où se déchaîne la Terreur orchestrée par Jean-Baptiste CARRIER. En janvier 1794, TURREAU met en œuvre les décrets de la Convention sur la « destruction de la Vendée », les colonnes mobiles dites « infernales » dévastent villes et villages. La population du Loroux-Bottereau est massacrée, le sud-est de la Loire-Atlantique est complètement ruiné, tout comme le nord et le centre de la Vendée ; certains de ces massacres ont été rappelés par des plaques du Souvenir Vendée (voir le site) . Cette répression dont la terreur est à la hauteur de la crainte des Républicains devant l'avancée de la Virée de Galerne, n'éteint pas la révolte mais au contraire ranime l'insurrection vendéenne, qui devient une légitime défense contre des criminels honnis et légitimés par les lois d'une République née dans le sang.

Génocide ou répression ?

Par la suite, la République a toujours voulu cacher ce crime originel, oscillant entre deux présentations : celle du maintien de l'ordre public contre des rustres brigands des campagnes, et celle d'une répression, dure certes, d'une révolte préjudiciable à l'avenir de la République, l'immense espoir qu'elle aurait fait naître et aux principes libéraux et égalitaires qu'elle créa. La voix la plus discordante par rapport à ces lectures est celle d'un contemporain, Gracchus Baboeuf, qui écrivit en 1794 un pamphlet Du système de dépopulation ou La vie et les crimes de Carrier où il fustige les exactions de Carrier, de Turreau et de Cordelier en employant à leur endroit la qualification de populicide néologisme forgé pour une notion jadis inconnue et qui recouvre l'extermination délibérée d'un peuple, le sens moderne du mot génocide, créé en 1944 pour qualifier la Shoah.

En 1986, Reynald Secher fait paraître La Vendée-Vengé, Le génocide franco-français, ouvrage dans lequel il étudie les rapports entre la Révolution et les Vendéens depuis 1789 et s'efforce de faire le bilan de la répression de l'insurrection vendéenne, en tentant d'obtenir le rapport entre les naissances dans les années 1780 et celles dans les années 1800 et en essayant de répertorier les destructions et reconstructions. À partir de ces données, il explique dans sa conclusion générale pourquoi il est convaincu que les massacres commis lors de la guerre de Vendée constituent, à ses yeux, un génocide, en puisant dans les textes des acteurs et témoins de l'époque des extraits interprétés comme traduisant une volonté génocidaire des républicains. En septembre 2011, il revient sur le « mémoricide », la façon dont la République française a tout fait pour cacher ce génocide, et notamment les décrets de la Convention qui l'ordonnaient dans un livre paru récemment et nommé Vendée : du génocide au mémoricide (17 €).

Génocide « vendéen » ou haut-breton ?

Du point de vue breton, le génocide vendéen est un événement marqueur, certes, mais surtout problématique. En effet, la « Vendée » révolutionnaire était perçue par le pouvoir républicain comme un tout hostile à la Révolution et aux idées nouvelles. Mais la réalité de la Vendée est qu'elle a été forgée à partir d'un ensemble hétéroclite : pays de Retz breton, Bas-Poitou vendéen, Mauges, toutes terres écartelées entre les identités bretonnes, poitevines et angevines, des terres en lisière, en interface entre plusieurs mondes, plusieurs histoires.

Pour les tenants de « l'identité vendéenne », notamment le département de Vendée dans sa période villiériste, toutes les terres martyrisées par les colonnes infernales ont une identité « vendéenne » et en quelque sorte une vocation à rejoindre une grande Vendée fière de ses origines retrouvées et de ses révoltes multiples entre 1793 et 1832.

Or, l'identité vendéenne, sorte de forgerie moderne, tend à nier les ensembles historiques préexistants, et notamment l'identité bretonne du Pays de Retz , préexistante aux événements. Dans le contexte actuel (séparation de la Loire-Atlantique de la Bretagne et intégration à l'ensemble hétéroclite des Pays de Loire présidé par un Vendéen, Auxiette), le génocide vendéen peut être perçu comme un « cheval de Troie », vecteur de la débretonnisation de la partie sud de la Loire-Atlantique, ce qui expliquerait la clémence relative des autorités républicaines actuelles pour la reconstitution de l'historiographie des guerres de Vendée.

Certes, la Convention ne vise pas directement les Bretons, mais cite au contraire la Vendée, notamment dans le décret du 1er octobre 1793 : « Soldats de la Liberté, il faut que tous les brigands de la Vendée soient exterminés avant la fin du mois d'octobre ». Mais la politique d'extermination menée par la République avait vocation universelle, comme le rappelle CARRIER, bourreau de Nantes : « Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon. » Un plan de la Convention prévoyait d'ailleurs l'extermination de la Bretagne et des Bretons à partir de 1794.

Ce serait donc un contre-sens historique de couper le génocide vendéen de l'histoire bretonne. Le génocide breton était prévu et planifié parce que la Bretagne refusait les « idées nouvelles » qui n'étaient que le paravent des nouveaux despotes. Parce que la Bretagne et la Vendée avaient osé douter des idées révolutionnaires, on faisait de la seconde le laboratoire de l'extermination de la première. Plus encore, le génocide est le fait fondateur du centralisme jacobin, qui piétine les peuples en privilégiant un pouvoir monopolistique et idéalisé, la pierre angulaire de l'attitude du pouvoir français envers les identités des peuples minoritaires de France et de son Empire, et envers les Bretons en particulier, attitude qui n'a pas fini de faire des ravages dans les « colonies de l'intérieur ».


Louis Bouveron

Voir aussi :

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Cet article a fait l'objet de 1752 lectures.
Délégué départemental de la SPPEF (Société pour la Protection des Paysages et de l'Esthétique de la France), association d'utilité publique qui a pour but de défendre, depuis sa création en 1901, le patrimoine historique, architectural et naturel français.
Vos 11 commentaires
  J-Luc Le Floc'h
  le Mercredi 21 septembre 2011 14:37

" Un plan de la Convention prévoyait d'ailleurs l'extermination de la Bretagne et des bretons à partir de 1794".
Louis Bouveron pourrait-il nous en dire plus sur ce point , ou nous indiquer comment en savoir plus?
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  Philippe A.
  le Mercredi 21 septembre 2011 16:43
A noter que Chartette était breton, de cette petite noblesse bretonne qui servait souvent dans la marine royale. D'ailleurs il a fait la campagne d'Amerique et c'est là qu'il a appris les techniques de guerrilla en se battant avec les rebels contre les Anglais. Militairement, à lui tout seul il valait plus que tous les autres chefs militaires de la Vendée militaire réunis. Mais les Vendéens se l'accaparent et nient son identité bretonne. Ils en ont fait un Vendéen car il avait installé son quartier général près de Belleville-sur-Vie. Là encore il y a confusion entretenue entre la Vendée, le département, et la vendée militaire, une zone d'insurrection, qui comprennait, comme vous le mentionnez, un petit bout de la Bretagne historique : le pays de Retz, l'actuel vignoble Nantais et la rive droite de la Loire entre Angers et Savenay. Parcontre le théâtre des operations: Nantes, Cholet, Angers,Le Mans, Laval, Mayenne et le final à Savenay s'étend étrangement sur le teritoire devenu la région "Pays de la Loire".
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  Yann le Bleiz
  le Mercredi 21 septembre 2011 16:57
Bel article.
Je rejoins le commentaire précédent. Ce point est important.
Où trouver ce plan?
Qu'est-ce qui a stoppé le plan? (Est-ce la chouanerie et la guerre de la France contre l'Europe?)
Merci pour vos précisions!
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  Luc Guihard
  le Mercredi 21 septembre 2011 18:03
Même si la Bretagne ne peut s’enorgueillir d'un tel personnage, j'ai appris récemment que Gilles de Rais était vendéen, sur un carte postale humoristique à Saint Gilles Croix de Vie ! Trois siècles avant la création de ce département, et qui plus est sur un territoire situé actuellement en Loire-Atlantique ...
"Vendée Militaire" aurait été une précision utile sur l'affiche de cette exposition ... Bretonne !
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  Rafig V
  le Mercredi 21 septembre 2011 18:18
Vendée dans le sens Contre révolution et nom Vendée le département car nous là en Loire-Atlantique donc sur des terre bretonnes. Amis lecteurs, merci de na pas confondre. Pas comme les scibouillards "d'historiens" .
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  Jak le Dreuzic
  le Mercredi 21 septembre 2011 18:24
Bonsoir à tous,
J'ai trouvé mention de ce plan dans des sources éparses, notamment, autant que je me souvienne, dans l'oeuvre de Reynald Sècher. Ce plan de la convention n'a pas été mis en application, soit suite à la révulsion causée par l'application de la Terreur en Vendée, soit parce que la Montagne était occupée à réprimer ses factions (les hébértistes, les Enragés, les Indulgents), et à peine avait-elle fini que Robespierre fut renversé le 9 thermidor (27/7/1794).
En complément :
La répression révolutionnaire à RIEUX : (voir le site)
Le point de vue révolutionnaire, Pierre GUYOMAR député des Côtes d'Armor, Annales de Bretagne 1919 : (voir le site)
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  ex site bretagne unie
  le Jeudi 22 septembre 2011 13:32
Il est étonnant que Reynald Sécher, historien -entre autres- des bandes dessinées "Histoire de la Bretagne" participe à l'entreprise de brouillage des esprits en Loire-Atlantique.
il aurait put choisir un autre titre ou tout le moins choisir le titre "VENDEE MILITAIRE"
car en 2011 la vendée c'est le département 85 pour 99% des gens.
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  Louis Le Bras
  le Jeudi 22 septembre 2011 20:13
Il serait quand même intéressant de savoir pourquoi ces guerres, dont le foyer est le Maine-et-Loire (Cholet), et qui couvre 4 morceaux de Départements (49,44,85,79) ont été qualifiées de "vendéennes"...même les grands chefs de cette contre-révolution ne sont pas forcément issus du 85 ( à commencer par le plus célèbre : Charette) .
Guerres de l'ouest ou guerres du bocage-sud seraient sans doute plus juste !
Je me demande si cette appelation "guerres de vendée" n'est pas à la base péjorative, ou dans le but d'en limiter l'impact ou l'ampleur. sachant que le 85 n'avait pas de ville importante (Fontenay a l'extreme sud-est en était la capitale).
De cette appelation vient incroyable ambiguité (pour ne pas dire +), et cela reste pour moi une énigme, car pour les contemporains de la Révolution française, "Vendée" ne devait pas signifier grand chose, c'était pour eux le nom d'une nouvelle entité administrative aux limites claires qui sont ce qu'elles sont (c'est à dire sans Cholet, le pays de retz etc etc) et d'une petite rivière en plein zonage pro-républicain (Fontenay le comte, ancien bastion protestant et anti-"vendéenne" !) !!
Au demeurant la zone contre-révolutionnaire du sud-loire était caractérisée par une stabilité des limites politiques, même avec les nouveaux départements (44/49/85), et je doute fort que les contre-révolutionnaires remettaient en cause cet héritage...
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  DOMINIG POULERIGUEN
  le Vendredi 23 septembre 2011 15:10
Au
sujet du plan d'extermination des bretons il faudrait demander son avis à
Mona Ozouf spécialiste de cette période une confrontation des points de
vue nous éclairerait sur cette période trouble .Je n'ai aucune
prétention mais je me pose des questions car un peu plus de cent ans
auparavant la répression suite à la révolte des bonnets rouges a atteint
un degré d'atrocité qui soutient la comparaison avec le génocide
vendéen .Cette révolte du papier timbré était à la fois dirigé contre le
pouvoir royal mais également contre les abus de la noblesse et du
clergé qui maintenaient ou réhabilitaient du fait des pertes de revenus
des droits féodaux qui n'avaient plus lieu d'être par la suite les
cahiers de doléances sont dans l'esprit du code paysan Quelque part la
révolution de 1789 est née en Bretagne .De La Chalotais qui a été un
ardent défenseur des libertés bretonne était dans l'esprit des lumières
.Les membres du tiers état breton qui défendaient encore vis à vis du
pouvoir royal ces mêmes libertés en 1788 les ont sacrifiées sur l'hôteL
de l'abolition des droits féodaux le 4 aout 1789 pourquoi ?? peut être
la noblesse et le clergé en avaient abusés ?? et le peuple breton n'en
bénéficiait pas assez Dans un premier temps les révolutionnaires
avaient mis en avant la référence celtique de l'hexagone par
opposition à la tradition franque de la noblesse et latine du clergé
l'enseignement des langues régionales était prévu pour diffuser les
idées nouvelles .Seulement cette révolution a été dévoyée et évoluée de
façon tragique la main mise des jacobins sur le club breton le reflète à
notre niveau 'Une évolution vers une structure fédérale aurait été une
issue heureuse épargnant l'Europe de beaucoup de drames survenus
.pendant près de deux siècles par la suite Au
sujet du plan d'extermination des bretons il faudrait demander son avis à
Mona Ozouf spécialiste de cette période une confrontation des points de
vue nous éclairerait sur cette période trouble .Je n'ai aucune
prétention mais je me pose des questions car un peu plus de cent ans
auparavant la répression suite à la révolte des bonnets rouges a atteint
un degré d'atrocité qui soutient la comparaison avec le génocide
vendéen .Cette révolte du papier timbré était à la fois dirigé contre le
pouvoir royal mais également contre les abus de la noblesse et du
clergé qui maintenaient ou réhabilitaient du fait des pertes de revenus
des droits féodaux qui n'avaient plus lieu d'être par la suite les
cahiers de doléances sont dans l'esprit du code paysan Quelque part la
révolution de 1789 est née en Bretagne .De La Chalotais qui a été un
ardent défenseur des libertés bretonne était dans l'esprit des lumières
.Les membres du tiers état breton qui défendaient encore vis à vis du
pouvoir royal ces mêmes libertés en 1788 les ont sacrifiées sur l'hôteL
de l'abolition des droits féodaux le 4 aout 1789 pourquoi ?? peut être
la noblesse et le clergé en avaient abusés ?? et le peuple breton n'en
bénéficiait pas assez Dans un premier temps les révolutionnaires
avaient mis en avant la référence celtique de l'hexagone par
opposition à la tradition franque de la noblesse et latine du clergé
l'enseignement des langues régionales était prévu pour diffuser les
idées nouvelles .Seulement cette révolution a été dévoyée et évoluée de
façon tragique la main mise des jacobins sur le club breton le reflète à
notre niveau 'Une évolution vers une structure fédérale aurait été une
issue heureuse épargnant l'Europe de beaucoup de drames survenus
.pendant près de deux siècles par la suite Au
sujet du plan d'extermination des bretons il faudrait demander son avis à
Mona Ozouf spécialiste de cette période une confrontation des points de
vue nous éclairerait sur cette période trouble .Je n'ai aucune
prétention mais je me pose des questions car un peu plus de cent ans
auparavant la répression suite à la révolte des bonnets rouges a atteint
un degré d'atrocité qui soutient la comparaison avec le génocide
vendéen .Cette révolte du papier timbré était à la fois dirigé contre le
pouvoir royal mais également contre les abus de la noblesse et du
clergé qui maintenaient ou réhabilitaient du fait des pertes de revenus
des droits féodaux qui n'avaient plus lieu d'être par la suite les
cahiers de doléances sont dans l'esprit du code paysan Quelque part la
révolution de 1789 est née en Bretagne .De La Chalotais qui a été un
ardent défenseur des libertés bretonne était dans l'esprit des lumières
.Les membres du tiers état breton qui défendaient encore vis à vis du
pouvoir royal ces mêmes libertés en 1788 les ont sacrifiées sur l'hôteL
de l'abolition des droits féodaux le 4 aout 1789 pourquoi ?? peut être
la noblesse et le clergé en avaient abusés ?? et le peuple breton n'en
bénéficiait pas assez Dans un premier temps les révolutionnaires
avaient mis en avant la référence celtique de l'hexagone par
opposition à la tradition franque de la noblesse et latine du clergé
l'enseignement des langues régionales était prévu pour diffuser les
idées nouvelles .Seulement cette révolution a été dévoyée et évoluée de
façon tragique la main mise des jacobins sur le club breton le reflète à
notre niveau 'Une évolution vers une structure fédérale aurait été une
issue heureuse épargnant l'Europe de beaucoup de drames survenus
.pendant près de deux siècles par la suite
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  DOMINIG POULERIGUEN
  le Vendredi 23 septembre 2011 22:18

erreur
je voulais dire que les libertés bretonnes ont été sacrifiées sur
l'autel de l'abolition des droits féodaux
Par ailleurs aujourd'hui on retrouve un clivage dans l'opinion bretonne
en corrélation avec la géographie le sud est de la Bretagne a gardé la
chouannerie comme une des références de la revendication bretonne
pourtant celui qui était à la tête de la l'armée royale le conte
D'Artois était un défenseur de la monarchie absolue Tandis que à
l'ouest de la Bretagne surtout en Cornouaille l'opinion était
beaucoup plus partagée la référence à la chouannerie comme élément de
l'identité bretonne est moins évidente surtout dans tout le pays
montagne . l La révolte des bonnets rouges a laissé des traces dans la
mémoire populaire au point qu'il a pas encore très longtemps pour
faire peur aux enfants la nuit on leur disait diwall deus hani boned ru
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  Jak le Dreuzic
  le Mercredi 26 octobre 2011 17:37
Référence au projet de "populicide" en Bretagne par la Montagne en 1794 : Histoire de Bretagne, par Henri Poisson et Jean-Pierre Le Mat, éditions COOP BREIZH 2000 (achevé d'imprimer 2007)
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