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Ni droite ni gauche
Ni droite ni gauche
- Chronique -
Ni gauche ni droite ?
Vladimir Poutine, Barack Obama, Xi Jinping, Hassan Rohani… Ces dirigeants de grandes puissances sont-ils de droite ou de gauche ? Djihadistes contre résistants kurdes… Qui est de droite, qui est
Jean-Pierre Le Mat pour JPLM le 1/11/14 18:27

Vladimir Poutine, Barack Obama, Xi Jinping, Hassan Rohani… Ces dirigeants de grandes puissances sont-ils de droite ou de gauche ? Djihadistes contre résistants kurdes… Qui est de droite, qui est de gauche ? Ces questions nous font sourire, car elles ne veulent rien dire. L'alternative droite-gauche ne permet pas de comprendre les stratégies, ni les grands événements qui secouent la planète.

Autrefois, le slogan "Ni droite ni gauche" était considéré comme un camouflage de l'extrême droite. Au temps de la Guerre froide, les catégories droite-gauche semblaient universelles. D'un côté les pays socialistes, de l'autre les pays capitalistes. Les pays "non-alignés" étaient vus comme des opportunistes. Aujourd'hui, le clivage droite-gauche ne conserve sa force que dans les pays de tradition catholique, en Europe et en Amérique du Sud. C'est le cas en France.

Il y a, chez les Bonnets rouges, des femmes et des hommes qui se revendiquent de droite ou de gauche. Mais il y en a beaucoup qui ne se reconnaissent plus dans ces clivages, et qui n'ont aucune envie d'y entrer. Ce sont eux qui ont été le ciment du mouvement. Ils nous indiquent, parfois inconsciemment, la direction à suivre.

Pourquoi cette indifférence ou ce rejet des catégories politiques traditionnelles ? Droite et gauche sont les références politiques parce que la question de la protection sociale est devenue centrale, tout comme le "salut" est une promesse centrale dans la tradition catholique. Protection individuelle, par les biens accumulés et le mérite, pour la droite. Protection collective, par les institutions sociales et la redistribution des richesses, pour la gauche. Ceux qui bénéficient de la meilleure protection sont les riches d'un côté, les fonctionnaires de l'autre. Stigmatiser l'une de ces catégories est un marqueur politique.

Les Bonnets Rouges n'expriment pas de ranc½ur envers les riches, ni d'animosité envers les fonctionnaires, ce qui crée une ambiance particulière. Le terme "apolitique", parfois utilisé, signifie un refus de l'alternative droite-gauche, tout en revendiquant néanmoins une action de type politique ou syndical. Ce refus va de pair avec la certitude que la protection sociale ne pourra plus être garantie dans l'avenir, ni par une fortune personnelle, ni par l'État-providence. Les protégés actuels ne sont pas jalousés, car ils ne représentent plus un idéal. En revanche, dans les comités, la question de l'emploi et celle de l'identité bretonne sont centrales. Ces préoccupations ne sont pas liées à un désir de protection, mais à un sens à donner à sa vie, individuellement et dans le cadre collectif de la Bretagne.

Compte tenu de leur prise de distance envers la droite et la gauche, vers où peuvent se diriger les Bonnets Rouges ? Leur scepticisme est un handicap dans le cadre politique actuel. Vont-ils basculer dans une sorte de trou noir, hors des chemins de l'Histoire ? Je suis persuadé du contraire. La capacité à vivre dans un environnement non protecteur crée une bifurcation dans notre histoire. Elle annonce une révolution qui remet en cause à la fois la société de consommation et l'État-providence. Les précaires en sont l'avant-garde. Ils veulent autre chose qu'une protection à laquelle ils ne croient plus.

Tant que la protection restera une préoccupation majeure, le dilemme droite-gauche se maintiendra. En revanche, si la participation de tous à l'activité économique et le droit à l'identité deviennent des questions centrales, la façon d'aborder la politique en Bretagne évoluera.

Ni droite ni gauche. Le vieux slogan maudit pourrait devenir celui d'une transformation de la société ; les Bonnets Rouges bretons en auront été les précurseurs.

Jean Pierre LE MAT

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Cet article a fait l'objet de 1504 lectures.
Vos 19 commentaires
stephane Le Samedi 1 novembre 2014 21:42
bonne analyse
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ArMen Le Dimanche 2 novembre 2014 10:33
Qui sont les précaires?
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Jean Pierre LE MAT Le Dimanche 2 novembre 2014 11:59
Les précaires sont ceux qui ne peuvent être assurés de leurs revenus dans un futur proche. Ce sont les chômeurs, bien sûr. Mais aussi la plupart des agriculteurs, qui ne contrôlent pas les prix de vente de leurs produits (lait, viande, légumes, etc.) ni les prix d'achat de leurs intrants. Aussi tous ceux qui travaillent dans des petites entreprises, de l'ouvrier au patron : c'est actuellement une hécatombe. Ce sont les salariés de l'agro-alimentaire breton, qui est en pleine tempête.
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Paul Chérel Le Dimanche 2 novembre 2014 19:03
Sans le vouloir, je pense, Jean-Pierre Le Mat s'inscrit dans ce qu'il dénonce ; protection sociale devenue centrale, que l'on soit pour ou contre sa démesure. Eh bien non ! Le slogan des Bonnets rouges doit être et rester Travailler et décider au pays. Cela suppose une assise vraiment démocratique, le PEUPLE décide de son sort lui-même sans aucune interférence de qui que ce soit et surtout venant de Paris et de cette France qui n'a plus rien d'un modèle
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kristen Gonedec Le Dimanche 2 novembre 2014 21:56
Le" ciment " te répond Jean Pierre... Tu nous que : "Ce sont eux qui ont été le ciment du mouvement. Ils nous indiquent, parfois inconsciemment, la direction à suivre. "
Pour ma part, et sans doute bien d'autres, ce n'est pas si inconscient que ça mais bien une démarche volontaire pour amener plus de conscience.
S' il y a bien un champ d' investigation ouvert pour un peuple, c'est bien celui de faire apparaître l 'ensemble de ses déterminismes inconscients. Le peuple breton est-t- il prêt ? L' avenir nous le dira....
Il y a 50ans, Jacques Brel le disait déjà : " Dans la vie on choisit la sécurité ou l'aventure et il faut aller voir " . Dit autrement : comment gérer son angoisse ? Pour ceux de notre génération, certains ont eu une stratégie sociale de sécurité en adoptant le statut, d'autres ont était attirés par l 'aventure. L'aventure de se réaliser à travers de multiples expériences et ont ainsi construit leur identité. L'être humain est conditionné par son expérience. Je cite Nietzche : " Ce à quoi on a pas accès par l 'expérience du vécu, on a pas d'oreille pour l'entendre ". L'échange entre personnes n'est réel que s'il y a partage existentiel d' une posture commune.
La spécificité de la France justement c'est que c'est un système ; disons-le trivialement elle a acheté ses citoyens ! Rançon à payer pour eux : l'aliénation.
Les sociétés humaines sont basées sur des rapports de dominance qui sont totalement INAPPARENTS. En dehors de ce rapport GAUCHE/DROITE - et leurs extrêmes - c'est ce type de relation inconsciente qui établit la nature de l'organisation sociale, française comme bretonne. A nous d ' en sortir ; sans travail sur ce que nous sommes point de salut ! Cette réflexion sur une dimension plus existentielle a pu manquer dans les comités Bonnet rouge, plutôt marqués la plainte et la revendication ou l'illusion du grand soir (ABBR)
A galon
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Yann LeBleiz Le Lundi 3 novembre 2014 14:12
@ kristen Gonedec
J'encourage régulièrement les BR d'évoluer vers le syndicalisme afin de virer hors de Bretagne les pseudo-syndicats français.
L'avantage, c'est que les BR savent discuter avec les Partons pour le bien commun (chose n'existant pas avec les pseudo-syndicats français).
Il faudrait une percée d'un syndicat breton performant, rassurera les salariés, aidera à changer les mentalités et rassurera également les patrons.
Si une telle chose se développe, les syndicats français seront un mauvais souvenir, et le couple salarié-patron pourra envisager au mieux la perspective d'avenir.
Ce serait un acte sociétal fort, la politique viendra par la suite!
Le point faible, c'est que la gauche bretonne filiale de la gauche française combattra cette indépendance syndicale! Je pense particulièrement à l'UDB!
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Loïc Le Sellin Le Lundi 3 novembre 2014 14:50
J'aime bien l'affiche, elle est de saison...
Reste que, si je ne me trompe pas, c'est quelque chose comme les Babyloniens qui ont inventé le pognon. Bon, c'était pour faire du commerce avec des fournisseurs et des clients qui n'habitaient pas le même patelin, et qui donc auraient eu du mal à se faire payer autrement qu'en lapins moisis, vues les distances...
Mais ce fameux lapin n'a pas forcément la même valeur pour tout le monde. Demandez donc au gras qui a composé la chanson de l'Auvergnat, il vous expliquera.
Donc on est maintenant dans un monde de commerce planétaire, où les interactions mercantiles ne sont plus du tout du troc avec son voisin de palier. L'argent, cette valeur arbitraire créée pour faciliter la vie de ceux qui n'avaient rien produit, vient régler la marche du genre humain.
Alors de droite ou de gauche, dans une économie de marché, au mieux on ne peut être que de l'extrême centre. Au pire ça ressemblerait à une dictature anti-capitaliste otarcique ou un délire de bobos.
Vouloir modifier la course de cette logique va prendre énormément de travail, de volonté, d'énergie, de visionnaires ou juste une bonne claque planétaire, et je pense bien qu'elle est en chemin...
Je préférais l'affiche finalement.
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Thierry Le Béhérec Le Lundi 3 novembre 2014 18:38
bel article mais il manque un sujet essentiel ; celui qui ne vous préoccupe pas du tout ; celui-ci, malheureusement, remet tout en cause et notamment l'essentiel, le peuple ; l'immigration ; alors où placer le curseur gauche-droite avec un tel sujet ? la gauche et la droite molle sont pro-immigration ; la droite dure, contre ; pas sûr qu'il n'y ait plus de clivage gauche droite entre mondialistes (gauche droite molle) et patriotes ;
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Jean Pierre LE MAT Le Lundi 3 novembre 2014 20:40
@ Thierry Le Beherec
L'immigration est un sujet qui ne correspond pas au clivage droite gauche. Vous pointez à juste titre que la droite est divisée. Les divisions de la gauche se voient moins. Cependant, il y a quelques dizaines d'années, des municipalités communistes ont détruit des camps de migrants au bulldozer...
Le sujet est important pour la Bretagne et peut s'exprimer ainsi : comment un petit peuple comme le notre, méprisé dans sa culture et entravé dans ses prérogatives par le pouvoir central, peut-il survivre et s'affirmer dans la mondialisation? Cela suppose de notre part une stratégie adaptée. Je ne crois pas que le racisme soit une solution aux problèmes de la mondialisation en Bretagne. Il ne rassemblera pas les Bretons et il ne peut aboutir qu'à un fiasco, pour différentes raisons, à la fois morales, culturelles, politiques et économiques.
Retenons qu'il n'y aura pas non plus de solution "de droite" ou "de gauche", mais des solutions intelligentes, sans doute originales.
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Décalage Le Lundi 3 novembre 2014 23:16
Nos dirigeants politiques, industriels et les milieux boursiers savent pertinemment que le système capitaliste centralisé instauré en France dans le cadre de la mondialisation galopante actuelle courre à sa perte. Le peuple l'ignore, mais il en subit en premier les désagréments. Les Bonnets Rouges ont le mérite d'avoir la primauté et la pertinence de lui en faire prendre conscience.
Plus vite la Révolution des territoires se fera, mieux on s'en sortira : disent nos industriels.
Le mouvement des Bonnets Rouges doit perdurer pour ne plus laisser le peuple dans l'ignorance.
Ce n'est pas étonnant que ce mouvement soit parti d'une région à forte identité. Les gens qui ont faim, qui subissent des injustices, des spoliations, qui sans cesse revendiquent sans succès se réfugient sous une même identité ( bretonne ici, normande ou alsacienne plus loin... ). Être de gauche ou de droite, on le voit tous les jours, ne veut plus dire grand chose tant les paroles de ceux qui les représentent se ressemblent. La démocratie dans un pays aussi centralisateur* que la France, ne mène à rien. Essayons la Vraie Régionalisation, cela existe ailleurs en Europe. Créons la Région, un territoire à dimension humaine là où La Solidarité (les solidarités) entre les personnes peut renaître.
*(démocratie = cause toujours, tu ne m'intéresses plus!)
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Damien Kern Le Mardi 4 novembre 2014 02:18
Monsieur Le Mat.
Quand je vois votre analyse politique je la trouve très bonne.
Mais quand il faut passer aux solutions, vous faites du "Le Drian".
C'est d'ailleurs le problèmes des BR et des contestaires bretons. On demande des subventions. On arrive à dire NON mais ensuite ?
Maintenant l'écotaxe est enterrée, vous avez gagné devant toute la France. J'en suis très content.
Ensuite ce mouvement à t-il encore un sens ? Faut-il dépenser de l'énergie
dans ce mouvement ?
Changer les pratiques, c'est proposer du concret. Or je n'en vois pas. Alors prenons le dernier post, sujet tabou et sensible. Immigration.
Ex :
"Thierry Le Béhérec cite l'immigration."
Votre réponse :
"Je ne crois pas que le racisme soit une solution aux problèmes de la mondialisation en Bretagne."
C'est un lieu commun - vous assimilez racisme et immigration - du pur "Ayrault".
Ce genre de réponse vide condamne votre mouvement.
Lors du referendum en Ecosse. Les retraités et les immigrés ont voté NON. La logique de la sécurité, c'est conforme à votre analyse.
Les politiques style Sarkozy font un show avec le karcher. Un seul but : des voix. Mais la réalité c'est du législatif ( et en plus applicable ! ).
Et les incantations, ça n'apparait jamais dans les lois (décret signé - et applicables).
Pour le concret je vous propose une méthode, le benchmarking.
Le Luxembourg.
Le Luxembourgeois est langue officielle. Ca leur permet de conserver
leur identité.
Eire.
En 2007. L'Eire a voté des lois restrictives d'accès à la nationalité. C'est le seul pays celte et voisin de 4/5 millions d'habitants.
la Suisse.
On ne devient Suisse qu'à la 3ème génération ( à vérifier ).
Pays de Galles.
Les emplois publique sont réservés à ceux qui parlent Gallois.
Bretagne.
Politique du logement social ?
--
Au plaisir de vous lire et d'avancer des solutions et au risque de déplaire.
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Damien Kern Le Mardi 4 novembre 2014 02:38
L'idée de transformer les BR en un syndicat régional est une superbe idée.
Si vous arrivez à débaucher les syndiqués nationaux, le financement est trouvé.
Et votre mouvement a une logique d'avenir.
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lwenn Le Mardi 4 novembre 2014 10:08
"Ni droite ni gauche. Le vieux slogan maudit"
Je crois quand même que cette oposition gauche-droite peut correspondre à certaines positions mais qu'elle dissimule des positions plus fondamentales : le nationalisme-impérialisme dans le cas français, qu'on place sous l'étiquette jacobinisme.
Car si le jacobinisme est à l'origine une idéologie de gauche, il est devenue depuis très longtemps l'idéologie de la quasi-totalité de la classe politique française.
Donc, dans la réalité, sinon dans les représentation, le jacobinisme a depuis bien avant les Bonnêts Rouges "dépassé" le "ni gauche ni droite" (jacobin d'abord).
L'opposition gauche-droite est donc pour l'essentiel un jeu de dupe, une complémentarité non avouée pour le maintien au pouvoir de la caste jacobine, et non une opposition réelle, sauf sur des détails, ou des questions très spécifiques comme l'émigration.
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Yann LeBleiz Le Mardi 4 novembre 2014 11:12
@ Damien Kern
J'abonde à votre réflexion.
Il y a beaucoup de talents en Bretagne, et M. Le MAT en fait très largement parti. Mais OUI, en Bretagne nous avons appris à dire NON avec force et conviction, mais c'est tout, vraiment tout! Construire la suite, NETRA...!
Des râleurs de 1er classe, comme nos voisins français!
Les BR en sont un bel exemple!
Votre exemple du Luxembourg est très bon.
Luxembourg, Danemark sont ce que la Bretagne devrait être, ce que la Bretagne voudrait être, ce que la Bretagne n'a pas le courage de construire face à la France!
LOCARN aurait du devenir un MEDEF breton depuis bien longtemps, mais dans les faits 80-90% des dirigeants d'entreprises bretons ignorent son existence (pour rappel : un artisan est un chef d'entreprise).
Malheureusement, je doute de l'avenir de LOCARN dans l'après Joseph le BIHAN car l'opportunisme s'est lentement infiltré dans l'institution à l'image de nombreuses organisations bretonnes (exemple : KEVRE BREIZH).
Le seul syndicat breton, le SLB, n'attire même pas les profs de DIWANN! Dans les faits, c'est un syndicat à vocation folklorique, là aussi une 1ère au monde! Fierté à la française!
Les BR ont tout pour devenir un syndicat véritable, et le besoin est d'autant plus grand qu'il n'y en a plus de syndicats.
Les BR, mieux qui quiconque devraient savoir que des groupuscules subventionnés et imposés aux entreprises, avec des fainéants à la base et des membres de l'oligarchie à la tête, pesant moins de 3% d'inscrits, cela ne peut en aucun cas constituer un syndicat.
Or les syndicats sont indispensables au dialogue social dans les entreprises, afin de les rendre compétitives et ainsi créer de l'emploi.
Cette vocation du syndicat nous échappe, à nous Bretons francisés!
A coté de ça : La "miss FO de chez le Doux" est maintenant invitée à la TV française pour dire : "je suis une ex-BR, j'ai quitté ce mouvement car il était hétérogène et devenait politique, je n'était plus d'accord..."
C'est sûr, avec le travail réalisé par FO en Bretagne les salariés bretons vont avoir un avenir!
En 2 mots, Madame est en train de faire carrière sur le dos des BR et sur le dos des employés de le Doux!
Si elle continue à critiquer les BR, le PS va certainement lui proposer un poste de Député Européen!
Coté immigration, c'est un tabou français (oui, le coté français, on aime en Bretagne)!
Les échanges entre population a toujours été un bien, mais quand cela provoque un déséquilibre dans la population autochtone avec une importation des problèmes des migrants, notamment sur le plan religieux, cela devient de toute évidence négatif.
Si penser cela fait d'une personne un raciste, bon, dans ce cas soyons moderne et acceptons ces définitions qui ne veulent plus rien dire...!
Comme dans toute chose, c'est l'excès qui pose problème, or la France, pour protéger l'oligarchie cherche à maintenir la désunion dans la population et cet émigration en excès est une stratégie assumée (surtout pas le PSF avec son projet de multiculturalisme à la Brésilienne, auquel l'UMP ne s'oppose pas vraiment).
La population réagit en votant FN. En gros, on soigne le mal par un autre mal...!
Et en Bretagne, nous dormons tranquillement en attendant que le FN s'installe chez nous!
Bien OUI, on ne va quand même pas profiter que la France est à la dérive pour développer le projet Bretagne, on en rêve et cela nous suffit!!!!
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lwenn Le Mardi 4 novembre 2014 17:23
J'aurais une question à poser :
Quelle est l'image "à l'extérieur" des bonnets rouges ?
Deux exemples :
- "Les bonnets rouges sont-ils de droite ou de gauche ? Exaspérés ou récupérés ?"
- "En France, aucun signe de renouveau"
"En France, rien de tout cela. Les conflits sociaux, avec les Bonnets rouges, les cheminots de Sud-Rail et de la CGT ou certains enseignants sont le fait d'acteurs qui ont les ressources défensives, catégorielles, ou corporatistes pour freiner les réformes, et non des catégories sociales les plus vulnérables ou les plus durement frappées par la crise économique et sociale."
Dans un monde où ce qui importe c'est l'image qu'on donne de soi (ou plutôt que les autres veulent nous donner) et pas ce qu'on est réellement, comment les Bonnets Rouges peuvent-ils faire pour apparaître crédibles (et crédibles à quoi ?) aux yeuxw de l'extérieur ?
Car sur ABP, vous prêcher pour des convaincus. Comment faire pour prêcher vers l'extérieur, je ne parle pas des cercles parisiens, mais des Bretons, ceux qui n'ont pas encore rejoint les BR ?
Et que pensez-vous des réactions des cercles parisiens, d'un Wiervorka, par exemple, sociologue !
Alwenn
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Jean Pierre LE MAT Le Mardi 4 novembre 2014 18:54
@ Damien Kern, Iwenn et Yann LeBleiz.
Damien, vous posez le problème de l'immigration. Vous dites que j'y réponds à la Ayrault. Bon, je le voyais pas comme cela, en parlant de racisme. Il faudrait un débat là-dessus, et non quelques phrases dans une réponse à un commentaire. Ce que je voulais dire, c'est que les principes ou les préjugés ne résoudront pas de telles questions. Le racisme fait partie de ces positions toutes faites, tout comme la négation des races humaines ou des cultures. Les grands principes sont un luxe que peuvent se permettre les grands peuples en période de prospérité. Ce n'est pas pour nous. Concrètement, vous nous proposez de nous inspirez d'exemples qui réussissent. Je ne demande pas mieux. Il faut trouver les leaders et dépasser les vieux clivages chez ceux qui veulent construire la Bretagne. Nous avons une fâcheuse tendance à nous regrouper en chapelles et à croire que nous seuls détenons le Saint-Sacrement.
@ Iwenn. Les Français ne comprennent pas le mouvement des Bonnets rouges. C'est comme ça. Ils ne comprennent pas les Bretons non plus. Je me demande si nous devons continuer à nous en préoccuper. Les médias étrangers nous comprennent beaucoup mieux.
@tous : Un syndicat ouvrier breton à partir de la dynamique des BR ? Pourquoi pas ? Et aussi un syndicat patronal et un syndicat agricole ! Il faut s'y mettre et trouver une stratégie gagnante, à la fois pour les syndiqués et pour la Bretagne.
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SPERED DIEUB Le Mardi 4 novembre 2014 19:22
Malgré que la vie devient chaque jour de plus en plus difficile et compliquée pour beaucoup de nos compatriotes ,une des causes majeures pour laquelle beaucoup de bretons et assimilés se résignent, réside dans le fait ,que malgré tout, l'Europe occidentale demeure ,pour le moment un oasis de paix dans un monde de plus tourmenté ,des évènements prennent une tournure de plus en plus inquiétante ,j'aurais pu d'ailleurs mettre le lien ci dessous sous un autre article que vous devinerez bien
Iwenn
Car sur ABP, vous prêcher pour des convaincus. Comment faire pour prêcher vers l'extérieur.
Trop vrai ce que vous dites ,et justement je pense qu'il faudrait que des opposants francs et honnêtes à la cause bretonne puissent s'exprimer sur ce site ainsi que ceux qui doutent bien entendu ,car ,un opposant, à contrario de la masse des indifférents , est une personne qui lui s'est posée la question ,et son antagonisme peut cacher en fait un questionnement ,quand ce n'est pas une identité refoulée .
Cette éventuelle ouverture permettrait à ABP de se développer même si elle n'est pas sans risque ,mais là aussi mieux vaut l'aventure que la mort
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Yann Le Bleiz Le Mardi 4 novembre 2014 23:32
@ JPLM
"Un syndicat ouvrier breton à partir de la dynamique des BR ? Pourquoi pas ? Et aussi un syndicat patronal et un syndicat agricole ! Il faut s'y mettre et trouver une stratégie gagnante, à la fois pour les syndiqués et pour la Bretagne."
Comme je le disais : "il n'y a plus de syndicats dans l'hexagone".
Les Polonais ont réussi à créer un syndicat sous un régime stalinien, les Chinois continentaux tentent de le faire sous un régime communiste, je ne vois pas en quoi les Bretons ne réussiraient pas sous un régime jacobin.
Si la grande majorité des pseudo-syndicalistes sont des profiteurs (fainéants ou oligarques), des gens sincères et travailleurs cela se trouvent également!
Ceux qui défendent les chapelles sont souvent malhonnêtes dans leur conviction, car souvent une idéologie prime devant l'intérêt général (je ne vais pas en remettre une couche sur l'exemple d'un parti politique breton connu).
Justement, l'intérêt général est la force de l'engagement des BR. C'est aussi la raison pour laquelle, Paris à peur de ce mouvement!
Si une structure peut se mettre en place et déposer un statut officiel de syndicat, il y aura très certainement des volontaires pour les prochaines élections des CE.
Je pense même que si cela se fait, le passage par la prison sera plus agréable à certains et plus désagréable pour les geôliers!
Participer à un syndicat, c'est un moyen de s'ouvrir sur la vie de la société civile.
Franchement, entre des BR sincères et l'exemple FO que je citais, sans même penser à l'exemple de la CGT qui très ouvertement s'est rangée du coté de l'Etat central contre la population, je pense que les salariés sauront rapidement faire un choix!
Puis oui, une branche maritime, agricole, et patronale.
Un syndicat est là pour défendre TOUTES les catégories sociaux professionnelles et leur permettre de s'élever ensemble dans le respect de l'intérêt COMMUN!
(sur cette dernière phrase, je ne fais que répéter ce que m'a dit un cadre d'un syndicat salarié Australien!)
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Kristen Gonedec Le Mercredi 5 novembre 2014 11:48
@J.P Le Mat
Je te cite : "Retenons qu'il n'y aura pas non plus de solution «de droite» ou «de gauche», mais des solutions intelligentes, sans doute originales" ... ou qui ont du SENS.
pour expliquer le fond de l'idée :
La vie, pour persister, est obligée de se diversifier et ça depuis le mouvement singulier qu' a été le Big-Bang, il y a 14 milliards d'années .Ce processus de différenciation, aux différentes étapes, a généré l' avènement de la conscience.
D'où notre enjeu sociologique :
La Bretagne s'inscrit dans l'histoire humaine d'un peuple qui s'inscrit elle-même, dans une trajectoire existentielle d'évolution de la CONSCIENCE . Le peuple Breton, en quête de son avenir, sera-t-il saisir cette opportunité, être précurseur dans le domaine de la conscience ?
Quel rapport y a t 'il avec la question " Ni gauche ,ni droite" ?
L' être humain subit des déterminismes qui sont de prime abord totalement inconnus. Demandez à une personne de gauche pourquoi elle est de gauche, ? réponse assurée : pour "ses valeurs". Même réponse à droite (vrai également pour tout l'échiquier politique). Et chacun avec la même conviction et sentiment d 'être dans la vérité (c'est comme "ça").
En réalité la véritable opposition est entre les individus qui s'interrogent - sur ce qui leur apparaît comme un choix conscient au départ (les raisons profondes de leur positionnement politique) - et ceux qui acceptent leur PREDESTINATION sans se poser trop de questions. Entre les deux postures se trouve une vraie fracture existentielle .Pour ceux et celles qui s interrogent sur ce qu' ils sont, c'est aussi une façon de se réinventer et une source sérieuse pour la Bretagne de faire plus que d'exister !!
A galon
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